Le maquis de Coat Chanus, également connu sous le nom de maquis de Saint-Laurent, fut l’un des foyers majeurs de la Résistance dans le Finistère nord durant la Seconde Guerre mondiale.
Localisation et contexte
Situé dans la vallée boisée du Douron, à proximité du hameau de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, le maquis de Coat Chanus s’est établi autour de la ferme du même nom, sur le versant est de la vallée. Cette position stratégique offrait un terrain propice aux activités clandestines et aux opérations de guérilla.
Création et organisation
Fondé en mai 1943, le maquis de Coat Chanus fut organisé par Pierre Lagadou, alias capitaine Jules, et André LE MEN, alias Victor. Ce groupe, affilié aux Francs-Tireurs et Partisans (FTP), avait pour mission de recruter des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO), d’organiser des parachutages d’armes et de mener des actions de sabotage contre les forces d’occupation allemandes.
Le maquis de Coat Chanus mena diverses opérations de guérilla, notamment des sabotages de voies ferrées et des attaques contre des convois allemands. Les résistants assuraient également l’hébergement de réfractaires au STO et d’aviateurs alliés abattus, facilitant leur évasion vers des zones sûres.
Collaboration avec d’autres maquis
En juillet 1944, un autre groupe de résistants, affilié aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) et dirigé par le docteur Léon LE JANNE, alias commandant Noël, s’établit sur le versant ouest de la vallée, dans le bois de Saint-Laurent, surnommé Coat Janus. Malgré des affiliations politiques différentes, les deux maquis collaborèrent étroitement, unissant leurs forces pour mener des actions coordonnées contre l’occupant.
Libération de Morlaix
Le 8 août 1944, les maquisards de Coat Chanus participèrent activement à la libération de Morlaix. Leurs actions permirent de faire neuf prisonniers et d’arrêter deux miliciens français à Saint-Martin.
Mémoire et commémoration
Une stèle commémorative a été érigée à Kerabars, en Plouégat-Guérand, en hommage aux maquisards de Saint-Laurent. Chaque année, des cérémonies y sont organisées pour honorer leur mémoire et rappeler leur rôle crucial dans la libération de la région.
