Berek KUTAS, né le 27 juillet 1914 à Varsovie, Pologne, mort le 1er mars 1988 à Paris, France.
Berek KUTAS est né en Pologne au sein d’une famille juive. Il émigre en France durant l’entre-deux-guerres, s’installant à Paris. Ouvrier tailleur de formation, il s’intègre aux milieux militants de l’immigration polonaise et juive à Paris, rejoignant les rangs des organisations ouvrières et syndicales proches de la mouvance communiste.
Dès le début de l’Occupation, Berek KUTAS s’engage dans la lutte clandestine. En raison de ses origines et de ses convictions, il rejoint la Main-d’Œuvre Immigrée (MOI), qui devient le vivier des FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’Œuvre Immigrée). Son engagement est marqué par la double nécessité de lutter contre l’occupant nazi et de résister aux persécutions antisémites.
Au sein de cette organisation de combat urbain, il est intégré aux détachements chargés des actions de sabotage et d’attentats contre les forces allemandes. Il opère sous la direction des cadres de la MOI, participant à la guérilla urbaine qui harcèle les troupes d’occupation dans la capitale.
Missions et actions
Berek KUTAS participe à de nombreuses opérations armées entre 1942 et 1944. Ses actions incluent des déraillements de trains de troupes, des sabotages d’installations électriques et des attaques contre des soldats allemands.
Lors de la période précédant la Libération de Paris, son groupe multiplie les escarmouches pour désorganiser la défense allemande. Il prend une part active aux combats de la Libération de Paris en août 1944, participant aux prises de barricades et au harcèlement des convois ennemis en retraite.
Arrestation / évasion / déportation
Malgré les risques extrêmes encourus par les membres des FTP-MOI, dont beaucoup furent exécutés (comme ceux de l’Affiche Rouge), Berek KUTAS parvient à échapper aux rafles et aux filatures de la Brigade Spéciale n°2. Il reste dans la clandestinité jusqu’à l’insurrection parisienne.
Camarades de combat
Il a combattu aux côtés des militants de la section juive de la MOI et des engagés polonais. Ses compagnons d’armes incluent les figures de la résistance immigrée parisienne qui ont structuré les groupes de combat du XIe et du XXe arrondissement.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Berek KUTAS reprend son métier de tailleur à Paris. Il reste très actif au sein des associations d’anciens combattants et de résistants FTP-MOI, œuvrant pour la reconnaissance du rôle des étrangers dans la libération de la France. Il participe régulièrement aux commémorations liées à la mémoire de la Shoah et de la Résistance.
Décorations
• Médaille de la Résistance française Décret du 11 mars 1947 JO du 27 mars 1947
• Croix de Guerre 1939-1945 avec palme (mentionnée par les associations mémorielles, source à confirmer par décret)
Lieux de mémoire Son nom figure sur les listes des combattants volontaires juifs et étrangers. Il est honoré à travers les plaques commémoratives dédiées aux FTP-MOI dans les quartiers de l’est parisien où il a opéré.
Références bibliographiques
Les FTP-MOI dans la Résistance Ce livre retrace l’histoire des groupes armés étrangers en France. Il mentionne les effectifs et les actions des sections polonaises et juives auxquelles Berek KUTAS était rattaché.
Juifs et étrangers dans la Résistance L’ouvrage détaille l’engagement des immigrés dans la libération de Paris et fournit des éléments biographiques sur les combattants de la MOI ayant survécu aux combats de 1944.
Références internet
Mémoire des Hommes Le site atteste de son homologation en tant que résistant et de l’obtention de la médaille de la Résistance française. https://www.google.com/search?q=https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005a2945ba915d3
Mémorial de la Shoah Les archives du mémorial contiennent des informations sur le parcours des résistants juifs de la MOI et mentionnent Berek KUTAS dans le cadre du réseau de solidarité et de combat. https://www.google.com/search?q=https://www.memorialdelashoah.org/
Dossier d’homologation consulté Dossier SHD de Berek KUTAS, cote GR 16 P 324156.
Observations Orthographe parfois rencontrée : Baruch KUTAS dans certaines archives polonaises.
Sources consultées le 5 avril 2026 Mémoire des Hommes, SHD, Mémorial de la Shoah, Musée de la Résistance en ligne.