Augustin LAURENT, né le 9 septembre 1896 à Wahagnies, Nord, France, mort le 1 octobre 1990 à Wasquehal, Nord, France.
Issu d’une famille de mineurs, Augustin Laurent s’engage en 1914 et combat pendant la Première Guerre mondiale. Après 1918, il devient secrétaire de mairie, militant socialiste, conseiller général du Nord en 1931, puis député du Nord en 1936.
Dès 1940, il refuse le régime de Vichy, participe à la presse clandestine socialiste, notamment L’Homme libre puis Quatrième République, et devient secrétaire à l’organisation du comité exécutif clandestin du Parti socialiste. Il assure les liaisons entre zone occupée et zone libre.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est lié à Libération-Sud, à France au Combat, au Comité d’action socialiste et à Libération-Nord. Le Musée de la Résistance en ligne le cite parmi les responsables de Libération-Nord dans le département du Nord.
Missions et actions
Il effectue des liaisons, transmet des ordres et renseignements, participe à la rédaction, au tirage et à la diffusion de journaux clandestins. En janvier 1944, il s’établit à Lille et dirige le Comité départemental de Libération du Nord, changeant fréquemment de logement pour échapper à la Gestapo.
Retour à la vie civile
À la Libération, il prend possession de la préfecture de Lille au nom de la République, fonde Nord Matin, devient ministre des PTT du Gouvernement provisoire en septembre 1944, puis ministre d’État en 1946. Il poursuit ensuite une longue carrière locale : président du Conseil général du Nord, maire de Lille de 1955 à 1973 et premier président de la Communauté urbaine de Lille.
Décorations
• Croix de guerre 1914-1918, décret non retrouvé, JO non retrouvé ; décoration mentionnée par l’Assemblée nationale.
• Chevalier de la Légion d’honneur, décret du 14 janvier 1948, JO du 17 février 1948 ; mention retrouvée dans Wikidata, à vérifier directement au Journal officiel.
Aucune autre décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas que la présente personnalité n’ai pas reçue de décorations, mais que celles-ci n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Observations
Notice de fiabilité A : sources institutionnelles concordantes, notamment Assemblée nationale, Maitron, Musée de la Résistance en ligne et Archives de la MEL.