Auguste Jean PINTON, né le 25 août 1901 à Lyon, Rhône, France, mort le 22 août 1984 à Lyon, Rhône, France.
Auguste Pinton est issu d’un milieu artisanal lyonnais. Les sources du Sénat le présentent comme fils d’un artisan passementier. Après des études de lettres et d’histoire-géographie, il devient d’abord instituteur, puis professeur, avant d’être reçu à l’agrégation et d’enseigner au lycée Ampère à Lyon.
Mobilisé dans l’armée des Alpes en 1939-1940, il reprend ensuite la vie civile, mais la révocation de son mandat municipal par Vichy et son opposition politique au régime le conduisent à entrer dans la Résistance. Les sources institutionnelles le comptent parmi les précurseurs lyonnais de la Résistance autour du groupe France-Liberté.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Auguste Pinton appartient au noyau fondateur de France-Liberté, devenu ensuite Franc-Tireur. Le Musée de la Résistance en ligne le cite parmi les premiers membres du groupe lyonnais, aux côtés d’Élie Péju, Antoine Avinin, Jean-Jacques Soudeille et Noël Clavier. Le Sénat confirme son rôle de fondateur du journal résistant Franc-Tireur.
Missions et actions
Les sources consultées indiquent qu’il participe à la création des comités départementaux de libération, à la fondation du journal Franc-Tireur, puis qu’il devient en 1943 responsable régional des Mouvements unis de Résistance (MUR) . Le Sénat précise qu’il organise la préparation de la libération de Lyon et participe aux combats de septembre 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées pour cette recherche ne permettent pas d’identifier une arrestation d’Auguste Pinton.
Camarades de combat
Les sources permettent d’identifier comme compagnons de lutte dans le noyau initial de France-Liberté puis Franc-Tireur : Élie Péju, Antoine Avinin, Jean-Jacques Soudeille, Noël Clavier et Jean-Pierre Lévy.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Auguste Pinton poursuit une importante carrière politique. Il redevient conseiller municipal, est nommé premier adjoint à l’hôtel de ville de Lyon, puis devient conseiller de la République, sénateur du Rhône et secrétaire d’État aux Travaux publics, aux Transports et au Tourisme. Le Sénat mentionne aussi qu’il fut maire de Thizy.
Décorations
- Médaille de la Résistance française par décret du 25 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source ordre de la Libération.
- Croix de guerre 1939-1945 (mentionnée par la notice du Sénat, décret non retrouvé dans cette recherche)
- Légion d’honneur (mentionnée par la notice du Sénat ; la notice précise qu’il était officier, mais le décret n’a pas été retrouvé dans cette recherche)
- Côte du dossier : 1O50680
Lieux de mémoire
Les sources consultées dans cette recherche ne permettent pas d’identifier un lieu de mémoire spécifiquement consacré à Auguste Pinton avec un degré de certitude suffisant.
Références bibliographiques
Dictionnaire des parlementaires français. La notice reprise sur le site du Sénat fournit une biographie suivie d’Auguste Pinton, utile pour sa formation, sa carrière politique et plusieurs éléments sur son engagement résistant.
Brochure du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2022-2023. Ce document pédagogique édité sous l’égide de la Fondation de la Résistance comporte un développement consacré à Auguste Pinton et à la naissance de France-Liberté à Lyon. Il éclaire son rôle dans le milieu enseignant lyonnais et dans le démarrage de la Résistance.
Références internet
Sénat. Notice biographique officielle d’Auguste Pinton, ancien sénateur du Rhône, utilisée ici pour l’état civil, la carrière d’enseignant, l’activité résistante, les responsabilités après la Libération et les décorations mentionnées.
Musée de la Résistance en ligne. La page consacrée au mouvement Franc-Tireur replace Auguste Pinton dans le noyau fondateur lyonnais de France-Liberté.
Wikipédia. La notice biographique détaillée a été utilisée comme source secondaire d’appui pour la jeunesse et la carrière publique, avec recoupement par la notice du Sénat.
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD n’a été identifiée dans les bases consultées au cours de cette recherche.
Observations
Les principales données d’état civil et le parcours public d’Auguste Pinton sont solidement établis par la notice du Sénat. En revanche, les décrets précis de ses décorations n’ont pas été retrouvés dans cette recherche.
Une confusion est possible avec des résumés secondaires qui développent davantage son rôle local dans la Libération de Lyon, mais la trame générale des sources est concordante.
Sources consultées le 13 mars 2026.
Sénat, notice « PINTON Auguste » : état civil, formation, carrière, engagement résistant, décorations mentionnées.
Musée de la Résistance en ligne, page « Franc-Tireur » : composition du noyau initial et contexte de fondation du mouvement.
Brochure CNRD 2022-2023 : rappel biographique sur Auguste Pinton et contexte lyonnais de France-Liberté.