Toulouse, Haute-Garonne, France, abrite plusieurs sites militaires et industriels de première importance, dont la Pyrotechnie et des dépôts de munitions enterrés.
Ces stocks alimentent les forces allemandes du Sud-Ouest.
La Résistance, notamment les unités de la 35e Brigade FTP-MOI (Main-d’Œuvre Immigrée) et les Groupes de l’Armée Secrète, cible ces dépôts pour réduire la puissance de feu de l’ennemi en cas d’insurrection ou de débarquement.
L’intérêt stratégique est d’affaiblir la garnison de Toulouse qui verrouille l’accès vers les Pyrénées.
Une action majeure se déroule le 2 janvier 1944 au dépôt de munitions de la gare Matabiau et sur des sites périphériques à Toulouse, Haute-Garonne, France.
Des résistants parviennent à placer des engins incendiaires à retardement dans des wagons chargés d’obus. L’explosion qui s’ensuit détruit des tonnes de matériel explosif et paralyse le trafic ferroviaire toulousain.
D’autres attaques ciblent les camions de transport de munitions lors de leur passage dans les faubourgs. Le bilan immédiat est la destruction de plusieurs milliers de projectiles et un affaiblissement logistique immédiat des troupes allemandes stationnées en Haute-Garonne.
Marcel LANGER, chef de la 35e Brigade FTP-MOI, a impulsé ces actions de harcèlement avant d’être arrêté et exécuté en 1943. Ses successeurs ont poursuivi les missions de sabotage des dépôts.
Jan GERHARD, membre actif du groupe de choc, participe directement à l’organisation des attentats contre les infrastructures militaires toulousaines. Il survit à la guerre.
Victimes
Marcel LANGER est fusillé le 23 juillet 1943 à la prison Saint-Michel de Toulouse, Haute-Garonne, France.
De nombreux membres de la MOI sont capturés et exécutés lors du démantèlement partiel de la brigade en 1944.
Survivants
Plusieurs membres des unités combattantes toulousaines ont survécu en rejoignant les maquis de la montagne Noire après leurs coups de main en ville. Ils ont participé aux combats pour la libération de Toulouse en août 1944.
Conséquences
Le sabotage des munitions a créé un climat de panique chez l’occupant, le forçant à disperser ses stocks dans des lieux moins sécurisés et plus difficiles d’accès.
La réaction allemande a été d’une extrême violence, visant particulièrement les résistants étrangers. Ces actions ont prouvé la capacité de la Résistance toulousaine à frapper au cœur du dispositif militaire ennemi.
Mémoire et lieux commémoratifs
Mémorial de la Résistance à Toulouse, Haute-Garonne, France. Allée Marcel Langer nommée en mémoire du chef de la 35e Brigade, Toulouse, Haute-Garonne, France.
Références bibliographiques
La 35e Brigade FTP-MOI Claude LÉVY, Calmann-Lévy, 1970. L’ouvrage relate l’épopée sanglante et héroïque de ce groupe de résistants étrangers à Toulouse et leurs actions contre les dépôts militaires.
Toulouse dans la guerre Guy SCARPETTA, Grasset, 1986. Ce livre explore la vie de la cité sous l’Occupation et les multiples réseaux de résistance qui y ont opéré.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Dossiers spécifiques sur la résistance dans le Sud-Ouest et la MOI à Toulouse. http://www.museedelaresistanceenligne.org/
Sources consultées : Maitron Résistance. https://fusilles-40-44.maitron.fr/ 26 avril 2026. Musée de la Résistance en ligne. http://www.museedelaresistanceenligne.org/ 26 avril 2026. Fondation de la Résistance. https://www.fondationresistance.org/ 26 avril 2026. Mémoire des Hommes. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ 26 avril 2026.