La dénomination exacte « Jeunesse de France et d’Outre-Mer » (abréviation courante : JFOM) renvoie à un mouvement de jeunesse collaborationniste de l’époque de Vichy, attesté par des institutions muséales et des ressources documentaires publiques.
Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD, Lyon) situe sa fondation « début janvier 1941 » à Nice (Alpes-Maritimes) et indique que le mouvement est reconnu par le Secrétariat général à la Jeunesse, qu’il s’adresse aux 14–21 ans et qu’il n’existe qu’en zone sud.
Les sources consultées accessibles en ligne décrivent la JFOM comme une organisation d’encadrement de la jeunesse, dotée de signes d’identification et d’un organe de presse. Le CHRD indique un emblème (l’alouette), un mot d’ordre et un organe de presse intitulé « Franc-jeu ».
Le Musée de la Résistance en ligne (AERI/Fondation de la Résistance) mentionne des interactions et tentatives de noyautage par des organisations collaborationnistes (notamment le Parti franciste) au début de 1942, ce qui atteste l’existence de structures dirigeantes susceptibles d’être investies.
Actions menées pendant la période d’Occupation
Les sources muséales consultées décrivent la JFOM comme mouvement collaborationniste participant à des manifestations et services d’ordre.
Le CHRD précise qu’à Nice, lors d’un déplacement de Paul Marion le 9 août 1941, la JFOM assure le service d’ordre ; il la décrit aussi comme très proche de la Légion française des combattants et du Service d’ordre légionnaire, et comme constituant « les bases de la Milice à venir ».
Le Musée de la Résistance en ligne conserve également un document photographique légendé montrant des « membres de la Légion française des combattants et de la Jeunesse de France et d’Outre-Mer » rassemblés place Masséna à Nice, ce qui confirme une présence publique organisée.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Les liens relevés dans les sources consultées sont des liens avec des structures collaborationnistes et vichystes. Le CHRD mentionne la proximité avec la Légion française des combattants et le Service d’ordre légionnaire, et la place de la JFOM dans une filiation menant à la Milice. Le Musée de la Résistance en ligne évoque un noyautage par le Parti franciste début 1942 (prise de contrôle partielle du directoire), ce qui constitue un élément de contexte sur les relations organisationnelles.
Chefs et figures marquantes
Les bases mémorielles consultées ne fournissent pas de liste des dirigeants nationaux de la JFOM sur toute la période ; en conséquence, aucune liste nominative exhaustive n’est fournie dans cette fiche sans appui archivistique direct (SHD/AN) ou publication scientifique explicitement centrée sur la JFOM.
Le seul élément nominatif trouvé dans un article scientifique de synthèse accessible (Persée) attribue la fondation à un « lieutenant Henry Pugibet » (formulation de l’auteur) mais cette source n’a pas été recoupée, pour les noms de direction, par une notice institutionnelle nominative dédiée à la JFOM dans les bases demandées.
Fin des JFOM
Les pages institutionnelles consultées (CHRD, AERI/Musée de la Résistance en ligne, Paris Musées, FranceArchives, Gallica) ne donnent pas une date unique et vérifiée de dissolution de la JFOM ni les modalités administratives de sa fin ; cette information nécessite un dépouillement archivistique (AN/SHD) ou une monographie dédiée explicitement centrée sur l’organisation.
La JFOM est aujourd’hui principalement documentée dans les ressources muséales comme un marqueur de l’encadrement collaborationniste de la jeunesse sous Vichy. Le CHRD présente une affiche (« Le Blé qui lève – Jeunesse de France et d’Outre-mer ») en la replaçant dans l’histoire des mouvements de jeunesse de l’époque et en rappelant son rôle de service d’ordre et ses proximités institutionnelles, ce qui illustre une mémoire matérielle conservée en collection publique. Paris Musées (collections) signale également une œuvre/affiche relative à la JFOM dans ses collections, ce qui confirme l’existence de traces patrimoniales conservées par une institution muséale.
