Vera LEIGH, née Vera PESTEL le 17 mars 1903 à Leeds (Royaume-Uni), morte le 6 juillet 1944 à Natzwiller (France)
Vera Leigh est adoptée par la famille Pestel et passe une grande partie de sa jeunesse en France, à Maisons-Laffitte. Avant la guerre, elle est une modéliste de renom dans la haute couture parisienne (maison Rose Valois). En 1940, elle quitte Paris devant l’avance allemande, rejoint l’Espagne puis l’Angleterre où elle s’engage dans le First Aid Nursing Yeomanry (FANY).
Polyglotte et parfaitement intégrée à la société française, elle est recrutée par le SOE en 1942. Elle suit l’entraînement rigoureux des agents de terrain. Sous le pseudonyme « Simone », elle est parachutée en France dans la nuit du 13 au 14 mai 1943.
Missions et actions
Sa mission principale est d’assurer les contacts entre Paris et les groupes de l’Oise et de la Seine-et-Oise. Elle transporte des messages codés, des fonds pour la résistance et organise des lieux de rendez-vous pour les nouveaux arrivants. Sa couverture de couturière lui permet de circuler avec une relative liberté. Elle participe également à la mise en place de zones de réception pour les parachutages d’armes destinés aux maquis locaux.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est arrêtée le 30 octobre 1943 à Paris, au café “Le Mas” (place des Ternes), suite à la dénonciation par un agent double. Elle est conduite au quartier général de la Gestapo, avenue Foch, puis internée à Fresnes. En mai 1944, elle est transférée à la prison de Karlsruhe en Allemagne.
Camarades de combat
Elle opère sous les ordres de Sidney Jones. Lors de son calvaire final, elle est liée à Andrée Borrel, Sonia Olschanezky et Diana Rowden, avec qui elle partage ses derniers instants au camp de Natzweiler-Struthof.
Retour à la vie civile
Vera Leigh est assassinée par injection mortelle le 6 juillet 1944 au camp du Struthof. Son corps est incinéré pour ne laisser aucune trace officielle de sa présence dans le système concentrationnaire.
Décorations
King’s Commendation for Brave Conduct (Royaume-Uni), mentionnée sur Wikipédia et confirmée par le mémorial de Valençay.
Médaille de la Résistance française (décret du 31 mars 1947), information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les listes nominatives simplifiées de Mémoire des Hommes (possible sous identité Pestel).
Lieux de mémoire
Son nom figure sur le mémorial du SOE à Valençay et sur le panneau commémoratif des agentes exécutées au camp de Natzweiler-Struthof.
Références bibliographiques
The Women Who Lived for Danger, Marcus Binney, Hodder & Stoughton, 2002. Étude approfondie sur les femmes du SOE incluant le parcours de Vera Leigh.
Flames in the Field, Rita Kramer, Michael Joseph, 1995. Récit de l’enquête menée après-guerre pour retrouver la trace des agentes disparues dans les camps de la mort.
Références internet
Maitron des Fusillés Notice sur l’exécution des quatre agentes du SOE au Struthof. https://fusilles-40-44.maitron.fr/
National Archives (UK) Fiche de service et dossier personnel (SOE Personnel Files). https://discovery.nationalarchives.gov.uk/
Dossier d’homologation consulté : non – dossier étranger (UK)
Observations
Vera Leigh est officiellement rattachée au FANY pour sa couverture militaire britannique. Les archives du camp de Natzweiler ne mentionnent pas son passage, conformément à la politique d’effacement des agents SOE.
Suivi de recherche au 17 février 2026
- Commonwealth War Graves Commission : Confirmation de la sépulture mémorielle.
Recherche croisée sur le nom PESTEL et LEIGH dans les bases françaises.