Jacques PÂRIS de BOLLARDIÈRE, né le 16 décembre 1907 à Châteaubriant (Loire-Inférieure, aujourd’hui Loire-Atlantique), mort le 22 février 1986 au Vieux-Talhouët, Guidel (Morbihan), français.
Fils d’un officier d’infanterie de marine, Jacques Pâris de Bollardière étudie au collège Saint-Sauveur de Redon puis au Prytanée militaire de La Flèche. Il entre à Saint-Cyr en 1927, promotion « Maréchal Gallieni ». Son tempérament indépendant marque déjà sa formation militaire.
Engagement dans la Résistance
En juin 1940, après la campagne de Norvège avec la 13e DBLE, il choisit de rester en Grande-Bretagne et rejoint la France libre. Il sert dans les campagnes d’Afrique et du Moyen-Orient avant de se spécialiser dans les opérations aéroportées et commandos.
Il devient l’une des figures militaires les plus originales de la France libre, à la fois officier de la Légion, parachutiste et chef de formations spéciales.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Forces françaises libres ; 13e demi-brigade de Légion étrangère ; unités parachutistes françaises libres ; SAS et formations aéroportées ; opérations de la Libération en France.
Missions et actions
Après le ralliement, il participe aux campagnes de la France libre en Afrique et au Moyen-Orient. Il combat notamment en Érythrée, en Libye et au Levant. Il est ensuite engagé dans les unités parachutistes françaises libres et mène des missions spéciales liées aux opérations alliées.
En 1944, il participe aux opérations de libération du territoire avec les formations aéroportées françaises. Son expérience des combats irréguliers et des commandos est ensuite mise à profit en Indochine, où il commande des unités parachutistes et participe aux premières phases de la guerre.
Arrestation / évasion / déportation
Il n’est pas arrêté ni déporté dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale. Son parcours est celui d’un combattant de la France libre présent sur plusieurs théâtres d’opérations.
Camarades de combat
Son parcours croise celui de Raoul Monclar, Pierre Kœnig, Dimitri Amilakvari et des cadres de la 13e DBLE, puis des parachutistes de la France libre et des SAS.
Retour à la vie civile
Après 1945, il poursuit une carrière militaire en Indochine puis en Algérie. En 1957, alors général de brigade, il demande à être relevé de ses fonctions en Algérie et condamne publiquement l’usage de la torture. Cette prise de position marque une rupture majeure dans sa carrière.
Au moment du putsch d’Alger de 1961, il quitte l’armée. Retiré en Bretagne, il devient ensuite une figure du christianisme social, de la non-violence et du mouvement antinucléaire. Il meurt le 22 février 1986 et est inhumé à Vannes.
Décorations
- Grand officier de la Légion d’honneur — Source : Ordre de la Libération.
- Compagnon de la Libération — décret du 23 juin 1941 — Source : Ordre de la Libération.
- Croix de guerre 1939-1945, cinq citations — Source : Ordre de la Libération.
- Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec trois palmes — Source : Ordre de la Libération.
- Médaille de la Résistance française — Source : Ordre de la Libération.
- Médaille coloniale avec agrafes « Érythrée », « Libye », « Indochine » — Source : Ordre de la Libération.
- Distinguished Service Order and Bar (Royaume-Uni) — Source : Ordre de la Libération.
- Officier de l’Ordre royal de la Couronne avec palme
- Croix de guerre belge avec palme — Source : Ordre de la Libération.
- Croix de bronze des Pays-Bas et plusieurs distinctions d’Indochine — Source : Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Il est inhumé à Vannes. Sa postérité dépasse l’histoire militaire : son refus de la torture pendant la guerre d’Algérie et son engagement ultérieur pour la non-violence ont fait de lui une figure éthique et civique durable.
Références bibliographiques
Jacques Pâris de Bollardière, Bataille d’Alger, bataille de l’homme. Témoignage de 1972 sur la guerre d’Algérie, la torture et son évolution morale.
Jacques Pâris de Bollardière, La Guerre et le Désarmement. Réflexion de 1976 sur la guerre, la non-violence et le désarmement.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice « Jacques PÂRIS de BOLLARDIÈRE » : formation, France libre, campagnes, après-guerre et décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-paris-de-bollardiere
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote GR 16 P individualisée n’a été confirmée dans les ressources ouvertes exploitées. Les archives de l’Ordre de la Libération et les dossiers militaires de carrière constituent les principales sources institutionnelles identifiées.
Observations
La notice de l’Ordre de la Libération accessible en ligne présente un passage biographique tronqué entre sa sortie de Saint-Cyr et sa carrière après 1961. La présente notice conserve uniquement les éléments recoupables et bien établis par l’historiographie générale de la France libre et les informations institutionnelles disponibles.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A —pour l’identité, l’engagement dans la France libre, les distinctions et l’après-guerre ; certaines étapes opérationnelles intermédiaires gagneraient à être approfondies par consultation des dossiers militaires complets.
Chronologie
| Date | Événement |
| 16 décembre 1907 | Naissance à Châteaubriant. |
| 1927 | Entrée à Saint-Cyr. |
| Juin 1940 | Ralliement à la France libre après la campagne de Norvège. |
| 1940-1944 | Campagnes de la France libre et opérations aéroportées. |
| 23 juin 1941 | Compagnon de la Libération. |
| Après 1945 | Indochine puis Algérie. |
| 1957 | Prise de position publique contre la torture en Algérie. |
| 1961 | Quitte l’armée. |
| 22 février 1986 | Décès dans le Morbihan. |
Sources consultées
Ordre de la Libération. Notice « Jacques PÂRIS de BOLLARDIÈRE » ; source institutionnelle principale. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-paris-de-bollardiere