La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le charnier de Bordelongue, découvert le 4 septembre 1944 à Toulouse, est un lieu de mémoire emblématique de la Résistance locale. Il contient les corps de 28 résistants exécutés par les autorités allemandes entre novembre 1943 et avril 1944, suite à des condamnations prononcées par le tribunal militaire allemand (Stab 564) siégeant à la prison Saint-Michel

 Les 28 martyrs de Bordelongue

  • Les exécutions ont été réparties en plusieurs groupes :​

9 novembre 1943 – Maquis de Bir Hakeim

Henri Arlet (1922–1943)

Né le 19 mai 1922 à Sarlat-la-Canéda (Dordogne), Henri Arlet, alias “Hubert Arnaux”, était étudiant et membre du maquis Bir Hakeim. Il fut capturé après l’attaque du maquis à Douch en septembre 1943, puis fusillé à Toulouse le 8 novembre 1943. Son père, Louis Arlet, fut maire de Sarlat.  

Edmond Guyaux (1922–1943)

Né le 15 juillet 1922 à Vireux-Wallerand (Ardennes), Edmond Guyaux, surnommé “Guignol”, était étudiant et membre du maquis Bir Hakeim. Capturé lors de l’attaque de Douch, il fut fusillé à Toulouse le 8 novembre 1943.  

Jacques Sauvegrain (1921–1943)

Né le 8 octobre 1921 à Paris, Jacques Sauvegrain était étudiant à l’École polytechnique et membre de l’Armée secrète. Il fut capturé à Douch et fusillé à Toulouse le 8 novembre 1943.  

André Vasseur (1922–1943)

Né le 24 janvier 1922 à Drucat (Somme), André Vasseur était employé municipal à Toulouse et membre du maquis Bir Hakeim. Capturé à Douch, il fut fusillé à Toulouse le 8 novembre 1943. Une rue de Toulouse porte son nom en hommage.  

28 décembre 1943 – Résistants du Béarn

Henri Fraisse (1913–1943)

Né le 4 janvier 1913 à Pau, Henri Fraisse était employé municipal et membre de l’Armée secrète. Arrêté le 3 octobre 1943, il fut fusillé à Toulouse le 28 décembre 1943.  

Henri Lacabanne (1909–1943)

Né le 30 mars 1909 à Monein (Pyrénées-Atlantiques), Henri Lacabanne était employé et militant socialiste SFIO. Arrêté pour ses activités résistantes, il fut fusillé à Toulouse le 28 décembre 1943.  

Louis Mantien (1919–1943)

Né le 31 octobre 1919 à Connerré (Sarthe), Louis Mantien était employé de police et membre de la Résistance. Arrêté, il fut fusillé à Toulouse le 28 décembre 1943.

5 janvier 1944

  • Neuf résistants du Lot-et-Garonne, arrêtés par la Gestapo d’Agen
  • Noël Bousquet
  • Paul-Auguste Cazeneuve
  • Raoul Dufour
  • Ernest Lasserre
  • Roland Lasserre
  • Édouard Lasserre
  • Marcel Lasserre
  • Jean Lasserre
  • Maurice Lasserre

Avril 1944

  • Les identités des résistants exécutés en avril 1944 sont moins documentées. Parmi eux, on compte :​
  • Franck [nom de famille non précisé]
  • Marcel [nom de famille non précisé]​
  • Les noms complets des 28 martyrs sont gravés sur la stèle commémorative érigée sur le site du charnier.
  •  
  • Références bibliographiques
  • Jacques David, Le charnier de Bordelongue, Association des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance, 2019.
  • Gaël Eismann, Maintenir l’ordre. Le « Militärbefehlshaber in Frankreich » (MBF) et la sécurité locale en France occupée, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019.
  • Michel Goubet, La Résistance en Haute-Garonne, CD-ROM, AERI, 2008.

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