Bernard METZ, né le 4 janvier 1920 à Strasbourg (Bas-Rhin), mort le 5 septembre 2009 à Strasbourg.
Issu d’un milieu catholique strasbourgeois, Bernard Metz s’engage très tôt dans le scoutisme et les mouvements de jeunesse, dans un contexte où l’annexion de fait de l’Alsace-Moselle et la nazification accélèrent, chez une partie des réfugiés alsaciens, la volonté d’un refus actif. Il entreprend des études de médecine à Strasbourg avant la dispersion liée à la guerre, puis poursuit un cursus médical dans les villes de repli et d’accueil où se concentrent de nombreux Alsaciens-Mosellans déplacés.
Engagement dans la Résistance
Refusant avec sa famille le retour en Alsace annexée, il entre dans la Résistance depuis la zone non occupée, d’abord par l’organisation et la mobilisation de réseaux de sociabilité issus des mouvements de jeunesse, puis par une implication plus directement opérationnelle. Son engagement est attesté dans les ressources mémorielles consacrées à la Résistance alsacienne et à la genèse des unités combattantes d’Alsaciens-Lorrains formées dans les maquis du Sud-Ouest.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est rattaché au dispositif de la résistance alsacienne animé par la « 7e colonne d’Alsace », devenue réseau Martial, auquel il sert notamment de recruteur et d’organisateur en zone non occupée. Il est également associé à la montée en puissance des formations qui prennent le nom de Groupe mobile d’action (GMA) puis, par fédération, à la Brigade indépendante Alsace-Lorraine.
Missions et actions
À partir de 1943, Bernard Metz participe à la constitution de groupes d’Alsaciens-Mosellans réfugiés dans plusieurs régions de la zone sud et du Sud-Ouest, en s’appuyant sur des relais issus des réseaux de jeunesse et des communautés alsaciennes déplacées.
Dans la phase décisive de 1944, il contribue à la structuration de ces groupes en unités plus homogènes, puis à leur fédération au sein de la Brigade indépendante Alsace-Lorraine.
Les sources mémorielles le situent à Dijon les 16 et 17 septembre 1944, impliqué dans la rédaction d’un document formalisant le rattachement de la Brigade à la 1re Armée française.
Il intègre l’état-major de la Brigade avec des responsabilités de liaison, notamment avec le réseau Martial, dans une période où l’unité se prépare à sa projection vers l’Est puis à son engagement en Alsace. Dans la continuité, il accompagne l’arrivée de la Brigade à Strasbourg et participe, dans le cadre de cet engagement militaire, aux efforts de défense du secteur strasbourgeois durant l’hiver 1944-1945.
Arrestation / évasion / déportation / exécution
Aucun élément d’arrestation, de déportation ou d’exécution n’a été retenu ici faute de confirmation convergente dans les bases obligatoires consultées pour ce point précis.
Camarades de combat
Les bases consultées confirment ses liens de travail et d’action avec les responsables du réseau Martial et les cadres de la Brigade indépendante Alsace-Lorraine, notamment dans l’environnement de Marcel Kibler et des organisateurs des formations alsaciennes en zone sud, ainsi que dans le cadre de la Brigade commandée par André MALRAUX sous le nom de « colonel Berger ». Au-delà de ces confirmations de milieu et d’appareil, aucune liste nominative exhaustive de camarades n’est ajoutée sans attestation explicite et recoupée.
Retour à la vie civile
Après la dissolution de la Brigade au printemps 1945, Bernard Metz reprend et achève son parcours médical à Strasbourg, puis mène une carrière universitaire et hospitalière de premier plan, notamment dans le champ de la physiologie appliquée et des études bioclimatiques, tout en conservant un rôle actif dans la mémoire de la Brigade Alsace-Lorraine et des combattants alsaciens-lorrains.
Décorations officielles
- Médaille de la Résistance avec rosette (1946), JO 17 Mai 1946
- Croix de guerre 1939-1945 avec palmes (1945)
- Légion d’honneur (officier en1973).
Lieux de mémoire associés au résistant
Aucune rue, place, établissement scolaire ou équipement public portant le nom de Bernard Metz n’a pu être vérifié dans des sources municipales ou institutionnelles officielles durant cette session de recherche ; par précaution, aucun lieu d’odonymie n’est retenu sans preuve institutionnelle directe.
Références bibliographiques
La Lettre de la Fondation de la Résistance, n° 85 : La Résistance alsacienne, Fondation de la Résistance, juin 2016. Dossier thématique comprenant une notice développée sur Bernard Metz, replaçant son itinéraire dans la Résistance alsacienne hors d’Alsace, la structuration des GMA et la création de la Brigade indépendante Alsace-Lorraine, avec des repères précis sur la période 1943-1945 et les étapes d’organisation et d’engagement.
Références internet
« La Résistance alsacienne », Lettre de la Fondation de la Résistance n° 85 (juin 2016). Notice et contexte détaillés sur Bernard Metz, son rôle d’organisateur, la constitution des GMA et la séquence de fédération conduisant à la Brigade indépendante Alsace-Lorraine. https://www.fondationresistance.org/wp-content/uploads/2025/05/LettreResistance085.pdf
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace (NetDBA), « METZ Bernard ». Notice biographique structurée donnant l’état civil (naissance), le profil professionnel, des éléments de qualification résistante et une liste de décorations mentionnées, avec compléments sur la date de décès. https://www.alsace-histoire.org/netdba/metz-bernard/
BnF Data, « Bernard Metz (1920-2009) ». Notice d’autorité utile pour l’identification bibliographique et la désambiguïsation. https://data.bnf.fr/fr/ark%3A/12148/cb109153092
Musée de la Résistance en ligne, document PDF « La Résistance alsacienne » (ressource documentaire mentionnant Bernard Metz dans le corpus lié au dossier). Mention contextualisée et iconographie associée au dossier. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/272.pdf