La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

JOLY Émile François Marie alias Valentin,

Émile François Marie JOLY, alias « Valentin », né le 11 mai 1910 à Mont-de-Laval (Doubs), mort le 8 juillet 1944 à Mathay (Doubs), français.

Le Maitron le qualifie de militaire, résistant de l’OCM et du réseau César-Buckmaster, et précise qu’il se suicide au combat le 8 juillet 1944.

Émile Joly est officier de carrière ou militaire professionnel. Avant son engagement clandestin, il sert notamment comme lieutenant au 3e régiment de hussards de Montauban. Son expérience militaire le désigne naturellement pour des responsabilités de commandement dans la Résistance du Nord Franche-Comté.

Engagement dans la Résistance

Sous le pseudonyme de « Valentin », Joly devient l’un des principaux chefs militaires de la Résistance du Pays de Montbéliard. Le Maitron le rattache à l’Organisation civile et militaire (OCM) ainsi qu’au réseau César-Buckmaster.

En octobre 1943, il est déjà placé à la tête d’un vaste secteur englobant le Pays de Montbéliard et une partie du Nord Franche-Comté. Les sources locales le présentent comme le chef du groupement de Résistance de Montbéliard.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Ses principales appartenances sont l’OCM, les structures Buckmaster/César et, à l’unification de la Résistance, les Forces françaises de l’intérieur.

Missions et actions

Joly organise les groupes clandestins du secteur de Montbéliard, établit des liaisons et prépare l’action militaire. À la fin de mai 1944, il participe avec Ernest Floege à une opération de sabotage contre un train près de Montbéliard.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, une partie de ses hommes fait sauter le pont ferroviaire de Voujeaucourt, tandis que d’autres gagnent les bois d’Écot. Le 7 juin, Joly décide d’y constituer un maquis central destiné à regrouper plusieurs équipes et formations du secteur.

Le maquis d’Écot devient ainsi l’un des principaux centres de la Résistance armée du Pays de Montbéliard. Il regroupe des groupes venus notamment d’Étouvans, Bavans, Bart, Vandoncourt et Sainte-Suzanne.

Le 8 juillet 1944, une importante force allemande attaque le maquis. Les résistants sont débordés et Joly envisage un repli vers le plateau du Lomont, ce qui montre que le secteur est déjà envisagé comme refuge et position stratégique avant la constitution du grand maquis du mois d’août.

Arrestation / évasion / déportation

Joly n’est pas arrêté ni déporté. Lors des combats du 8 juillet 1944, il est grièvement blessé dans le secteur de Mathay/Vermondans. Selon la notice nominative du Maitron et les sources régionales, il préfère se donner la mort plutôt que tomber vivant aux mains des Allemands.

La destruction d’Écot coûte seize morts au maquis et provoque un profond choc dans la Résistance montbéliardaise. Jean Maurin témoigne en 1974 du prestige considérable dont jouissait Joly et du flottement créé par sa disparition.

Camarades de combat

Parmi les principales personnalités associées à Joly figurent Ernest Floege, avec lequel il participe à certaines opérations en mai 1944 ; les responsables des groupes locaux d’Écot ; et Jean Maurin, qui reprend le commandement FFI de Montbéliard après sa mort.

Retour à la vie civile

Émile Joly meurt au combat le 8 juillet 1944.

Décorations

  • Légion d’honneur source le Musée de la Résistance en ligne
  • Médaille de la Résistance française avec rosette à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source ordre de la Libération Côte du dossier : 1O32674

Les sources biographiques indiquent une attribution de la Médaille de la Résistance par décret du 24 avril 1946.

Il est également reconnu Mort pour la France.

Lieux de mémoire

Son nom figure notamment sur le monument de la Libération à Besançon, sur le monument aux morts du Bizot et sur une stèle à Étouvans.

Le souvenir du maquis d’Écot et des combats du 8 juillet 1944 demeure également un élément central de la mémoire résistante du Pays de Montbéliard.

Références bibliographiques

Au maquis d’Écot : du 6 juin 1944 au 8 juillet 1944, Henri Frédéric Armand Euvrard, alias « Riquet », publié par les Anciens du Corps franc de Bavans, Société montbéliardaise d’impression, 1982. Cet ouvrage constitue l’une des références les plus directement liées à Émile Joly et au maquis qu’il commandait. Fondé notamment sur les documents personnels d’Euvrard et les souvenirs des anciens d’Écot, il retrace la formation du maquis, son organisation au sein de l’OCM, ses opérations et l’attaque allemande du 8 juillet 1944 au cours de laquelle Joly trouve la mort. Il rend également hommage aux résistants tués au combat, fusillés ou morts en déportation.

