Robert LEJOUR, alias Peters, né le 10 janvier 1905 à Anderlecht, Belgique, mort le 31 août 1944 à Liège, Belgique.
Les sources consultées identifient Robert Ernest François Joseph Lejour comme avocat. Le résumé du Maitron indique qu’il adhère et préside, durant ses études de droit à l’Université de Bruxelles entre 1923 et 1927, la Fédération des étudiants socialistes. Les sources consultées dans cette recherche ne permettent pas de reconstituer plus précisément sa jeunesse au-delà de ces éléments.
Robert Lejour est une figure de la Résistance belge communiste et armée. Les bases archivistiques belges consultées le rattachent aux Partisans armés et au Front de l’Indépendance. La synthèse institutionnelle sur Liège le présente explicitement comme le chef local des Partisans armés au printemps et à l’été 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées confirment son appartenance aux Partisans armés et au Front de l’Indépendance. La base « Resistance in Belgium » mentionne également des archives liées au Front de l’Indépendance et à l’Union nationale de la presse clandestine, ainsi qu’un dossier de statut de résistant par la presse clandestine. Aucune cote SHD n’a été trouvée dans cette recherche.
Missions et actions
Les sources consultées établissent qu’il exerce des responsabilités de direction parmi les Partisans armés. La base « Resistance in Belgium » le signale comme membre des Partisans armés et du Front de l’Indépendance ; l’article institutionnel sur Liège le qualifie de chef local des Partisans armés. Le résumé du Maitron signale en outre un pseudonyme de Résistance, Peters. Les sources consultées ne permettent pas, dans cette recherche, de détailler avec sûreté l’ensemble de ses opérations concrètes.
Arrestation / évasion / déportation
La base archivistique belge consultée indique une incarcération à partir du 9 mai 1944. L’article institutionnel sur Liège précise qu’il est abattu dans sa cellule de la Citadelle de Liège le 31 août 1944, dans le cadre de la répression allemande de la fin d’Occupation.
Une autre synthèse sur la Libération de Liège confirme qu’il figure parmi les vingt-trois personnes encore exécutées à la Citadelle par les autorités allemandes à la fin août 1944.
Camarades de combat
Les sources consultées ne permettent pas d’établir une liste complète de ses camarades directs au sein des Partisans armés de Liège. Elles permettent toutefois de le replacer dans l’environnement plus large des Partisans armés et du Front de l’Indépendance. Le résumé du Maitron le relie aussi à la FIDES dans l’entre-deux-guerres, mais ce point concerne son parcours politique antérieur plus que son entourage résistant immédiat.
Retour à la vie civile
Robert Lejour ne revient pas à la vie civile, ayant été abattu à la Citadelle de Liège le 31 août 1944.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Les sources consultées permettent de rattacher sa mémoire au site de la Citadelle de Liège, lieu de sa mort, qui apparaît dans les synthèses institutionnelles sur la répression allemande dans la ville. Les résultats consultés n’ont pas permis d’identifier avec certitude, dans une base institutionnelle directement exploitée ici, une plaque ou une rue spécifique portant son nom.
Références bibliographiques
Paul ARON et José GOTOVITCH (dir.), Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, Bruxelles, 2008. Cette référence de synthèse est utile pour replacer Robert Lejour dans le paysage de la Résistance belge et de la répression allemande en Wallonie, notamment dans le cadre des Partisans armés.
José GOTOVITCH, Du rouge au tricolore. Les communistes belges de 1939 à 1944, Bruxelles, CArCoB, 2018. Cet ouvrage est essentiel pour comprendre le cadre politique et clandestin dans lequel agit Robert Lejour, entre Parti communiste, Front de l’Indépendance et Partisans armés.
Martin CONWAY, Les chagrins de la Belgique. Libération et reconstruction politique 1944-1947, Bruxelles, CRISP, 2015. Ce livre permet d’éclairer le contexte de la fin de l’Occupation et la violence des derniers jours à Liège, dans lesquels s’inscrit l’assassinat de Robert Lejour à la Citadelle.
