René MICHEL, 6 décembre 1911, Bordeaux (Gironde) - 5 mai 1943, fusillé dans la forêt de La Braconne, commune de Brie-la-Rochefoucauld (Charente) .
René MICHEL est né dans une famille modeste ; fils de Marcel Michel (mécanicien) et Toinette Antonnet (journalière). Il devient traceur en chaudronnerie, métier qu’il exerce dans la région de Bordeaux avant la guerre
René MICHEL, militant communiste convaincu, s’engage dans la clandestinité dès novembre 1940, au tout début de la structuration des groupes armés communistes en zone occupée. Il rejoint les premiers noyaux qui donneront naissance aux FTP. Son engagement est motivé par ses convictions antifascistes et sa fidélité au Parti communiste clandestin. Motivé par sa conviction politique communiste et le refus de la collaboration, il s’investit dans la lutte armée dès janvier 1941
René MICHEL intègre rapidement une position de responsabilité. Chef du réseau FTP en Charente, il devient responsable interrégional couvrant cinq départements
Il organise et supervise le transport d’armes et d’explosifs, orchestre des sabotages de voies ferrées causant le déraillement de trains de munitions allemands en Charente et Charente-Maritime. Sous son impulsion, les actions de sabotage se multiplient et deviennent plus efficaces
Arrestation, torture et exécution
Fin 1942, la Gestapo, appuyée par des informateurs locaux, le traque. Malgré une tentative d’évasion le 17 novembre à Champniers (Charente), il est blessé (cinq balles), puis capturé le 20 ou 23 novembre chez M. Cadier à Courcôme
Transféré à l’hôpital, puis incarcéré à la prison d’Angoulême. Torturé pendant des mois, il est condamné pour terrorisme contre l’armée allemande le 30 avril 1943, puis exécuté par fusillade le 5 mai 1943 dans la forêt de La Braconne
Camarades de combat
Travaille étroitement avec Jean Barrière (membre du comité FTP), arrêté et torturé aussi en novembre 1942
Félicienne BIERGE était son agent de liaison confirmée
Décorations
Aucune mention de décorations (Légion d’honneur, Croix de guerre, Médaille de la Résistance) trouvée via les bases officielles .
Références bibliographiques
- Les FTP, nouvelle histoire d’une Résistance, Franck LIAIGRE, Perrin, 2015. Résumé : étude académique sur les FTP, contexte, organisation régionale incluant Charente et Gironde, mention de René MICHEL comme responsable interrégional.
Références internet
- Maitron « MICHEL René » : notice avec date de naissance, profession, décès par fusillade ffi33.orgFlipHTML5+2fusilles-40-44.maitron.fr+2fusilles-40-44.maitron.fr+2
- Maitron « Souge Gironde 1940–1944 » : détail actions FTP, arrestation, tortures, exécution fusilles-40-44.maitron.fr+1Wikipédia+1
- FlipHTML5 ‘Les déportés et fusillés de la Charente’ : reportage sur arrestation, blessures, retraits, jugement et exécution FlipHTML5
- Raymond RABEAUX, responsable FTP interrégional Nantes–La Rochelle, établi à partir des bases officielles et sources fiables (consultées le 22 juillet 2025) :