La Résistance dans le pays de Montbéliard : témoignage d’un résistant, Michel Bonnot, Éditions Espace Documents, Étouvans, 1994. Michel Bonnot fut personnellement lié à Émile Joly : sur les conseils de celui-ci, alors lieutenant au 3e régiment de hussards, il s’engage dans cette unité en 1942, puis devient en octobre 1943 son agent de liaison. Il décrit Joly, devenu « commandant Valentin », comme chef du groupement de Résistance du Pays de Montbéliard, d’abord dans l’OCM en collaboration avec le réseau britannique Buckmaster, puis dans les FFI. Bonnot rejoint le maquis d’Écot créé par Valentin et est capturé lors de son attaque le 8 juillet 1944.

Résistances 1940-1944. Volume 2 : Le Pays de Montbéliard 1944 : lutte armée et répression, Jean-Pierre Marandin, Éditions Cêtre, Besançon, 2005. Cette étude historique est consacrée à la Résistance armée dans le Pays de Montbéliard en 1944 et constitue une référence centrale sur Émile Joly et son environnement opérationnel. Elle documente notamment le groupement de Résistance de Montbéliard, la création des maquis après le Débarquement, le maquis d’Écot commandé par « Valentin », sa destruction le 8 juillet 1944 et la répression qui suit. L’auteur s’appuie sur des archives et des témoignages pour restituer précisément les événements.

L’Année 1944 au Pays de Montbéliard : Action clandestine – Répression – Libération, Jean-Pierre Marandin, Éditions Cêtre, Besançon, 2025. Nouvelle édition augmentée du travail de Jean-Pierre Marandin sur l’année 1944, cet ouvrage couvre le territoire compris entre Montbéliard-Héricourt, la moyenne vallée du Doubs et le plateau de Maîche. L’auteur a exploité de nombreux dépôts d’archives français et étrangers, des archives privées et plusieurs centaines de témoignages ; Émile Joly figure parmi les protagonistes majeurs de cette histoire locale. L’étude permet notamment de replacer la création et l’anéantissement du maquis d’Écot dans l’ensemble des opérations clandestines et de la répression allemande.

Pages de la Résistance comtoise : les FFI du Doubs et du Jura Nord, 1943-1944, Fédération départementale du Doubs et du Jura Nord des Forces françaises de l’intérieur, Imprimerie Roberet, Besançon, 1968. Cette brochure historique consacrée aux FFI du Doubs et du Jura Nord constitue une source ancienne sur l’organisation de la Résistance régionale. Elle est expressément utilisée comme source par le Musée de la Résistance en ligne pour documenter le groupement de Montbéliard dirigé par le commandant Émile Joly, dit « Valentin », et son remplacement par le colonel Maurin après sa mort au maquis d’Écot. Un exemplaire est également signalé dans les fonds du Service historique de la Défense.

Un petit bateau tout blanc : la Résistance française vue par un officier américain parachuté deux fois en France occupée, Ernest-Fred Floege, alias Paul-Frédéric Fontaine, préface de Maurice Buckmaster, Imprimerie commerciale, Le Mans, 1962. Ernest-Fred Floege fut un agent américain du Special Operations Executive britannique et l’organisateur du réseau Pascal-SACRISTAN, actif notamment dans le Doubs. Son témoignage permet d’étudier les relations entre les services alliés et les groupes clandestins de Franche-Comté, environnement directement lié à l’activité de Joly, dont le groupement collaborait avec les réseaux britanniques. Les sources biographiques sur Joly signalent notamment des opérations conduites conjointement par « Paul » Floege et « Valentin ».

La mort comme dernier recours. Les suicides des résistants de France, 1940-1944, Déborah Sautel, mémoire de Master 2 Histoire, Université d’Angers, 2021. Cette recherche universitaire étudie spécifiquement les résistants ayant choisi la mort afin notamment d’échapper à l’arrestation ou à l’interrogatoire. Émile Joly y est identifié comme commandant d’un corps franc de Bavans et fait l’objet de renvois à sa notice biographique du Maitron. L’étude mentionne également Joly parmi les résistants suicidés décorés à titre posthume de la médaille de la Résistance française, ce qui offre un éclairage complémentaire sur les circonstances et la mémoire de sa mort.

