Henri Frédéric Alfred MANHÈS né le 9 juin 1889 à Étampes, mort le 24 juin 1959 à Nice.
Les bases mémorielles consultées indiquent une formation juridique avant son service militaire, puis une trajectoire professionnelle conduisant aux milieux administratifs et politiques de l’entre-deux-guerres, notamment via le cabinet de Pierre Cot au ministère de l’Air, où se nouent des liens durables avec Jean Moulin et plusieurs futurs acteurs majeurs de la Résistance.
Engagement dans la Résistance ou dans la France libre
La fiche de l’Ordre de la Libération le présente comme un acteur-clé des contacts clandestins et de la recherche de liaisons entre mouvements en zone nord pour le compte de Jean Moulin, dans une période où l’unification de la Résistance intérieure est un enjeu stratégique majeur.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son appartenance et son rôle sont documentés par l’Ordre de la Libération (France libre / action de coordination en zone nord autour de Jean Moulin).
Missions et actions
Les sources consultées (Ordre de la Libération, Musée de la Résistance en ligne) convergent sur le fait qu’il mène des contacts clandestins nombreux et dangereux afin d’établir et d’entretenir des liaisons entre mouvements, dans la logique d’unification qui aboutira à la structuration du CNR.
Arrestation / déportation
Les bases mémorielles indiquent son arrestation par la Gestapo en 1943 et sa déportation à Buchenwald, où il prend des responsabilités clandestines au sein de l’organisation des déportés.
Camarades de combat
Les sources officielles et mémorielles consultées associent directement, dans le cadre de la coordination en zone nord, Pierre MEUNIER et Robert CHAMBEIRON comme ses adjoints.
Retour à la vie civile
Après 1945, il est documenté comme cofondateur (avec Marcel Paul) de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP), structure mémorielle et d’anciens déportés créée à l’automne 1945.
Décorations officielles
- Compagnon de la Libération : attribution par décret mentionné sur la fiche officielle de l’Ordre de la Libération.
- Légion d’honneur : dossier signalé dans la base Léonore (notice), ce qui atteste d’une nomination/promotion, sans que les éléments détaillés du dossier (grade, décret) aient pu être exploités depuis la page consultée.
- Médaille de la Résistance par décret du 31 Mars 1947 JO : 26 juillet 1947
Côte du dossier : 1O41139
Lieux de mémoire associés au résistant
Aucune vérification exhaustive et nominative, des voies et établissements portant son nom n’a été menée.
Références bibliographiques
Buchenwald : l’organisation et l’action clandestines des déportés français, 1944-1945, Frédéric-Henri MANHÈS, brochure de 1947 : texte de première main attribué à Henri MANHÈS, utilisé dans l’historiographie mémorielle de Buchenwald pour documenter l’organisation clandestine des déportés français et le rôle de cadres résistants au camp. (Ouvrage mentionné dans des notices biographiques consultées ; exploitation intégrale non réalisée ici.)
Les lieux de mémoire de la Deuxième Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Jean-Louis PANICACCI, Éditions Serre, 1997 : ouvrage régional mobilisé dans les notices biographiques pour étayer le parcours de résistants liés aux Alpes-Maritimes, dont Henri MANHÈS, et pour contextualiser les lieux et acteurs de la Résistance et de la mémoire dans le département.
Références internet
Ordre de la Libération (fiche Compagnon) : biographie officielle, rôle auprès de Jean Moulin, mention des adjoints et des liaisons avec les mouvements. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-manhes
Musée de la Résistance en ligne (notice Henri Manhès) : éléments biographiques, contexte et jalons (avant-guerre, entrée en Résistance, déportation). https://museedelaresistanceenligne.org/media2803-Henri-Manhs
Base Léonore (notice Henri MANHÈS) : attestation d’un dossier de Légion d’honneur (données d’état civil). https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/245383
Date de vérification : 16 janvier 2026.