La forme principale attestée est « maquis André », implanté à Ilonse, Alpes-Maritimes, France, en août 1944. Il ne doit pas être confondu avec le réseau André de Joseph BASS ni avec le « maquis André » du plateau Vivarais-Lignon. Il s’agit ici d’un maquis FTP des Alpes-Maritimes.
Le Musée de la Résistance en ligne, dans la synthèse historique de Jean-Louis PANICACCI sur la Résistance en Provence-Alpes-Côte d’Azur, indique que les FTP essaiment le 4 août 1944 vers la vallée de la Tinée et créent deux maquis : André à Ilonse et Pierre à Bairols.
Organisation interne
Les maquis André et Pierre recrutent sur place et regroupent ensemble environ une centaine d’hommes. Leur armement est initialement qualifié de modeste.
Le 6 août 1944, ils reçoivent à Valberg le renfort de vingt-cinq marins-pompiers de Marseille commandés par le capitaine IMBERT.
Le 8 août arrivent SAPIN et une partie des hommes ayant précédemment opéré sous ses ordres dans les Basses-Alpes, ainsi qu’une mission alliée comprenant notamment le major britannique « Bambous » et le capitaine FOURNIER, dit Calice.
Actions menées pendant la Résistance
La fonction de ces maquis est liée à la concentration des FFI dans la haute vallée de la Tinée et aux opérations préparant la Libération. Les sources consultées établissent leur création et leur renforcement mais ne permettent pas d’attribuer au seul maquis André une liste autonome de sabotages ou combats avant son intégration au dispositif plus large.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le maquis relève des FTPF. Il s’insère rapidement dans le dispositif FFI de la région et reçoit des renforts provenant d’autres secteurs de la Résistance ainsi qu’une mission alliée.
Chefs et figures marquantes
Les sources de synthèse consultées ne donnent pas avec une certitude suffisante le nom du chef propre au seul maquis André. Les responsables régionaux et les renforts sont mieux documentés que l’organigramme interne de cette unité.
Le capitaine IMBERT commande les vingt-cinq marins-pompiers venus renforcer le dispositif le 6 août 1944.
Victimes et morts
Aucune liste propre au maquis André n’a pu être établie dans les sources consultées.
Survivants identifiés
La documentation consultée ne permet pas d’établir une liste nominative fiable des survivants appartenant spécifiquement à André plutôt qu’au dispositif FFI de la Tinée dans son ensemble.
Le maquis perd rapidement son caractère de camp isolé avec la concentration et l’unification des forces FFI au cours du mois d’août 1944 et leur engagement dans les opérations de Libération.
Conséquences et mémoire
L’importance historique d’André tient principalement à sa participation à l’essaimage des FTP dans la vallée de la Tinée au début du mois d’août 1944 et à la constitution d’une force armée locale immédiatement avant le débarquement de Provence.
Fiabilité A pour l’existence, le lieu, la date de création et le rattachement FTP ; fiabilité B pour l’organisation interne et les effectifs propres à André, les sources donnant souvent des chiffres cumulés pour André et Pierre.
Références bibliographiques
Les Alpes-Maritimes de 1939 à 1945, un département dans la tourmente Jean-Louis Panicacci, Éditions Serre, Nice, ouvrage de référence cité par le Musée de la Résistance en ligne pour l’histoire des maquis maralpins.
La Résistance azuréenne Jean-Louis Panicacci, Éditions Serre, Nice, 2003.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne synthèse de Jean-Louis Panicacci sur les maquis de Provence-Alpes-Côte d’Azur, source principale attestant André à Ilonse et Pierre à Bairols. Musée de la Résistance en ligne — les maquis de la région R2
Sources consultées —
MVR ; Maitron ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; SHD ; documentation historique sur la Résistance azuréenne ; AJPN. Les recherches spécifiques « André + Ilonse », « maquis André + Ilonse » et variantes ont été effectuées.