Le maquis FTPF de Salvezines, également connu sous le nom de maquis Jean Robert & Faïta, a joué un rôle significatif dans la Résistance française dans la Haute-Vallée de l’Aude durant la Seconde Guerre mondiale.
Création et organisation
Formé en 1943, le maquis de Salvezines était composé de plusieurs groupes de résistants, FTPF, notamment les maquis Firmin de Mijanes, Faïta de Chalabre et Cathala de Gaja-la-Selve. Ces groupes se sont regroupés pour former une unité plus structurée, opérant principalement dans la région de Salvezines.
Le maquis était affilié aux Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF), une branche de la Résistance intérieure française.
Actions pendant la Résistance
Le maquis de Salvezines a mené diverses opérations de sabotage et de harcèlement contre les forces d’occupation allemandes.
Le 11 août 1944, un parachutage de 15 commandos américains dirigés par le lieutenant Paul Swank a eu lieu à La Resclause, près de Salvezines.
Ces commandos ont formé les maquisards aux techniques de sabotage et de combat, intensifiant ainsi les actions contre l’ennemi.
Le 17 août 1944, les maquis de Picaussel, Salvezines et d’Aunat ont convergé vers Quillan pour intercepter une colonne allemande se dirigeant vers Montazels.
Une embuscade a été tendue dans les gorges de Cascabel, entraînant la mort de plusieurs maquisards, dont Charles Bournet, Marino Soligo, Émile Jouillé et Jean Perez.
Malgré ces pertes, l’attaque a retardé la progression allemande, permettant aux forces de la Résistance de préparer d’autres actions.
Réseaux et chefs
Le maquis de Salvezines était en relation avec d’autres groupes de résistants de la région, notamment les maquis de Picaussel et d’Aunat. Le lieutenant Paul Swank, commandant des parachutistes américains, a collaboré étroitement avec les maquisards de Salvezines, renforçant ainsi les capacités opérationnelles du groupe.
Héros et morts
Plusieurs membres du maquis de Salvezines ont perdu la vie lors des combats contre les forces allemandes.
Parmi eux, Auguste Escriva, âgé de 17 ans, a été tué lors d’un accrochage avec les troupes ennemies. Leur sacrifice est commémoré par des monuments et des cérémonies organisées chaque année.
Fin du maquis
Après la libération de la région, le maquis de Salvezines a été dissous, ses membres rejoignant pour certains les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) ou reprenant une vie civile. Leur contribution à la libération de la France reste un témoignage poignant de courage et de détermination.
Références bibliographiques
Soldats bleus dans l’ombre – Le commandant Guillaudot et ses gendarmes dans la Résistance, par Gilbert Charles, Éditions du Cercle d’or, Paris, 1978. Cet ouvrage retrace l’engagement de Maurice Guillaudot et de ses hommes dans la Résistance, mettant en lumière leur courage et leur détermination.
Références internet
Maquis FTP Jean Robert & Faïta : https://maquisftp-jeanrobert-faita.org/
Site dédié au maquis FTP Jean Robert & Faïta, présentant son histoire, ses actions et les hommages rendus aux résistants.Wikipédia+29maquisftp-jeanrobert-faita.org+29maquisftp-jeanrobert-faita.org+29
La Dépêche : https://www.ladepeche.fr/2024/08/06/le-souvenir-francais-a-travers-les-chemins-de-la-memoire-12126355.php
Article relatant les cérémonies commémoratives organisées en hommage aux maquisards de Salvezines et des environs.Facebook+2ladepeche.fr+2Facebook+2pyreneesaudoises.com+1maquisftp-jeanrobert-faita.org+1