L’existence historique du titre est attestée par la BnF, la Fondation de la Résistance et les Archives des Côtes-d’Armor. Les sources disponibles montrent que le journal succède à La France combattante des Côtes-du-Nord à partir du numéro 4, à l’automne 1943. Jean Devienne est identifié comme son principal rédacteur et son fondateur dans la phase antérieure La France combattante.
Organisation interne
Le journal est l’organe du Front national dans les Côtes-du-Nord. Les sources ouvertes consultées montrent qu’il s’insère dans le développement départemental du Front national et de ses secteurs. Elles ne permettent pas de reconstituer un organigramme complet, mais elles identifient autour de Jean Devienne plusieurs collaborateurs rédactionnels, notamment Raoul Le Trocquer et René Hamon.
Impression et modes d’impression
Les sources convergent pour indiquer une impression clandestine gratuite à Morlaix, Finistère, France, par la famille Boclé. Dix numéros auraient paru sous l’Occupation selon plusieurs sources concordantes.
Diffusion et mode de diffusion
Le tirage est donné à 1 500 exemplaires au départ, puis plusieurs milliers en 1944 ; une source militante évoque même 30 000 exemplaires en juin 1944, mais cette donnée n’a pas été retrouvée à l’identique dans les sources institutionnelles ouvertes consultées pour cette fiche. La progression du tirage doit donc être retenue, tout en signalant la divergence sur le niveau maximal.
Rédacteur en chef et journalistes
Jean DEVIENNE, principal rédacteur et fondateur de la séquence éditoriale ; Raoul LE TROCQUER, collaborateur à la rédaction ; René HAMON, collaborateur à la rédaction ; famille BOCLÉ, imprimeur clandestin. Les sources ouvertes consultées identifient Jean Devienne comme directeur dans l’après-Libération, mais ne permettent pas d’établir une distinction rigoureuse entre direction politique, direction de publication et rédaction en chef pour toute la phase clandestine.
Victimes et morts
Jean Devienne est mort en 1949, après-guerre ; il ne peut donc pas être inscrit parmi les morts de la clandestinité. Les sources ouvertes consultées pour cette fiche n’ont pas permis d’identifier avec certitude une liste complète des victimes directement rattachées à l’équipe du journal.
Résistants connus ayant survécu à la guerre
Jean Devienne a survécu à la guerre. Raoul Le Trocquer a survécu à la guerre.
Fin du Journal
La série clandestine compte environ dix numéros avant la Libération. Le titre continue ensuite légalement à partir du 10 septembre 1944 et jusqu’au 27 décembre 1945 selon les Archives des Côtes-d’Armor. Cette coexistence d’une phase clandestine puis légale doit être clairement distinguée.
Références bibliographiques
Yvon Tranvouez et Christian Bougeard, travaux universitaires sur la Bretagne à la Libération et la presse résistante utilisés ici pour le contexte du Front national en Bretagne et la place du titre dans les Côtes-du-Nord.
Références internet
Gallica collection numérisée du titre. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32834055w/date
Maitron notice Jean Devienne, utilisée pour la transformation de La France combattante des Côtes-du-Nord en Le Patriote des Côtes-du-Nord et pour l’impression à Morlaix. https://maitron.fr/devienne-jean-pseudonymes-dans-la-resistance-xavier-puis-francois/
Archives des Côtes-d’Armor dossier d’exposition sur la presse rappelant la parution légale du titre après la Libération.
Fondation de la Résistance liste de la presse clandestine de la BnF mentionnant le titre sous la cote RES-G-1470 (731).
Sources consultées Mémoire Vive de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Maitron Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Fondation de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Musée de la Résistance en ligne, vérification le 21 mars 2026, sans résultat probant ; Mémoire des Hommes, vérification le 21 mars 2026, sans résultat probant ; Ordre de la Libération, vérification le 21 mars 2026, sans résultat probant ; Gallica, vérification le 21 mars 2026 ; Service historique de la Défense, vérification le 21 mars 2026, non exploitable en source ouverte directe pour cette fiche ; sites d’associations mémorielles locales, vérification le 21 mars 2026 ; Wikipédia, vérification le 21 mars 2026, non retenue comme source principale.