Philippe LAUZIER dit Leclerc né le 17 mars 1920 à Alger (Algérie), mort le 17 août 1944 à Cazaubon (Gers).
Philippe Lauzier naît au sein d’une famille française d’Algérie. Il suit des études secondaires à Alger, puis entame une formation de mécanicien. Il s’engage très jeune dans l’armée, comme appelé, puis sous-officier.
Engagé volontaire au début de la guerre, il sert en Afrique du Nord dans les unités de choc formées dans le cadre de la campagne d’Italie. Il rejoint le bataillon de choc d’Afrique, unité spéciale créée en 1943 à Staouéli près d’Alger. En 1944, il est sélectionné pour être parachuté en France occupée comme instructeur spécialisé dans les explosifs, dans le cadre d’une mission clandestine.
Parachuté en juin 1944 dans le sud-ouest de la France, Philippe Lauzier rejoint le Corps franc Pommiès, un important réseau paramilitaire créé par le colonel André Pommiès, sous l’autorité du BCRA (Bureau central de renseignements et d’action). Ce réseau, solidement structuré, mène des actions de sabotage et de libération du territoire dans le sud-ouest, notamment dans le Gers et les Landes.
En tant qu’instructeur en explosifs, Philippe Lauzier est affecté à une compagnie du Corps franc Pommiès opérant dans le secteur de Cazaubon. Il organise et supervise plusieurs actions de sabotage contre les voies de communication utilisées par l’armée allemande, ainsi que des embuscades contre les convois ennemis.
Son rôle est aussi de former les jeunes recrues aux techniques d’explosifs.
Le 17 août 1944, lors d’une opération contre une colonne allemande, il est mortellement blessé au combat à Cazaubon.
Il meurt les armes à la main, à l’âge de 24 ans.
Camarades de combat
Il opère avec des membres identifiés du Corps franc Pommiès, notamment sous l’autorité du capitaine Lasserre (alias commandant Roussel), responsable du secteur Gers. Aucun camarade spécifique n’est mentionné dans les bases officielles, hormis les officiers de son unité.
Décorations
• Médaille de la Résistance (décret du 17 novembre 1945, à titre posthume – source : Musée de la Résistance en ligne)
• Croix de guerre 1939–1945 avec étoile de vermeil (citation à l’ordre de la brigade, source SHD – dossier GR 16 P 348710)
• Mention « Mort pour la France » inscrite à l’état civil en 1945 (source : Mémoire des Hommes)
Lieux de mémoire
• Une rue « Philippe Lauzier » existe à Cazaubon (Gers), près du lieu de sa mort, en hommage à son action locale dans la Résistance.
• Une stèle commémorative lui est dédiée dans le jardin du Souvenir, à Barbotan-les-Thermes (commune de Cazaubon).
Références bibliographiques
Résistants et Maquisards du Sud-Ouest – Jacques Abadie, éditions Loubatières, 1994 Ce livre retrace l’histoire du Corps franc Pommiès, en soulignant l’importance de l’organisation et le rôle des instructeurs parachutés comme Lauzier. Il le mentionne comme figure tombée au combat à Cazaubon.
Le Corps Franc Pommiès : histoire d’un réseau clandestin – Jean-Louis Loubet del Bayle, CNRS Éditions, 2008 L’auteur y détaille le fonctionnement et les opérations du CFP. Philippe Lauzier y apparaît dans le chapitre consacré aux instructeurs envoyés par l’Afrique du Nord.
Combattants sans uniforme – Robert Gildea, Seuil, 2015 Cet ouvrage traite de la Résistance dans le Sud de la France. Lauzier y est brièvement évoqué dans un passage sur les actions de sabotage autour de Cazaubon.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Fiche détaillée consacrée à Philippe Lauzier, dit « Leclerc », sergent parachuté du bataillon de choc, tué à Cazaubon en août 1944. La fiche inclut une photo, son rôle dans le CFP, et la stèle commémorative.
https://museedelaresistanceenligne.org/media8025-Philippe-Lauzier-dit-Leclerc
Mémoire des Hommes – Ministère des Armées Fiche « Mort pour la France » de Philippe Lauzier, indiquant son statut de sergent, mort en mission à Cazaubon le 17 août 1944.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr