Frédéric MAYOR, Nationalité : française.Les bases officielles ouvertes ne livrent aucune donnée d’état civil ni de formation. Les premières traces sûres le situent à Dole comme tenancier ou responsable, avec son épouse Gabrielle/Thérèse, d’installations des fromageries Graf utilisées par la Résistance. Thérèse MAYOR, Médaille de la Résistance par décret du 24 Avril 1946, https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles?fulltext=MAYOR&items_per_page=10#resultats-medailles
Frédéric Mayor apparaît dans les sources locales comme un appui logistique civil du réseau SOE de Dole, mettant à disposition des résistants l’ancienne cave d’affinage de la fromagerie Graf, connue comme « pavillon des Orphelins », qui sert de point de chute et de QG clandestin au printemps 1944.
Il est toutefois cité dans la page thématique du Musée de la Résistance en ligne consacrée aux plaques du site, ainsi que sur des sites mémoriels locaux liés au réseau Buckmaster/Radio-Patrie.
Le 26 juin 1944, à la suite du parachutage « Zebra », les Allemands encerclent le « pavillon des Orphelins ». Les résistants détruisent le poste radio et brûlent les codes ; l’agent infiltré du SOE se suicide au cyanure. Les récits locaux précisent que Frédéric Mayor, caché entre des meules de comté, est le seul à échapper à l’arrestation dans l’enceinte.
Arrestation / évasion / déportation
Selon la tradition mémorielle locale, il échappe à l’arrestation le 26 juin 1944 ; aucune déportation n’est attestée pour lui dans les bases consultées. resistance-ain-jura.com
Camarades de combat
Son épouse Gabrielle Mayor est identifiée comme liée au lieu et à l’activité résistante ; le site et les plaques associés mentionnent des membres du noyau dolois tels que Jean Méjean (« Lucien Mesnard »), Yvonne Baseden (« Odette ») et l’équipe Radio-Patrie.
Retour à la vie civile
Les bases ouvertes n’apportent aucune précision sur sa situation après l’été 1944. Aucune biographie postérieure n’a été trouvée.
Décorations
- Médaille de la résistance par décret du 24 Avril 1946
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles?fulltext=MAYOR&items_per_page=10#resultats-medailles
Aucune autre décoration n’a pu être confirmée dans les bases officielles (Ordre de la Libération , base Léonore, Mémoire des hommes). Les sites locaux ne mentionnent pas de titres.
Lieux de mémoire
Le « pavillon des Orphelins » (ancienne cave d’affinage Graf), 175 avenue Duhamel à Dole, est le site directement associé à son action et à sa survie lors de l’attaque. Les plaques commémoratives y sont visibles et décrites dans les ressources en ligne.
Références bibliographiques
- La Résistance dans le Jura, François Marcot, Éditions Cêtre, rééd.
Référence majeure pour comprendre le terrain dolois, les réseaux et la topographie clandestine (ateliers, dépôts, caves), avec un récit circonstancié de l’affaire des Orphelins. - Les réseaux de la France combattante, Fondation de la Résistance (catalogue et études) Panorama analytique des réseaux alliés en France, précisant l’articulation entre appuis locaux et équipes spécialisées (radios, chefs de secteur) ; utile pour situer le rôle d’hébergeur/logisticien civil.
- Histoire de la Résistance, 1940-1945, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013
Mise en contexte nationale des interactions entre réseaux d’origine étrangère (SOE) et soutiens locaux, avec une analyse des pratiques de sécurité et de répression en 1944.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne – Plaques du réseau Buckmaster, « Les Orphelins », Dole. Présentation historique du lieu et légendes détaillées, pointant le rôle du site Graf et l’encerclement du 26 juin 1944. https://museedelaresistanceenligne.org/media10562-Plaques-du-rseau-Buckmaster-Les-Orphelins-Dole-Jura
- Résistance Ain-Jura – “Dole, les plaques du réseau Buckmaster”. Page locale avec récit circonstancié ; mention explicite de Frédéric Mayor, « caché entre des meules de comté », seul rescapé sur place, et de « l’ancienne cave des fromageries Graf ». https://www.resistance-ain-jura.com/notice.php?productID=70
- Le Progrès (Jura) – « Le 26 juin 1944, des résistants sont cernés… ». Article relatant la commémoration, l’histoire du bâtiment et les événements du 26 juin 1944. https://www.leprogres.fr/jura-39-edition-dole/2019/06/25/le-26-juin-1944-des-resistants-sont-cernes-par-les-allemands-au-pavillon-des-orphelins
Remarques de méthode Aucune notice personnelle n’a été retrouvée pour Frédéric Mayor dans les bases prosopographiques nationales ; son nom et son rôle sont néanmoins explicitement cités par la page thématique du Musée de la Résistance en ligne et par le site mémoriel régional.