Paul PIN, alias « Djim », né le 21 août 1921 à Condeissiat (Ain), mort le 15 juillet 1982 à Viriat (Ain), français.
Paul Pin naît à Condeissiat, dans l’Ain, le 21 août 1921. Les sources accessibles n’ont pas permis de reconstituer précisément son milieu familial, sa scolarité ou sa formation professionnelle.
Engagement dans la Résistance
Le Musée de la Résistance en ligne répertorie Paul Pin parmi les résistants du secteur Ain-Haut-Jura, ce qui confirme son appartenance au corpus historique de la Résistance régionale.
Les documents relatifs aux combats de la Libération permettent de l’identifier plus précisément parmi les hommes des Forces unies de la jeunesse engagés dans les opérations de la fin de l’été 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Paul Pin appartient aux Forces unies de la jeunesse patriotique dans l’Ain. Les sources relatives à l’épisode du pont de Chazey le placent parmi les maquisards de cette formation au moment des combats de la fin d’août et du début de septembre 1944.
Son appartenance précise à la 5e compagnie commandée par Gérard Sotton est cohérente avec le contexte documentaire disponible, mais les sources directement consultées ne permettent pas de préciser avec la même certitude son grade ou sa fonction exacte au sein de l’unité.
Missions et actions
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1944, alors que se prépare la bataille de Meximieux, six maquisards des Forces unies de la jeunesse franchissent le pont de Chazey-sur-Ain pour une mission de ravitaillement. Le dispositif allié est entre-temps modifié et des éléments allemands prennent position dans le secteur. Au retour, le camion des résistants tombe sous le feu allemand. Georges Guenin, dit « La Chauffe », est tué et Pierre Schmidt, dit « Bourgeois », grièvement blessé. Paul Pin, Henri Le Borgn et Paul Frémion sont capturés.
Cet épisode constitue l’élément le mieux documenté de l’activité combattante personnelle de Paul Pin. Il se déroule dans le cadre des opérations autour de Chazey, La Valbonne et Meximieux, au moment où les formations résistantes et les forces américaines affrontent les unités allemandes en retraite.
Arrestation / évasion / déportation
Après sa capture, Paul Pin est conduit avec ses camarades à Villars-les-Dombes, où les prisonniers sont exposés sur la place puis enfermés à la gendarmerie. Dans la nuit du 2 septembre 1944, ils sont transférés vers Bourg-en-Bresse. Au bord de la Reyssouze, près du stade Verchère et de la rue de Challes, l’escorte allemande entreprend de les exécuter. Paul Pin, quoique blessé, est le seul à parvenir à s’échapper.
Une publication de la Ville de Bourg-en-Bresse confirme cet épisode : Paul Frémion, Henri Le Borgn et Sébastien Schellings sont exécutés tandis que Paul Pin échappe à la tuerie en se jetant dans la Reyssouze. Une plaque commémorative est apposée sur le pont de Challes en 1946, remplacée par une stèle en 1964.
Camarades de combat
Les sources relatives à la mission de Chazey associent directement Paul Pin à Georges Guenin, alias « La Chauffe », Pierre Schmidt, alias « Bourgeois », Henri Le Borgn, Paul Frémion et Sébastien Schellings.
Retour à la vie civile
Paul Pin survit à la guerre. Les sources accessibles n’ont pas permis de reconstituer avec certitude sa profession ni son parcours civil après 1945. Il meurt le 15 juillet 1982 à Viriat (Ain), à l’âge de soixante ans. Cette identification est particulièrement solide puisque le fichier des décès indique également Condeissiat comme lieu de naissance et le 21 août 1921 comme date de naissance.
Décorations
Médaille de la Résistance Française avec rosette par décret du 03 août 1946 JO 13 octobre 1946 Source Ordre de la Libération Côte du dossier : 1O50633
Aucune autre décoration personnelle attribuée avec certitude à Paul Pin n’a été retrouvée lors des présentes recherches dans les bases accessibles ; cela ne signifie pas cependant qu’il n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Lieux de mémoire
La mémoire de l’épisode auquel Paul Pin survécut est matérialisée à Bourg-en-Bresse. Une plaque commémorative fut apposée en 1946 au pont de Challes en hommage aux résistants victimes de l’exécution du 2 septembre 1944 ; elle fut remplacée en 1964 par une stèle. La publication municipale de Bourg-en-Bresse rappelle explicitement que Paul Pin fut le seul des prisonniers conduits au bord de la Reyssouze à échapper à l’exécution.
Références bibliographiques
COUARD Charles, Combattants de l’ombre dans l’Ain. Cet ouvrage est particulièrement pertinent pour contextualiser le parcours de Paul Pin : il est consacré aux maquis de l’Ain et accorde une place spécifique aux Forces unies de la jeunesse et à leur participation aux combats de la Libération. Il constitue donc une référence de contexte directement liée à l’organisation dans laquelle Paul Pin combattit.
ROMANS-PETIT Henri, Les Maquis de l’Ain, Paris, Hachette, 1974. Témoignage du chef des maquis de l’Ain, cet ouvrage retrace leur constitution, leur organisation, leurs combats et leur évolution jusqu’à la Libération. Il permet de replacer l’engagement de Paul Pin dans l’histoire générale des formations résistantes du département et dans les opérations militaires de l’été 1944. L’existence et les références de l’ouvrage sont également confirmées par le Service historique de la Défense et l’Ordre de la Libération.
