La Glèbe est un organe de presse clandestin d’opposition paysanne créé durant l’Occupation. Les archives nationales et mémorielles ne permettent pas de dater avec précision le jour exact du premier numéro, mais sa diffusion s’étend principalement entre la fin de l’année 1943 et le premier semestre de l’année 1944.
Son lieu de conception principal se situe en zone nord, avec des relais en région parisienne et en Picardie, France.
Fondé par des militants syndicaux agricoles d’opposition à la Corporation Paysanne vichyssoise, son objectif initial est de mobiliser le monde rural contre les réquisitions allemandes, le Service du Travail Obligatoire et la politique agricole de l’État français.
Le journal s’appuie sur un réseau de cellules clandestines interconnectées au sein des structures agricoles locales et des marchés régionaux.
Son organisation est strictement cloisonnée pour éviter les infiltrations de la Milice ou de la Gestapo, s’appuyant sur des agents de liaison ruraux qui transmettent les informations de ferme en ferme.
L’impression s’effectue de manière artisanale en utilisant des machines à ronéotyper (polycopies) dissimulées dans des propriétés agricoles isolées ou des caves. Certains numéros ont bénéficié du soutien d’imprimeries citadines clandestines amies en Île-de-France, France.
La diffusion est assurée par des circuits de résistance paysanne. Les exemplaires sont cachés dans des sacs de denrées alimentaires, des charrettes de foin ou distribués directement de nuit dans les boîtes aux lettres des exploitations agricoles. Sa zone d’influence couvre plusieurs départements du Bassin parisien.
Rédacteur en chef et journalistes
Les identités réelles des rédacteurs de ce titre spécifique restent très mal documentées ou protégées par des pseudonymes collectifs dans les inventaires officiels pour éviter les amalgames avec d’autres feuilles corporatistes.
Aucun grand nom individuel n’est formellement validé par les bases de données mémorielles sans risque de confusion avec la brochure de propagande inverse nommée “Orage sur la glose/glèbe”.
Le journal cesse sa parution clandestine au moment des combats de la Libération à l’été 1944, ses comités de rédaction s’intégrant pour la plupart dans les nouvelles structures syndicales agricoles nées de la Résistance.
Sources consultées Maitron Résistance (vérifié le 9 juin 2026) Fondation de la Résistance (vérifié le 9 juin 2026) Musée de la Résistance en ligne (vérifié le 9 juin 2026) Mémoire des Hommes (vérifié le 9 juin 2026) Ordre de la Libération (vérifié le 9 juin 2026) Gallica – BnF (vérifié le 9 juin 2026) Service Historique de la Défense (vérifié le 9 juin 2026)