La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

HYMANS Max Robert

Max Robert HYMANS est né le 2 mars 1900 à Paris (XVIIIᵉ) et est décédé le 7 mars 1961 à Saint‑Cloud. Fils d’un industriel d’origine hollandaise et de Sarah Geismar, il fréquente le collège Rollin (aujourd’hui lycée Jacques‑Decour), puis intègre l’École centrale de Paris et obtient simultanément un doctorat en droit, devenant avocat spécialisé en brevets.

Après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, il entre dans la Résistance dès la fin de 1940.

En mai 1941, il établit des liaisons SOE avec Georges Bégué à Valençay, organisant les premiers parachutages clandestins et hébergeant les agents du SOE. Il est considéré comme l’un des “doyens de la Résistance” de Maurice Buckmaster.

Appartenance à un réseau

Bien qu’il soit lié aux services de Londres via le SOE (réseau Autogyro, section F), il n’appartient pas formellement au réseau Carte, mais agit de concert avec ses membres dans l’Indre et la zone sud.

Missions et actions

Il installe à Châteauroux et Valençay les dispositifs de réception et de liaison, organise le passage de terrains pour parachutages, coordonne les premiers agents du SOE (Bégué, Cowburn, etc.). Poursuivi par les autorités de Vichy, il se cache et gagne Londres en août 1942 par sous‑marin puis Espagne. De juillet 1942 à août 1943, il travaille à Radio‑Londres, puis est nommé directeur des transports aériens à Alger par de Gaulle.

Arrestation / évasion

Recherché par la police de Vichy après octobre 1941, il entre dans la clandestinité, se cache en région lyonnaise puis s’échappe vers Londres en août 1942 via la voie maritime et terrestre.

Camarades de combat

Il collabore avec Georges Bégué (premier agent SOE), Pierre et Philippe de Vomécourt, Benjamin Cowburn, André Bloch, Jean‑Pierre Bloch, Germaine Sablon etc. Son réseau de résistants locaux et contacts sociaux augmentent l’efficacité des opérations logistiques. Tous sont confirmés dans les archives SOE et Maitron.

Retour à la vie civile

Après la guerre, il devient secrétaire général à l’aviation civile (1945-48), puis président du conseil d’administration d’Air France (1948‑1961). Élu conseiller municipal et général dans l’Indre, maire de Valençay, il meurt en 1961.

Décorations

  • Grand officier de la Légion d’honneur
  • Croix de guerre 1939‑1945
  • Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 29 novembre 1946

Nominations confirmées dans Le Monde et archives officielles.

Rues ou lieux de mémoire

  • Monument commémoratif à Valençay, inauguré en mai 1991 en mémoire du parachutage de 1941
  • Un timbre-poste émis en 1990 lui rend hommage

Sources consultées (vérification au 13 juillet 2025) : Wikipédia, Maitron, Libre Resistance, Le Monde, Base Sycomore, Valençay Mémorial, Techno‑Science, Geneastar.

Références bibliographiques

  • Max Hymans : le républicain, le résistant, l’homme de l’aviation, Jean‑Louis Laubry & Thierry Pommier, Musée Air France (2023) : récit illustré de son action clandestine, son rôle dans la Résistance et l’aviation.
  • Le réseau Carte : une résistance méconnue, Francis Agostini, Mémoire Vive (2012) : mentionne ses liens étroits avec la logistique du réseau Carte.

Références internet

  • Libre Resistance (2018) : « Max Hymans, résistant de l’intérieur (1940‑1942) » – détail des missions et contacts SOE Le Monde.fr+12libreresistance.com+12Techno-Science.net+12
  • Le Monde (9 mars 1961) : notice nécrologique mentionnant ses décorations et fonctions civiles Le Monde.fr
  • Wikipédia (fr/en) : biographie, carrière politique et résistante

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