Références internet

JOLY Émile François Marie – Mémoire des hommes, ministère des Armées Cette fiche nominative officielle constitue la source administrative de référence pour l’état civil militaire d’Émile Joly. Elle confirme sa naissance le 11 mai 1910 à Mont-de-Laval, son appartenance aux Forces françaises de l’intérieur, la mention « Mort pour la France » et son décès le 8 juillet 1944. Point important pour la base biographique : Mémoire des hommes donne comme lieu de décès Lucelans, et non Mathay, et comme cause « tué au combat » ; le dossier individuel est conservé au SHD de Caen sous la cote AC 21 P 57586.
https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/recherche-globale/rechercher-dans-les-bases-nominatives?detail=1664457

JOLY Émile, François, Marie – Le Maitron des fusillés et exécutés La notice biographique du Maitron est consacrée directement à Émile Joly et constitue une source prosopographique importante pour retracer son parcours militaire et résistant. Elle est notamment citée dans une recherche universitaire consacrée aux suicides de résistants, qui indique que Joly participa au commandement d’un corps franc de Bavans. Elle permet de confronter les données biographiques et les circonstances de sa mort aux sources administratives du ministère des Armées.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article230602

Le maquis d’Écot, 7 juin-8 juillet 1944. Historique succinct – Mémoire et Histoire de la Résistance du Pays de Montbéliard Cette synthèse de Jean-Pierre Marandin fournit une chronologie particulièrement précise du maquis commandé par Émile Joly. Elle indique que, le 6 juin 1944, le chef d’escadron « Valentin » réunit les chefs de secteurs du Groupement de résistance de Montbéliard et décide la constitution des formations maquisardes, prenant lui-même le commandement de celle d’Écot. Lors de l’attaque allemande du 8 juillet, le maquis compte 97 hommes présents et perd seize combattants, dont Joly.
https://resistance-pays-de-montbeliard-et-lomont.e-monsite.com/pages/l-histoire/page-2.html

Écot-village, 1944 – Mémoire et Histoire de la Résistance du Pays de Montbéliard Cette page historique replace Émile Joly dans la chronologie de la Résistance montbéliardaise. Elle précise que, dès octobre 1943, il est placé à la tête d’un vaste secteur allant de la moyenne vallée du Doubs au Territoire de Belfort et du pays d’Héricourt au secteur du Russey. Le 7 juin 1944, « Valentin » décide la création du maquis sur le plateau d’Écot, dont la fin tragique devient ensuite l’un des principaux lieux de mémoire de la Résistance locale.
https://resistance-pays-de-montbeliard-et-lomont.e-monsite.com/pages/l-histoire/ecot-village-1944.html

Brassard du groupe Doubs-Dessoubre – Musée de la Résistance en ligne La notice du Musée de la Résistance en ligne permet de mesurer l’étendue du commandement exercé par Joly au-delà du seul maquis d’Écot. Le groupe Doubs-Dessoubre du lieutenant Antoine Vernier dépend en effet du groupement de Montbéliard dirigé par le commandant Joly, dit « Valentin ». La notice précise que Joly est tué lors des combats du maquis d’Écot le 8 juillet 1944 et qu’il est ensuite remplacé par le colonel Maurin à la tête de l’organisation FFI régionale.
https://museedelaresistanceenligne.org/media7814-Brassard-du-groupe-Doubs-Dessoubre-Doubs

Attaque du maquis d’Écot – commémoration du 9 juillet 2023 Cette ressource mémorielle contient un récit de l’attaque allemande du 8 juillet 1944 et reproduit notamment le témoignage de Gustave Huguenin, combattant du maquis. Celui-ci, blessé au bras pendant l’attaque, rapporte avoir constaté la mort de son chef Émile Joly avant de parvenir à s’échapper. L’« Appel des Morts » publié sur la page place le chef d’escadron Joly en tête des seize résistants morts lors de l’attaque du maquis.
https://resistance-pays-de-montbeliard-et-lomont.e-monsite.com/pages/manifestations/09-07-23-maquis-d-ecot.html

