La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’Armée d’armistice, également appelée Armée de Vichy, fut instaurée suite à l’armistice du 22 juin 1940 entre la France et l’Allemagne nazie. Elle représente une composante essentielle du régime de Vichy, dirigé par le maréchal Philippe Pétain.

Création et objectifs

L’armistice signé à Rethondes le 22 juin 1940 prévoyait la division de la France en zones occupée et libre. Dans la zone libre, le gouvernement de Vichy était autorisé à maintenir une force militaire limitée, connue sous le nom d’Armée d’armistice.

 Cette armée avait pour mission principale d’assurer l’ordre intérieur et de défendre les territoires français contre d’éventuelles attaques alliées, tout en restant sous la supervision des forces armées allemandes.

Organisation et fonctionnement

L’Armée d’armistice était une force restreinte, créée en juillet 1940, après l’occupation de la France métropolitaine par l’Allemagne.

La partie nord du territoire métropolitain était occupée de juin 1940 à novembre 1942, suite à l’armistice, puis l’ensemble du territoire métropolitain fut occupé à la suite de l’invasion alliée de l’Afrique du Nord française (opération Torch) et de l’allégeance alliée de l’Armée coloniale française d’Afrique.

Outre son armée régulière limitée, l’État français a créé des forces irrégulières pour combattre la Résistance française et les communistes, considérés comme des ennemis par Vichy et les autorités allemandes.

L’Armée métropolitaine française de Vichy était privée de chars et d’autres véhicules blindés et manquait cruellement de transport motorisé, un problème particulier pour les unités de cavalerie.

Les affiches de recrutement survivantes mettent l’accent sur les activités athlétiques, y compris l’équitation, reflétant à la fois l’accent général mis par le gouvernement de Vichy sur les vertus rurales et les activités de plein air et les réalités du service dans une petite force militaire technologiquement en retard.

Les caractéristiques traditionnelles de l’armée française d’avant 1940, telles que les képis et les capotes lourdes (manteaux à revers boutonnés), ont été remplacées par des bérets et des uniformes simplifiés.

Commandement

L’Armée d’armistice était placée sous l’autorité du maréchal Philippe Pétain, chef de l’État français. Parmi les commandants notables figuraient Maxime Weygand et Charles Huntziger.

Dissolution

Après le débarquement allié en Afrique du Nord (opération Torch) en novembre 1942, Adolf Hitler ordonna la dissolution de l’Armée d’armistice en France métropolitaine le 26 novembre 1942.

Certains officiers espéraient encore former une nouvelle armée, mais Hitler mit fin à ces espoirs en décembre 1942. La découverte de dépôts d’armes illégaux avait gravement entamé la confiance des Allemands envers les autorités françaises.

Un délai fut imposé au gouvernement français : après le 23 janvier 1943, les commandants des régions militaires concernées devaient être tenus personnellement responsables. Tout au long de 1943, un flux continu d’officiers actifs passa par l’Espagne pour rejoindre l’Afrique du Nord ; environ 12 000 personnels civils ou militaires se dirigèrent vers l’Afrique du Nord.

Références bibliographiques

L’Armée de Vichy – Le corps des officiers français 1940-1944, par Robert O. Paxton, Éditions Tallandier, Paris, 2004. Cet ouvrage examine en profondeur les motivations des officiers français entre 1940 et 1944 et les conséquences de leurs actes. Il met en lumière la complexité de leur position, tiraillés entre loyauté envers l’État français et conscience morale.

La France de Vichy, 1940-1944, par Robert O. Paxton, Éditions du Seuil, Paris, 1973. Ce livre analyse la collaboration du régime de Vichy avec l’Allemagne nazie, remettant en question l’idée d’une politique de “double jeu” menée par Pétain. Il s’appuie sur des archives allemandes pour démontrer l’implication active du gouvernement français dans la déportation des Juifs.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne : Article sur l’Armée d’armistice et le camouflage du matériel, une des premières formes de la Résistance française, initiée par des officiers, consistant à détourner clandestinement du matériel de guerre pour préparer la revanche suite à la défaite de juin 1940.Musée de la Résistance en Ligne

Monument l’Armistice commémoratif Le Mémorial de, situé en forêt de Compiègne, est un lieu de mémoire dédié à l’armistice de 1918, mais il rappelle également l’armistice de 1940 signé au même endroit. Ce site symbolise la défaite de la France en 1940 et la mise en place du régime de Vichy.en forêt de Compiègne+1Wikipédia+1

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