Le sujet renvoie à un ensemble d’actions contre les infrastructures portuaires et la base sous-marine de Bordeaux, ainsi qu’à des projets de sabotage touchant leur alimentation et leur fonctionnement.
Les sources consultées documentent notamment la mission JOSÉPHINE B, montée contre la centrale de Pessac qui alimente entre autres la base sous-marine allemande de Bordeaux, et des sabotages ou tentatives de sabotage réalisés par des travailleurs réquisitionnés ou des résistants liés au milieu portuaire et à la base.
Circonstances
Le port de Bordeaux et sa base sous-marine constituent un objectif stratégique majeur pour l’occupant. Ils mobilisent renseignement, action clandestine et projet de destruction ou de neutralisation. Les sources locales montrent aussi qu’au moment du retrait allemand, la question des ports et des ponts devient centrale dans les plans de destruction et dans les négociations autour de la ville.
Héros et figures marquantes
Les sources en ligne consultées permettent surtout de documenter des acteurs ou témoins liés au milieu espagnol républicain et aux réseaux bordelais. Mariano ALCALA SERRANO évoque les sabotages envisagés ou menés à la base sous-marine ; les dossiers du RAHMI insistent sur la part prise par les républicains espagnols dans le travail forcé, la Résistance et certains sabotages. Les commandos de la mission JOSÉPHINE B relèvent, eux, d’une opération extérieure visant l’infrastructure énergétique de la base.
Victimes et survivants
Nous n’avons pas retrouvé de bilan chiffré consolidé, strictement limité aux seuls sabotages portuaires bordelais, dans les sources officielles et mémorielles consultées en ligne. Les trajectoires individuelles apparaissent plutôt à travers témoignages et parcours de travail forcé ou de clandestinité.
Conséquences
Ces actions ont contribué à gêner l’exploitation allemande du complexe portuaire et à nourrir le renseignement allié sur un site stratégique. Elles s’inscrivent dans une histoire plus large de guerre contre les infrastructures maritimes et industrielles de l’occupant à Bordeaux.
Mémoire et lieux commémoratifs
La mémoire des sabotages portuaires bordelais se rattache aujourd’hui au patrimoine de la base sous-marine, aux parcours mémoriels du port et aux ressources du RAHMI sur les travailleurs forcés et résistants d’origine espagnole.
Références bibliographiques
Robert BELLOT et travaux sur Bordeaux occupé, utiles pour replacer le port, la base sous-marine et la Résistance bordelaise dans leur contexte stratégique. On y trouve les liens entre travail forcé, réseaux et objectifs alliés.
Henri NOGUÈRES, Histoire de la Résistance en France, aide à replacer les actions bordelaises dans l’ensemble de la guerre clandestine contre les infrastructures.
François MARCOT, dir., Dictionnaire historique de la Résistance, utile pour croiser Bordeaux, actions armées, réseaux de renseignement et sabotages.
Références internet
RAHMI Les ressources sur le travail forcé, la Résistance et la libération de Bordeaux donnent des éléments précis sur les sabotages autour de la base sous-marine et du port. https://www.rahmi.fr/histoire/travail-force-resistance ; https://www.rahmi.fr/histoire/la-liberation-de-bordeaux-de-sa-region
Musée de la Résistance en ligne La notice sur la mission JOSÉPHINE B permet de documenter une opération dirigée contre l’alimentation de la base sous-marine de Bordeaux. https://museedelaresistanceenligne.org/media10421-Jol-Le-Tac
Sources consultées RAHMI, Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance, SHD, Gallica BnF, Maitron Résistance, Mémoire des Hommes, Wikipédia recoupée.