Fabrice MAERTEN, Les Partisans armés, étude de synthèse signalée par les bases archivistiques belges. Cette référence de contexte est utile pour comprendre le fonctionnement de l’organisation dont Robert Lejour est l’un des responsables.
Alain COLIGNON, Liège, synthèse institutionnelle publiée sur Belgium WWII. Même si elle relève du format numérique, cette étude de fond, rédigée par un historien du CegeSoma, constitue une référence essentielle pour replacer Lejour dans l’histoire résistante et répressive de la ville.
Références internet
Resistance in Belgium / data.arch.be. Cette base archivistique fournit les éléments biographiques les plus précis retrouvés dans cette recherche : nom complet, date et lieu de naissance, date et lieu de mort, profession, appartenance aux Partisans armés et au Front de l’Indépendance, ainsi que plusieurs références d’archives de reconnaissance et d’organisation. URL complète : https://data.arch.be/wiki/Item:Q8274
Belgium WWII – Liège. Cette synthèse institutionnelle permet de replacer Robert Lejour dans le contexte de la Résistance liégeoise et de la répression allemande. Elle le présente comme un avocat bruxellois, chef des Partisans armés à Liège, abattu dans sa cellule le 31 août 1944. URL complète : https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/liege.html
Belgium WWII – La Libération de Liège. Cette page complète utilement la précédente en signalant que Robert Lejour figure parmi les victimes exécutées à la Citadelle lors des tout derniers jours de l’Occupation. URL complète : https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/liberation-de-liege-la.html
Maitron. Le résultat retrouvé sur le Maitron confirme l’existence d’une notice « LEJOUR Robert. Pseudonyme dans la Résistance : PETERS » et apporte des éléments sur son engagement politique antérieur, notamment pendant ses études de droit. L’ouverture intégrale de la notice a cependant été empêchée dans cette recherche. URL complète : https://maitron.fr/lejour-robert-pseudonyme-dans-la-resistance-peeters-belgique-dbk/
Mémoire Vive de la Résistance. La page générale sur la Résistance belge a été vérifiée: https://mvr.asso.fr/la-resistance-belge-face-aux-armees-nazies/
Dossier d’homologation consulté
La base « Resistance in Belgium » mentionne pour Robert Lejour les ensembles archivistiques suivants : Dossiers Statut Résistants par la presse clandestine du service Archives des Victimes de la Guerre, cote AD 1658 ; Archives de l’Union nationale de la presse clandestine, 1ère partie, cote 30.11 ; Archives Front de l’Indépendance, cote 245. Ces mentions ont été consultées indirectement par l’intermédiaire de la base de description archivistique, sans accès au contenu intégral des dossiers.
Observations
Une variante existe pour le pseudonyme, la notice Maitron consultée par résultat de recherche donnant Peters, tandis qu’une autre adresse de résultat évoque Peeters. Faute d’accès complet à la notice Maitron et de seconde source ouverte confirmant la graphie, la forme Peters est retenue avec prudence comme celle figurant dans le résultat le plus directement affiché. Aucune homonymie problématique n’a été relevée dans les bases archivistiques belges consultées.
Sources consultées le 15 mars 2026. Mémoire Vive de la Résistance, page générale sur la Résistance belge,. Resistance in Belgium / data.arch.be, fiche Robert Lejour, pour l’état civil, les appartenances, la profession et les références archivistiques. Belgium WWII, articles « Liège » et « La Libération de Liège », pour le rôle à Liège et les circonstances de sa mort. Maitron, résultat de recherche sur Robert Lejour, pour le pseudonyme de Résistance et des indications sur son parcours antérieur. Les autres bases demandées, notamment SHD, Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Ordre de la Libération et Léonore, n’ont pas fourni dans cette recherche de notice directement exploitable sur ce résistant belge.
Photo
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.