André Morali-Daninos, né Albert Maurice Danoy le 14 février 1909 à Alger et mort le 22 août 1986 à Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes), est un résistant, médecin neuropsychiatre français qui a développé la psychologie appliquée.
Issu d’une famille juive modeste d’Alger, André Abraham Morali (dit Daninos ou Danoy) effectue des études de médecine grâce à des bourses sur concours. Interne des hôpitaux d’Alger et préparateur en physiologie à la Faculté, il développe le plasma sec réinjectable avant de s’installer comme médecin en ville.
Interdit d’exercice en application des lois antijuives en septembre 1940, il maintient une activité médicale jusqu’en mars 1942 malgré l’arrestation croissante des résistants juifs.
Il rejoint un groupe de résistants comprenant Jean Athias, Maurice Ayoun, Paul Ruff, recrutant des jeunes en renseignement et transmissions à Alger.
Actif dans le réseau clandestin algérois préparant le 8 novembre 1942, notamment au sein du groupe dit « salle Géo‑Gras », en coordination avec le colonel Jousse, José Aboulker et Henri d’Astier de la Vigerie.
Chef du groupe A du putsch du 8 novembre, avec son sous-groupe il occupe le commissariat d’arrondissement, neutralise les autorités civiles et militaires vichystes, et facilite l’entrée des troupes alliées. Il applique le plan « MO » via des brassards VP et dirige l’arrestation du général Roubertie selon le scénario prévu avec le colonel Jousse.
Arrestation / évasion / déportation
Après les événements, il est capturé volontairement pour rester auprès de ses hommes et est libéré quelques jours plus tard, bien que plusieurs résistants aient été internés ensuite dans des camps dans l’attente d’une libération tardive.
Camarades de combat
Il agit notamment aux côtés de Jean Athias (jeune étudiant), Maurice Ayoun, Paul Ruff, José Aboulker, Henri d’Astier de la Vigerie, le colonel Jousse, et André Achiary, comme décrits dans plusieurs sources fiables.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il entre dans les Forces navales françaises libres . Reconnu pour ses compétences, il structure les services psychotechniques post‑1945 aux ministères et devient directeur adjoint à l’École Pratique des Hautes Études et figure dans le développement de la psychologie appliquée en France jusqu’en 1971
Décorations
- Officier de la Légion d’honneur
- Croix de guerre (3 citations)
- Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
- Commandeur de l’ordre national du Mérite
Informations trouvées sur Wikipédia, non confirmées dans les bases officielles ».
Lieux de mémoire
Aucune localisation d’une rue, place ou établissement scolaire à son nom identifiée dans les sources consultées.
Références bibliographiques
- Patrimonio. Témoignage du Dr André Morali‑Daninos, Comité d’Histoire de la Deuxième Guerre mondiale, Présidence du Conseil, 1947 : récit de son engagement à Alger et son action médicale après la Libération.
- Psychologie clinique et projective, J. Schlegel et F. Cerf, Bulletin de la Société française du Rorschach, 1990 : biographie et apports en psychologie appliquée post‑guerre.
Références internet
- Wikipédia (fiche « André Morali‑Daninos ») : biographie détaillée, rôle dans le putsch du 8 novembre 1942, carrière post‑guerre (information non confirmée dans les bases officielles). Adresse : fr.wikipedia.org/wiki/André_Morali‑Daninos
- Site judaicalgeria.com, article « L’opération Torch et l’action des résistants juifs à Alger » : mention du rôle du Dr Morali-Daninos comme chef du Groupe A, décorations figurées localement (Médaille de la Résistance, Croix de Guerre, Chevalier de la Légion d’honneur) WikipédiaJudaïca Algérie+2Judaïca Algérie+2
- FrançaisLibres.net : fiche du Dr Morali-Daninos précisant son rôle de soutien au débarquement allié à Alger francaislibres.net