Amédée MAINGARD, alias Samuel, né le 21 octobre 1918 à Beau-Bassin Rose-Hill, Maurice, mort le 12 janvier 1981 à Rivière Noire, Maurice. Nationalité mauricienne, sujet britannique au moment de la guerre.
René Amédée Louis Pierre Maingard de la Ville-ès-Offrans naît à l’île Maurice dans une famille mauricienne d’origine française. Les sources consultées indiquent qu’il suit ses études secondaires à Maurice avant de partir à Londres en 1938 pour y étudier la comptabilité.
Engagement dans la Résistance
Au début de la guerre, Amédée Maingard s’engage dans les forces britanniques puis rejoint en 1942 la section F du Special Operations Executive (SOE). Les sources consultées concordent pour montrer qu’il est parachuté en France en avril 1943 afin de rejoindre le réseau STATIONER de Maurice Southgate, d’abord comme opérateur radio, puis comme second de réseau.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il relève du SOE, section F. Son parcours passe d’abord par le réseau STATIONER, puis par le réseau SHIPWRIGHT, qu’il dirige. Sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance, l’information retrouvée est une fiche de réseau, « Réseau Shipwright ».
Missions et actions
Les sources consultées montrent qu’il joue un rôle central dans l’organisation des parachutages, la coordination des maquis et les sabotages contre les transports et les infrastructures allemandes dans l’Indre et les départements voisins.
La fiche MVR sur SHIPWRIGHT situe notamment parmi les actions du réseau l’opération Pectoral, plusieurs sabotages ferroviaires et l’appui au harcèlement des troupes allemandes lors de leur retraite.
Wikipédia, utilisée ici comme source secondaire détaillée, ajoute des précisions sur son activité de radio, son rôle de second puis de chef de réseau et son action de liaison entre groupes gaullistes, communistes, britanniques et américains.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées indiquent qu’il poursuit son action clandestine jusqu’à la libération de son secteur avant de regagner Londres, puis Maurice après la guerre.
Camarades de combat
Les sources consultées le relient directement à Maurice Southgate, chef du réseau STATIONER, ainsi qu’à Harry Rée et Pearl Witherington, mentionnés dans la fiche MVR de SHIPWRIGHT comme figures marquantes du dispositif SOE dans le Centre de la France.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Amédée Maingard retourne à Maurice et joue un rôle important dans le développement économique de l’île. Les sources consultées le présentent comme l’un des acteurs majeurs du tourisme mauricien et comme l’un des fondateurs d’Air Mauritius en 1967, qu’il préside ensuite pendant de longues années. Cette seconde carrière explique la place importante qu’il conserve dans la mémoire publique mauricienne.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945, mentionnée par Wikipédia ; décret nominatif non retrouvé dans cette recherche.
- Distinguished Service Order, mentionnée par Wikipédia ; source officielle de remise non retrouvée dans cette recherche.
- Commander of the Order of the British Empire, mentionnée par Wikipédia pour l’après-guerre ; source officielle de remise non retrouvée dans cette recherche.
Lieux de mémoire
La fiche MVR rattache sa mémoire aux commémorations de SHIPWRIGHT dans l’Indre et à la stèle de Dun-le-Poëlier rappelant l’importance des parachutages du réseau. Les sources consultées signalent aussi sa place durable dans la mémoire économique et aérienne mauricienne.
Références bibliographiques
M. R. D. Foot, SOE in France. Ouvrage de référence sur la section F du SOE, explicitement cité dans la fiche MVR sur SHIPWRIGHT, utile pour replacer Amédée Maingard dans la stratégie des réseaux britanniques d’action en France occupée.
Paul McCue, Behind Enemy Lines with the SAS: The Story of Amédée Maingard, SOE Agent. Ouvrage biographique consacré à Amédée Maingard, signalé dans les ressources bibliographiques liées à son parcours et utile pour approfondir le détail de ses missions clandestines et de sa carrière d’après-guerre.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. Fiche de réseau « Réseau Shipwright » donnant la zone d’action, la structure du réseau, le rôle d’Amédée Maingard comme chef et les actions associées, dont l’opération Pectoral. : https://mvr.asso.fr/reseau-shipwright/
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée ici comme source secondaire complémentaire pour le parcours militaire, les identités clandestines, la carrière d’après-guerre et les décorations signalées sans décret retrouvé. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9d%C3%A9e_Maingard
BnF. Notice d’autorité donnant l’identité générale, les dates extrêmes et la qualification d’agent secret puis d’homme d’affaires. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb17805414h
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD de dossier individuel n’a été retrouvée avec certitude dans les sources ouvertes consultées pour ce portrait.
Observations
Plusieurs détails développés sur la carrière clandestine et les décorations proviennent de Wikipédia et n’ont pas tous été recoupés ici par une source primaire nominative.
| Date | Événement |
| 21 octobre 1918 | Naissance à Beau-Bassin Rose-Hill, Maurice |
| 1938 | Départ pour Londres afin d’étudier la comptabilité |
| 1942 | Entrée au SOE |
| avril 1943 | Parachutage en France pour rejoindre STATIONER |
| printemps 1943 | Direction de SHIPWRIGHT |
| 12 janvier 1981 | Décès à Rivière Noire, Maurice |
Sources consultées le 1 avril 2026
Mémoire Vive de la Résistance, fiche « Réseau Shipwright » : rôle de chef du réseau, zone d’action, opération Pectoral, liens avec Southgate, Rée et Witherington ; type d’information MVR trouvé : fiche de réseau.
BnF, notice d’autorité « Maingard, Amédée (1918-1981) » : identité générale, dates extrêmes, qualification d’agent secret puis d’homme d’affaires.
Wikipédia, notice « Amédée Maingard » : identités clandestines, parcours SOE, carrière économique mauricienne, décorations mentionnées.