VEYRET Patrick, Histoire de la Résistance armée dans l’Ain, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 1999. Cette étude consacrée à la Résistance armée dans le département fournit un cadre historique pour comprendre l’organisation des maquis, leurs différentes formations et les opérations qui conduisent à la Libération de l’Ain. Elle est notamment recensée dans la bibliographie documentaire du Musée de la Résistance en ligne.
VEYRET Patrick, Histoire secrète des Maquis de l’Ain : acteurs et enjeux, Châtillon-sur-Chalaronne, Éditions La Taillanderie, 2010. Cet ouvrage complète l’étude de la Résistance armée dans l’Ain en s’intéressant aux acteurs et aux enjeux de l’organisation clandestine. Il constitue une référence de contexte utile pour situer les hommes des FUJ dans l’ensemble plus vaste des maquis de l’Ain.
Archives départementales de l’Ain et Commission départementale d’information historique pour la paix, L’Ain de 1939 à 1945. De la guerre à la liberté, Bourg-en-Bresse, 1998. Cette publication offre une synthèse départementale de la période allant de la guerre à la Libération et permet de replacer les actions de Paul Pin dans leur contexte politique, militaire et territorial. Elle figure dans la bibliographie de référence du Musée de la Résistance en ligne.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Le répertoire nominatif comporte une entrée « Paul Pin » rattachée à l’Ain-Haut-Jura et confirme son inscription dans la Résistance régionale. Répertoire du Musée de la Résistance en ligne
Société lyonnaise d’Histoire de la Police / Archives municipales de Lyon. La publication historique consultée décrit la mission de Chazey, la capture de Paul Pin, son transfert avec les autres prisonniers et son évasion lors de la tentative d’exécution près de la Reyssouze. Document historique consulté
Ville de Bourg-en-Bresse. Le magazine municipal C’est à Bourg rappelle l’arrestation des maquisards le 1er septembre 1944, l’exécution du 2 septembre et la fuite de Paul Pin en se jetant dans la Reyssouze ; il documente également la plaque de 1946 et la stèle de 1964. C’est à Bourg — mai-juin 2025
Acte-de-naissance.fr. Les données disponibles recensent Paul Pin parmi les personnes nées à Condeissiat en 1921 et donnent la date du 21 août 1921. Naissances à Condeissiat en 1921
Acte-deces.fr. Les données issues du fichier INSEE des décès permettent d’identifier Paul Pin, né le 21 août 1921 à Condeissiat, mort le 15 juillet 1982 à Viriat. Décès de la famille Pin en 1982
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P ou autre référence complète de dossier d’homologation attribuable avec certitude à Paul Pin n’a pu être retrouvée dans les ressources accessibles lors des présentes recherches.
Observations
Le patronyme Pin est fréquent dans l’Ain et plusieurs Paul Pin apparaissent dans les fichiers d’état civil. L’homonymie peut cependant être maîtrisée grâce à la concordance exacte du lieu et de la date de naissance : le Paul Pin étudié ici est né le 21 août 1921 à Condeissiat et décédé le 15 juillet 1982 à Viriat.
Le pseudonyme « Djim ou Jim», est donc conservé comme élément d’identification provenant du site de l’ordre de la Libération..
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’état civil, l’engagement résistant et surtout les événements des 1er et 2 septembre 1944 sont établis par plusieurs sources concordantes ; le parcours antérieur, le pseudonyme « Djim », la fonction précise dans la compagnie et la vie professionnelle après-guerre restent moins documentés.
Chronologie
| Date | Événement |
| 21 août 1921 | Naissance à Condeissiat (Ain). |
| 1944 | Engagement attesté dans les Forces unies de la jeunesse dans l’Ain. |
| Nuit du 31 août au 1er septembre 1944 | Mission de ravitaillement dans le secteur du pont de Chazey ; capture par les Allemands. |
| 1er septembre 1944 | Détention à Villars-les-Dombes. |
| Nuit du 2 septembre 1944 | Transfert à Bourg-en-Bresse ; tentative d’exécution au bord de la Reyssouze ; Paul Pin, blessé, parvient à s’échapper. |
| 4 septembre 1944 | Libération de Bourg-en-Bresse. |
| 1946 | Pose d’une plaque commémorative au pont de Challes. |
| 1964 | Remplacement de la plaque par une stèle. |
| 15 juillet 1982 | Décès à Viriat (Ain). |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne. Le répertoire des personnes a permis de retrouver Paul Pin parmi les résistants rattachés géographiquement à l’Ain-Haut-Jura. Répertoire consulté
Société lyonnaise d’Histoire de la Police / Archives municipales de Lyon. La publication consultée a fourni le récit détaillé de la mission de ravitaillement de Chazey, de la capture de Paul Pin, de son emprisonnement, de son transfert à Bourg-en-Bresse et de son évasion lors de l’exécution de ses camarades. Publication consultée
Ville de Bourg-en-Bresse. Le numéro 288 de C’est à Bourg, mai-juin 2025, a confirmé l’épisode de l’exécution du 2 septembre 1944, la fuite de Paul Pin dans la Reyssouze et l’existence du lieu de mémoire de Challes. Publication municipale consultée
Acte-de-naissance.fr. La page relative aux naissances de Condeissiat confirme la naissance de Paul Pin le 21 août 1921. Source d’état civil consultée
Acte-deces.fr. La base alimentée par le fichier INSEE des personnes décédées confirme le décès de Paul Pin le 15 juillet 1982 à Viriat et permet le recoupement avec sa naissance le 21 août 1921 à Condeissiat. Source de décès consultée