La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’objet demandé renvoie ici, à un lieu de mémoire communal

Saint-Pabu est occupée par les Allemands à partir de juin 1940. Les sources de synthèse disponibles indiquent que la commune abrite ensuite un dispositif allemand important, avec radars, siège de l’organisation Todt et blockhaus destinés à surveiller l’accès à l’Aber-Benoît.

En août 1944, le retranchement allemand de Saint-Pabu est encerclé par les FFI du bataillon de Ploudalmézeau, avec un rôle local attribué à Joseph Grannec. Le monument communal s’inscrit dans cette mémoire locale de guerre et de libération.

Héros et figures marquantes

Les figures marquantes explicitement associées à Saint-Pabu dans les sources consultées sont Joseph GRANNEC, présenté comme chef local de la Résistance du bataillon de Ploudalmézeau, ainsi qu’Yvonne LE TAC, dont la maison de Saint-Pabu sert de point de passage essentiel pour le réseau Overcloud entre Bretagne et Londres.

Ces deux figures relèvent toutefois de mémoires différentes : l’une de la libération locale d’août 1944, l’autre des opérations clandestines maritimes antérieures.

Victimes

Les sources consultées indiquent que le monument aux morts de Saint-Pabu porte les noms de victimes de la Seconde Guerre mondiale.

Une source mémorielle locale signale par ailleurs que Jean MARZIN, FFI tué au combat le 6 août 1944, figure sur le monument aux morts de Saint-Pabu. La commune conserve aussi le souvenir de Pierre FEUNTEUN, mort en déportation, dont le nom n’est cependant pas inscrit sur le monument selon la synthèse consultée.

Conséquences

Le monument communal a pour effet principal de fixer dans l’espace public de Saint-Pabu la mémoire locale des morts pour la France, y compris ceux de la Seconde Guerre mondiale. Il constitue aussi, par les cérémonies commémoratives contemporaines de la commune et du secteur, un point régulier de rassemblement civique.

Références bibliographiques

Le Finistère dans la guerre, 1939-1945. Cet ouvrage, accessible ici par extrait numérisé, apporte un cadre général sur les combats, les retranchements allemands et les actions FFI dans le Finistère. Il n’est pas centré exclusivement sur Saint-Pabu mais il permet de replacer le monument dans le contexte militaire départemental.

Lieux de mémoire et traces de la Seconde Guerre mondiale en France. Cette publication de synthèse, accessible en ligne, offre une réflexion utile sur les formes de la mémoire monumentale liées à la Seconde Guerre mondiale en Bretagne et en France. Elle sert surtout ici de référence de contexte méthodologique.

Références internet

Wikipédia. La page de la commune rassemble des informations de synthèse sur l’occupation allemande, l’attaque du camp de Saint-Pabu, le rôle de Joseph Grannec et le monument aux morts communal. Elle a été utilisée ici comme source complémentaire et recoupée. Adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Pabu

Plouguin Histoire Patrimoine. Cette ressource mémorielle locale apporte un élément nominatif utile en associant Jean MARZIN, FFI tué le 6 août 1944, au monument aux morts de Saint-Pabu. Adresse : https://milanpatrick8.wixsite.com/plouguin-patrimoine/39-45-morts-pour-la-france

Mémoire Vive de la Résistance. Les notices sur Overcloud et Yvonne Le Tac éclairent le rôle de Saint-Pabu comme point d’appui clandestin sur le littoral nord-finistérien, ce qui complète l’environnement mémoriel de la commune. Adresses : https://mvr.asso.fr/reseau-overcloud/ et https://mvr.asso.fr/le-tac-3/

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