Références bibliographiques
L’antisémitisme de plume (1940-1944) : études et documents, Pierre-André TAGUIEFF, Grégoire KAUFFMANN, Michaël LENOIRE, Berg international, 1999. Cet ouvrage collectif (signalé en catalogue) rassemble et analyse des productions antisémites publiées en France entre 1940 et 1944 et sert de ressource de contexte pour comprendre l’environnement idéologique de certains supports de propagande ; il est cité comme référence dans des ressources secondaires au sujet de la JFOM et de son organe de presse.
Références internet
CHRD (Lyon), « Affiche “Le Blé qui lève – Jeunesse de France et d’Outre-mer” » : notice d’objet de collection donnant des éléments factuels sur la création (Nice, janvier 1941), le public visé (14–21 ans), la zone d’existence (zone sud), l’organe de presse (« Franc-jeu ») et des éléments de contexte (service d’ordre, proximités institutionnelles). Lien : https://www.chrd.lyon.fr/chrd/objet-phare-musee/affiche-le-ble-qui-leve-jeunesse-de-france-et-doutre-mer
Musée de la Résistance en ligne (AERI), « Légionnaires et JFOM sur la place Masséna de Nice » : notice illustrée attestant la présence publique organisée de la JFOM aux côtés de la Légion française des combattants à Nice. Lien : https://museedelaresistanceenligne.org/media3540-Lgionnaires-et-JFOM-sur-la-place-Massna-de-Nice
Musée de la Résistance en ligne (AERI), exposition mentionnant la JFOM : passage indiquant un noyautage du directoire par le Parti franciste début 1942, utile pour documenter des liens organisationnels. Lien : https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=150
Gallica (BnF), « Franc-jeu : organe bimensuel du Mouvement Jeunesse de France et d’Outre-mer » : accès à un numéro daté attestant l’existence et l’intitulé de la publication liée à la JFOM. Lien : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32777065k/date19440205
Paris Musées Collections, notice « Jeunesse de France et d’Outre-mer (JFOM) » : signalement d’une pièce de collection (affiche) relative à la JFOM. Lien : https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-jean-moulin/oeuvres/jeunesse-de-france-et-d-outre-mer-jfom
Sources consultées : date de vérification : 18 janvier 2026
- Maitron Résistance : recherches par mots-clés « Jeunesse de France et d’Outre-mer » et « JFOM » ; résultats non exploités ici pour une synthèse organisationnelle faute de notices institutionnelles centrées et recoupées au niveau requis, et en raison d’un risque de confusion avec des parcours individuels.
- Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne (AERI) : résultats probants, incluant une exposition mentionnant la JFOM et un média photographique légendé ; utilisés pour attester l’existence, le contexte et des liens organisationnels.
- Mémoire des Hommes : recherche web directe non concluante pour une page primaire stable exploitable dans ce lot ; aucune page officielle ouverte et citée ici.
- Ordre de la Libération : consulté à titre de contrôle d’orientation des bases ; non pertinent pour une organisation collaborationniste en tant que telle.
- Gallica (BnF) : résultat probant via l’organe de presse « Franc-jeu », confirmant l’existence et l’intitulé de la publication liée à la JFOM.
- Service Historique de la Défense (SHD) : non consulté en salle ; aucun inventaire SHD directement exploité et cité ici pour la JFOM, à prévoir si une fiche administrative complète est requise.
- FranceArchives : résultat probant mais de nature descriptive et d’inventaire ; utilisé comme piste archivistique, non central dans la synthèse présentée.
- Sites d’associations mémorielles locales : non recherchés de façon exhaustive pour la JFOM, la documentation institutionnelle muséale étant déjà jugée probante.
- Wikipédia : consultée uniquement comme appoint terminologique pour la page dédiée, et non utilisée comme source principale.