Raymond LOUCHE, né le 17 juin 1922 à Nîmes (Gard), mort en déportation
Les sources consultées ne détaillent pas sa scolarité ni sa profession avant l’Occupation.
Requis pour le STO, il décide de s’y soustraire. Le 1er mai 1943, il rejoint la Résistance au sein du maquis de l’Aigoual installé à Aire-de-Côte.
Les sources consultées le situent dans la Résistance armée locale du maquis Aigoual / Aire-de-Côte. Aucun rattachement nominatif à un mouvement national n’a été retrouvé dans les bases obligatoires consultées.
Missions et actions
L’action documentée de Raymond Louche tient d’abord à son choix de clandestinité face au STO et à sa présence au maquis, qui constitue une forme d’engagement opérationnel (vie de camp clandestin, discipline, exposition au risque de rafle et d’attaque).
L’épisode central établi par les sources est la répression du 1er juillet 1943 : fait prisonnier lors de l’attaque menée par les troupes d’occupation, il est ensuite dirigé vers les lieux d’incarcération, puis vers la déportation. Dans l’état actuel des sources consultées, aucune mission individualisée (sabotage, liaison, renseignement) ne peut être attribuée à Raymond Louche sans extrapolation.
Arrestation / évasion / déportation
Fait prisonnier le 1er juillet 1943 lors de l’attaque du maquis, il est conduit à la Kommandantur d’Alès, incarcéré à Nîmes, puis interné au camp de Royallieu à Compiègne le 17 septembre 1943.
Déporté le 28 octobre 1943 à Buchenwald (matricule KLB 31274), il passe par le “Petit camp” (quarantaine) et est transféré au kommando de Dora le 20 novembre 1943.
Le 15 janvier 1944, jugé “inapte au travail”, il est intégré à un convoi de malades annoncé à destination de Lublin-Majdanek ; il est ensuite déclaré disparu. La date et le lieu précis de décès ne sont pas établis par les sources consultées.
Camarades de combat
Il apparaît dans les listes de maquisards d’Aire-de-Côte déportés dans le même convoi, aux côtés notamment d’André Deleuze et de Lucien Simon, ainsi que d’autres résistants du secteur.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 02 septembre 1952 JO 04 septembre 1952 (source ordre de la Libération).
- Côte du dossier : 1O45220
Aucune autre décoration nominative n’a été confirmée dans les bases officielles obligatoires consultées pour Raymond Louche.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif documenté dans les bases officielles consultées n’a été retrouvé à ce stade pour Raymond Louche.
Références bibliographiques
Histoire de la Résistance : 1940-1945, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013.Ce livre permet de replacer les réfractaires au STO dans l’histoire de la Résistance et d’expliquer pourquoi les maquis deviennent, à partir de 1943, des cibles privilégiées de la répression. Il fournit des repères utiles pour comprendre les trajectoires “maquis → arrestation → Compiègne → camp”. Il aide aussi à contextualiser l’été 1943 dans le durcissement allemand.
L’Espèce humaine, Robert Antelme, Gallimard, 1947. Le texte aide à comprendre la logique d’“inaptitude au travail”, la sélection des malades et le devenir des détenus dans l’univers concentrationnaire. Il éclaire, en creux, ce que recouvrent administrativement les mentions “petit camp”, “kommando”, “convoi de malades” et “disparu”, même lorsque les archives individuelles manquent.
Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot (dir.), Robert Laffont (Bouquins), 2006.Utile pour comprendre les structures de maquis, les formes de répression, et les notions d’internement et de déportation. Le dictionnaire offre des entrées claires pour interpréter correctement les mots des notices, sans ajouter d’éléments non vérifiés.
Références internet
Association Française Buchenwald Dora et kommandos Notice biographique donnant l’état-civil, l’itinéraire de Résistance (maquis), les étapes d’incarcération, la déportation (Buchenwald, Dora) et la mention “déclaré disparu” après un transfert de janvier 1944. Source mémorielle spécialisée sur Buchenwald/Dora. https://asso-buchenwald-dora.com/louche-raymond-klb-31274/
AFMD DT 30 (Dictionnaire des déportés du Gard) – notice de convoi (exemple de déporté du groupe) Une notice de rescapé du même groupe décrit la chaîne d’internements (Alès, Nîmes, Compiègne), la déportation du 28 octobre 1943 et la présence de Raymond Louche dans le convoi des maquisards d’Aire-de-Côte. Elle sert ici au recoupement collectif, sans remplacer une fiche nominative. https://afmdgard.org/servajean-albert/
Mémoire Vive de la Résistance Page de contexte sur l’attaque du maquis d’Aire-de-Côte, listant Raymond Louche parmi les morts en déportation identifiés par les supports mémoriels ; type d’information : page d’événement avec liste de noms (pas une fiche individuelle). https://mvr.asso.fr/attaque-du-maquis-daire-de-cote/
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote SHD nominative n’a été consultée pour Raymond Louche dans le cadre de cette recherche.
Observations L’état-civil (17 juin 1922, Nîmes) et l’itinéraire Buchenwald → Dora → transfert de malades (janvier 1944) sont fournis par une source mémorielle spécialisée, qui conclut à un statut de “déclaré disparu” et ne donne pas de date ni de lieu certain de décès ; en conséquence, la fiche mentionne “mort en déportation” sans préciser de date ou lieu non établis. Aucune photo n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 15 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat).
- Musée de la Résistance en ligne (AERI) : consulté pour recoupements de listes et de parcours collectifs liés à Aire-de-Côte.
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat via interrogation web).
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat).
- Base Léonore : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat via interrogation web).
- Gallica : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat via interrogation web).
- SHD : dossier non consulté ; aucune cote nominative exploitée pour ce nom.
- Légifrance : absence confirmée après consultation (recherches nominatives sans résultat via interrogation web).
- Association Française Buchenwald Dora et kommandos : consultée ; source principale pour l’état-civil et l’itinéraire de déportation jusqu’au statut “disparu”.
- AFMD DT 30 : consulté pour recoupements de convoi et mentions de Raymond Louche dans les listes.
- Mémoire Vive de la Résistance : consulté ; type d’information trouvé : page de contexte/événement avec liste de noms (pas une fiche individuelle).
- Wikipédia : aucune page biographique complète trouvée pour ce nom dans le cadre de cette recherche (donc non exploitée).