Robert NOUTARI est né le 19 août 1911 à Bordeaux, en Gironde. Il est d’origine italienne par son père, ouvrier immigré. Avant-guerre, Robert NOUTARI est ouvrier mécanicien, engagé dans la vie militante.
Il adhère au Parti communiste français (PCF) dès les années 1930 et milite dans les syndicats ouvriers.
Il est aussi un ancien des Brigades internationales, ayant combattu pour la République espagnole pendant la guerre civile (1936-1939).
Dès le début de l’Occupation, il entre dans la Résistance, en lien avec les structures clandestines du PCF. Il rejoint les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), branche armée des communistes, organisant des actions de propagande, de sabotage et d’exécution contre l’occupant et ses collaborateurs.
Il participe également au noyau clandestin du PCF local. Il appartient à un groupe actif autour de Bordeaux, particulièrement surveillé dès 1941 après l’invasion de l’URSS et la rupture du pacte germano-soviétique.
Il participe à la constitution de groupes d’action FTP dans le sud-ouest. Il est impliqué dans des activités de sabotage ferroviaire et dans la diffusion de tracts clandestins.
Arrestation/évasion
Il est arrêté en août 1942 à Bordeaux par les autorités françaises, dans le cadre des arrestations d’otages communistes destinés à être exécutés à titre de représailles.
Il est emprisonné à Fort du Hâ, puis transféré au camp de Souge, près de Bordeaux. Il y est fusillé le 21 septembre 1942, en même temps que 70 autres résistants ou otages, en représailles à un attentat contre un officier allemand à Paris.
Camarades de combat
Il est fusillé en même temps que plusieurs militants connus du PCF ou FTP girondin, comme Jean CATELA ou Jean ALVAREZ, tous identifiés comme otages par l’occupant. Il appartenait au réseau local FTP très actif dans la région bordelaise.
Décorations
Aucune décoration officielle (Médaille de la Résistance, Légion d’honneur, Compagnon de la Libération) n’a été identifiée dans les bases Officielles.
Rues ou lieux de mémoire
Son nom figure sur la stèle commémorative du camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle (Gironde), érigée à la mémoire des fusillés de 1940 à 1944. Il est inscrit sur la liste officielle des fusillés du 21 septembre 1942.
Références bibliographiques
- Le Livre des fusillés, Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Éditions de L’Atelier, 2015 Ouvrage de référence mentionnant les exécutions à Souge en 1942. Robert NOUTARI y est cité dans la liste des fusillés communistes.
- La Mémoire du camp de Souge, Jean-Claude Cheyssial, Association Souvenir des Fusillés, 2002 Étude historique sur les exécutions au camp de Souge. Robert NOUTARI y est documenté comme l’un des fusillés du 21 septembre 1942.
Références internet
Maitron Résistance – Fiche complète biographique avec contexte militant, engagement FTP, arrestation, exécution.
https://maitron.fr/spip.php?article145838
Musée de la Résistance en ligne – Dossier sur les exécutions du camp de Souge, citant Robert NOUTARI.
https://museedelaresistanceenligne.org/media9365-Le-camp-de-Souge
Mémoire des Hommes – Robert NOUTARI mentionné dans les bases des morts pour la France (fiche consultable).
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr