Marcel PETIT, vétérinaire, résistant et déporté, Date de naissance : 19 mai 1888 à Civray-sur-Esves (Indre-et-Loire), Date de décès : 25 février 1986, à Lieu de décès : Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes)
Marcel PETIT est issu d’une famille protestante du Limousin. Son père, Pierre PETIT, était instituteur. Il effectue ses études secondaires au lycée Descartes de Tours, où il obtient son baccalauréat en 1906. Admis à l’École nationale vétérinaire d’Alfort en 1907, il en sort diplômé en 1911, major de sa promotion. Il complète sa formation par une thèse de doctorat ès sciences en 1939 sur la myologie comparée des équidés
Engagement dans la Résistance
En 1941, nommé directeur de l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), Marcel PETIT prend position contre les lois antisémites de Vichy, sanctionnant des étudiants auteurs d’agressions antisémites. Il rejoint le réseau PRUNUS du Special Operations Executive (SOE) britannique, introduit par Lucien Fayman. Sous le pseudonyme “Mercier”, il fournit de faux papiers, cache des armes et participe à des projets de sabotage
Missions et actions
Marcel PETIT joue un rôle central dans le réseau PRUNUS, utilisant l’ENVT comme base d’opérations. Il prépare notamment un sabotage de la Poudrerie de Toulouse, opération qui sera compromise par la trahison de Robert Moog, agent double de la Gestapo. Il collabore étroitement avec Paul Dupin, secrétaire général de l’ENVT, dans ces activités clandestines
Arrestation / déportation
Le 13 avril 1943, Marcel PETIT est arrêté à l’ENVT par la Gestapo, suite à la trahison de Robert Moog. Il est interrogé et torturé à Toulouse, puis transféré à Fresnes, Compiègne, et enfin déporté à Buchenwald, puis au camp de Dora. Il y survit jusqu’à la libération en 1945, apportant aide et soutien à ses codétenus.
Camarades de combat
- Paul Dupin : Secrétaire général de l’ENVT, arrêté et déporté avec Marcel PETIT.
- Lucien Fayman : Membre des Éclaireurs de France, introduit PETIT dans le réseau PRUNUS.
- Maurice Pertschuk : Chef du réseau PRUNUS, arrêté et exécuté.
- Marcus Bloom : Opérateur radio du réseau PRUNUS, arrêté et exécuté
Retour à la vie civile
Après la guerre, Marcel PETIT est nommé Inspecteur général des Écoles vétérinaires en 1945. Il œuvre pour la reconstruction et la modernisation de l’ENVT, supervisant la construction du nouveau campus. Il prend sa retraite en 1959, laissant un héritage durable dans l’enseignement vétérinaire français.
Décorations
- Commandeur de la Légion d’honneur
- Médaille de la Résistance avec rosette ‘ A noter que plusieur Marcel Petit ont eu la médaille de la résistance. Un Marcel Petit a eu la médaille avec rosette mais est né en 1910.
Rues ou lieux de mémoire
- Un rond-point à Toulouse, dans le quartier du Mirail, porte le nom de Marcel PETIT.
- Le 28 juin 2019, une plaque commémorative a été inaugurée à l’ENVT en son honneur, ainsi que celui de Paul Dupin.
Références bibliographiques
- Marcel PETIT, Contrainte par corps, Empreinte Éditions. Récit autobiographique de sa déportation et de son engagement dans la Résistance.
- Robert Barone, Histoire de l’enseignement de l’anatomie vétérinaire en France, Éditions du Point Vétérinaire. Contient des informations sur la carrière académique de PETIT.
Références internet
- Wikipedia : Article détaillé sur la vie de Marcel PETIT, incluant ses activités résistantes et sa carrière académique.
- Musée de la Résistance en ligne : Fiche biographique et documents d’archives relatifs à Marcel PETIT.
- Vallée de la Riolle : Article retraçant la vie de Marcel PETIT, originaire de Civray-sur-Esves.
Photographie
Une photographie de Marcel PETIT est disponible sur le site des Éditions Empreinte, éditeur de son ouvrage Contrainte par corps.editions-empreinte.fr+1Wikipédia, l’encyclopédie libre+1
Risques d’homonymie
Le nom “Marcel PETIT” étant relativement courant, il est important de ne pas le confondre avec d’autres personnes portant le même nom. Les éléments distinctifs sont sa profession de vétérinaire, son rôle de directeur de l’ENVT, et son engagement dans le réseau PRUNUS.