Cet événement concerne l’action conjointe de plusieurs groupes de Résistance locaux de la Drôme, principalement issus des comités de Nyons et de Buis-les-Baronnies, agissant sous l’autorité des Mouvements Unis de la Résistance (MUR).
L’organisation de l’opération remonte au début du mois de septembre 1943, lorsque les services de parachutage de la zone Sud planifient une réception d’armement au Col de Jossaud, situé sur la commune de Montaulieu, Drôme, France, à proximité de Buis-les-Baronnies.
Pour cette opération, un groupe de réception est constitué d’une trentaine d’hommes. Il est composé de résistants sédentaires (commerçants, artisans, instituteurs) et de jeunes réfractaires au STO. L’équipe est dirigée localement par les chefs de secteurs des Baronnies.
Le 13 septembre 1943, l’équipe se rend au Col de Jossaud pour attendre un parachutage annoncé par message codé sur la BBC. L’opération vise à récupérer des armes et des munitions pour équiper les maquis naissants des Baronnies.
Cependant, l’opération tourne au drame : les forces allemandes, probablement alertées par une dénonciation ou par l’interception des signaux, encerclent le périmètre.
Chefs et figures marquantes
Gabriel REYNIER, alias Gaby, responsable du secteur de Nyons, qui parvient à s’échapper lors de cette affaire avant d’être repris ultérieurement.
Victimes et morts
L’intervention allemande au Col de Jossaud se solde par la dispersion du groupe et l’arrestation de plusieurs résistants. Certains sont conduits vers les prisons de Valence ou de Lyon avant d’être déportés.
Survivants identifiés
Une partie des hommes présents réussit à décrocher à travers les bois grâce à leur connaissance parfaite du terrain escarpé des Baronnies.
L’épisode de Jossaud ne met pas fin à la Résistance locale mais entraîne une réorganisation profonde des méthodes de réception dans les Baronnies pour éviter de nouveaux guet-apens. Les terrains sont déplacés vers des zones encore plus isolées.
Conséquences et mémoire
Cet échec souligne la vulnérabilité des groupes de réception face à la surveillance allemande. Aujourd’hui, cet épisode est commémoré localement comme l’un des premiers affrontements directs liés aux opérations aériennes dans le massif des Baronnies.
Références bibliographiques
La Résistance dans la Drôme. Historique général mentionnant les opérations de parachutage dans les Baronnies et l’embuscade de Jossaud.
Gaby Reynier, instituteur et résistant. Biographie locale évoquant son rôle dans les réceptions d’armes et l’incident de septembre 1943.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Fiche sur les maquis de la Drôme et les opérations aériennes dans le secteur de Nyons. https://museedelaresistanceenligne.org/
Études Drômoises. Articles consacrés à la chronologie de la Résistance dans les Baronnies. https://www.etudesdromoises.fr/
Sources consultées
Maitron Résistance, Mémoire des Hommes, Musée de la Résistance en ligne, Gallica (presse locale clandestine), Service Historique de la Défense,