8 juillet 1944 : les Allemands attaquent le maquis d’Écot dans le Doubs – Les guerres d’hier au jour le jour Cette synthèse historique publiée pour le quatre-vingtième anniversaire de l’événement décrit l’assaut allemand contre le maquis d’Écot. Elle estime à environ 700 hommes les forces allemandes engagées contre seulement 97 maquisards présents au camp et rappelle que seize résistants sont tués et dix-huit faits prisonniers. Émile Joly y est expressément identifié comme le chef du maquis et comme l’une des victimes du combat.
https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2024/07/08/8-juillet-1944-les-allemands-attaquent-le-maquis-decot-dans-le-doubs/

La Résistance dans le pays de Montbéliard – Fonds documentaires des musées départementaux du Vaucluse Cette notice est particulièrement précieuse car elle résume le témoignage de Michel Bonnot et documente directement ses relations avec Émile Joly. Elle indique que Bonnot devient en octobre 1943 agent de liaison de Joly, alors « commandant Valentin », chef du groupement de Résistance du Pays de Montbéliard, lié à l’OCM et au réseau britannique Buckmaster. Elle confirme également que le maquis d’Écot est créé par Valentin et que Bonnot y est incorporé le 6 juin 1944 avant d’être capturé le 8 juillet.
https://documentationmusees.vaucluse.fr/fr/notice/2159-la-resistance-dans-le-pays-de-montbeliard-475f28cc-d223-4a64-af3e-908e517e2be9

La Résistance dans le pays de Montbéliard : témoignage d’un résistant – Bibliothèques numériques de la Défense Cette notice du ministère des Armées décrit l’ouvrage de Michel Bonnot, dont la couverture mentionne explicitement Étouvans, Montauban et le maquis d’Écot. Le témoignage constitue une source de premier ordre sur l’environnement immédiat de Joly puisque Bonnot fut son agent de liaison avant de rejoindre le maquis d’Écot. La ressource permet en outre d’identifier précisément l’édition de 1994 et ses thèmes : Occupation, mouvements de Résistance, Écot et Étouvans.
https://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/document/ab3a4069-3f55-4ecc-ab60-5f57bd8fbe68

Au Maquis d’Écot du 6 juin 1944 au 8 juillet 1944 – Catalogue collectif des bibliothèques et médiathèques du Doubs Cette notice documentaire décrit précisément le témoignage d’Henri Frédéric Armand Euvrard, alias « Riquet », consacré au maquis commandé par Joly. Le document porte sur la période exacte allant de la constitution du maquis après le Débarquement à sa destruction le 8 juillet 1944 et concerne explicitement l’Organisation civile et militaire. La notice souligne également son caractère mémoriel envers les anciens d’Écot morts dans la Résistance, fusillés, déportés ou tués pendant les combats de la Libération.
https://sequoia.doubs.fr/osiros/result/notice.php?queryosiros=id%3A5314850

L’année 1944 au Pays de Montbéliard : action clandestine, répression, libération – Médiathèque de Montbéliard La notice officielle de la médiathèque présente l’étude de Jean-Pierre Marandin publiée chez Cêtre en 2025, nouvelle édition augmentée d’un travail consacré aux événements de 1944. Son périmètre géographique correspond exactement au territoire d’action du groupement de Joly, depuis Montbéliard-Héricourt jusqu’au plateau de Maîche. L’auteur a mobilisé des dépôts d’archives en France, en Suisse et au Royaume-Uni, des archives privées et plusieurs centaines de témoignages, ce qui en fait une source particulièrement importante pour approfondir le parcours de « Valentin ».
https://mediatheque.montbeliard.com/doc/SYRACUSE/1059983

1944, une année de douleur, d’espoir et de sang – L’Est Républicain Cet article consacré aux recherches de Jean-Pierre Marandin cite explicitement Émile Joly parmi les principales figures de la Résistance du Pays de Montbéliard. Il rapporte que Joly se donne la mort lors de l’attaque du maquis d’Écot le 8 juillet 1944 afin de ne pas tomber aux mains de l’ennemi. L’article replace également « Valentin » parmi les protagonistes de l’action clandestine, de la répression et des combats qui marquent le Pays de Montbéliard en 1944.
https://www.estrepublicain.fr/defense-guerre-conflit/2025/08/17/1944-une-annee-de-douleur-d-espoir-et-de-sang

