Le réseau PHONO fut établi en avril 1943 par Henri GARRY, agent du Special Operations Executive (SOE), section F sur instruction de France ANTELME, agent du Special Operations Executive (SOE).
Ce réseau était initialement nommé CINEMA, puis renommé PHONO par la section F du SOE.
Il avait pour mission principale de coordonner des actions de sabotage et de réception de parachutages d’armes dans les départements de la Sarthe, de la Mayenne et de l’Eure-et-Loir.
Actions pendant la Résistance
Le réseau PHONO mena plusieurs actions significatives :
- Organisation de groupes de sabotage : Henri GARRY forma plusieurs groupes chargés de mener des opérations de sabotage contre les infrastructures allemandes.
- Réception de parachutages : Le réseau établit des comités de réception pour accueillir les parachutages d’armes et de matériel envoyés par le SOE.
- Transmission de renseignements : Grâce à son opératrice radio, Noor Inayat Khan, le réseau transmit des informations cruciales à Londres.
Réseaux associés
PHONO était un sous-réseau du réseau PROSPER-PHYSICIAN, dirigé par Francis Suttill. Il collaborait étroitement avec d’autres réseaux du SOE pour coordonner les actions de résistance en France occupée.
Chefs et membres notables
- Henri GARRY : Organisateur du réseau, il mena plusieurs missions avant d’être capturé et exécuté au camp de Buchenwald en 1944.
- Noor Inayat KHAN : Opératrice radio du réseau, elle fut capturée en octobre 1943 et exécutée au camp de Dachau en septembre 1944.
- Madeleine DAMERMENT : Courrier du réseau, elle fut parachutée en France en février 1944, capturée à l’atterrissage et exécutée au camp de Dachau en septembre 1944.
Héros et pertes
Le réseau PHONO perdit plusieurs de ses membres clés :
- Henri GARRY : Exécuté à Buchenwald en septembre 1944.
- Noor Inayat KHAN : Exécutée à Dachau en septembre 1944.
- Madeleine DAMERMENT : Exécutée à Dachau en septembre 1944.
Ces pertes furent un coup dur pour le réseau, qui cessa ses activités peu après.
La capture et l’exécution de ses principaux membres entraînèrent la dissolution du réseau PHONO en 1944. Les infiltrations et trahisons au sein des réseaux de résistance, ainsi que la vigilance accrue de la Gestapo, contribuèrent à cette fin tragique.
Références bibliographiques
Des Anglais dans la Résistance – Le Service Secret Britannique d’Action (SOE) en France 1940-1944, par M.R.D. Foot, Éditions Tallandier, Paris, 2008. Cet ouvrage retrace l’histoire du SOE en France, incluant la création et les missions du réseau PHONO.
Nous n’avons pas joué – L’effondrement du réseau Prosper 1943, par John Vader, Le Capucin, 2002. Ce livre détaille l’effondrement du réseau PROSPER et les implications pour les réseaux associés comme PHONO.
Nous atterrissions de nuit…, par Hugh Verity, Éditions Vario, 2004. Ce livre décrit les opérations aériennes secrètes du SOE, incluant les missions de parachutage des agents du réseau PHONO.
Références internet
Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Garry
Article détaillé sur la vie et les missions de Henri GARRY, organisateur du réseau PHONO.
Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Noor_Inayat_Khan
Article sur Noor Inayat KHAN, opératrice radio du réseau PHONO, incluant des détails sur sa capture et son exécution.
Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_Damerment
Biographie de Madeleine DAMERMENT, courrier du réseau PHONO, avec des informations sur sa mission et sa fin tragique.
Monument de mémoire
Le Mémorial de Valençay, situé dans l’Indre, rend hommage aux 104 agents de la section F du SOE morts pour la France, incluant les membres du réseau PHONO. Ce monument perpétue le souvenir de leur sacrifice et de leur engagement dans la lutte contre l’occupant nazi.