La mort comme dernier recours. Les suicides des résistants de France 1940-1944 – Université d’Angers Ce mémoire universitaire de Déborah Sautel constitue une source complémentaire importante pour étudier précisément les circonstances de la mort de Joly. L’auteure cite sa notice du Maitron, rappelle son rôle dans le commandement d’un corps franc de Bavans et l’intègre à son corpus de résistants ayant choisi le suicide comme dernier recours. Elle indique également qu’Émile Joly reçut à titre posthume la médaille de la Résistance française.
https://dune.univ-angers.fr/system/files/depots/16001253/2021HMHCP13502/13502F.pdf

Fonds Amicale des anciens de l’Organisation Résistance Armée – Service historique de la Défense L’instrument de recherche du SHD signale un ensemble documentaire particulièrement pertinent sur la Résistance en Franche-Comté : rapports du colonel Maurin, rapport de fin de mission du délégué militaire régional et Pages de la Résistance comtoise. Le dossier coté 1 K 369/2 5 concerne spécifiquement l’implantation de l’ORA en Franche-Comté et la sous-région D2, cadre militaire dans lequel s’inscrit le groupement montbéliardais de Joly. Cette ressource permet donc de remonter des publications mémorielles aux archives militaires originales.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/ir_pdf/ir-1485088.pdf

Dossier 31 – Franche-Comté, fonds de l’Organisation Résistance Armée – Service historique de la Défense Cette notice archivistique du SHD décrit un ensemble considérable de documents concernant les FFI et l’ORA en Franche-Comté : rapports, journaux de marche, états nominatifs, propositions de décorations et études historiques. Elle signale notamment un « journal de marche de la résistance et des maquis de la région de Montbéliard », les rapports du colonel Maurin et la brochure Pages de la Résistance comtoise. Ces archives constituent une piste de premier ordre pour vérifier et compléter les informations concernant le commandement d’Émile Joly et son groupement.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1485231

Dossier d’homologation consulté

Le Maitron et les bases mémorielles renvoient à un dossier « Titres, homologations et services pour faits de Résistance — Émile François Marie Joly », mais la cote individuelle SHD GR 16 P n’a pas été confirmée dans les résultats ouverts examinés.

Observations

Émile Joly ne commande pas le maquis du Lomont, puisqu’il meurt plus d’un mois avant son installation effective. Il constitue néanmoins une figure essentielle de sa genèse : il commande auparavant les FFI de Montbéliard, dirige le maquis d’Écot et envisage le plateau du Lomont comme direction de repli lors de l’attaque allemande du 8 juillet. Après sa mort, Maurin reprend le groupement et le Lomont devient en août la grande concentration militaire que Joly n’aura pas connue.

Indice de fiabilité Niveau A —. Son état civil, sa carrière militaire, ses organisations résistantes, son commandement à Écot et sa mort sont établis par une notice nominative du Maitron et plusieurs sources concordantes.

Chronologie

DateÉvénement
11 mai 1910Naissance à Mont-de-Laval
avant 1943Lieutenant au 3e régiment de hussards
octobre 1943Prend d’importantes responsabilités dans la Résistance du Nord Franche-Comté
fin mai 1944Sabotage d’un train avec le concours de Floege
nuit du 5 au 6 juin 1944Sabotage du pont ferroviaire de Voujeaucourt
7 juin 1944Constitution du maquis d’Écot
8 juillet 1944Attaque allemande ; Joly est grièvement blessé et se donne la mort
24 avril 1946Médaille de la Résistance française avec rosette, à titre posthume

Tableau des fonctions dans la genèse du Lomont

PersonnalitéFonction essentielle
Émile Joly « Valentin »Chef antérieur des FFI de Montbéliard ; commandant du maquis d’Écot jusqu’au 8 juillet 1944
Jean MaurinChef de D2 ; reprend les FFI de Montbéliard et décide/organise l’occupation du Lomont
Ernest Floege « Paul »Reconnaît le terrain puis commande effectivement le Lomont après l’arrestation de Maurin
Georges Meyer « Polyte »Chef de Vaudoncourt ; conduit les premiers contingents montbéliardais sur le plateau

Cette articulation est la plus conforme aux sources actuellement disponibles et permet d’éviter de confondre conception stratégique, commandement général, commandement effectif et mise en place tactique.

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024