André Joseph Eugène DOLE, alias « Grandole », né le 10 mars 1920 à Onglières (Jura), mort le 11 avril 2019 à Lons-le-Saunier (Jura), français.
André Dole naît le 10 mars 1920 à Onglières, dans le Jura. Son identité complète, André Joseph Eugène Dole, est confirmée par les données d’état civil relatives à son décès ainsi que par le décret de nomination dans l’ordre national de la Légion d’honneur du 17 avril 2003.
Il est le fils de Gustave Dole, voiturier travaillant dans les forêts, et de Léontine, qui exploite la petite ferme familiale. Il quitte l’école jeune et, vers l’âge de quinze ans, entre aux aciéries de Champagnole. Il se tourne ensuite vers les métiers forestiers et devient bûcheron.
Appelé sous les drapeaux en 1940, il connaît la débâcle de l’armée française. Son témoignage autobiographique, repris par la presse régionale, indique qu’il passe par les Chantiers de jeunesse dans la région de Grenoble, où il reçoit une instruction militaire. Lors de sa démobilisation au début de 1941, il revient dans le Jura et reprend son activité de bûcheron.
Engagement dans la Résistance
Le parcours résistant d’André Dole se développe dans la région de Champagnole. Sous le pseudonyme de « Grandole », il constitue progressivement autour de lui un groupe clandestin et apparaît dans plusieurs notices nominatives comme chef d’un maquis de l’Armée secrète de la région de Champagnole.
Son activité est formellement attestée en 1943. En mai, il recrute notamment Omer Jeannin, alias « Prosper », réfractaire au Service du travail obligatoire. D’autres résistants de la région sont également mis en relation avec lui ou intégrés à son groupe. Les notices consacrées à Roger Pernet, Charles Daloz, René Dole et Attilo Secondo confirment de manière concordante son rôle de recruteur et d’organisateur.
Le témoignage publié ultérieurement par André Dole indique qu’avant même la constitution formelle du maquis, il commet des actes de sabotage et organise progressivement un réseau capable d’appuyer les Forces françaises de l’intérieur. Les sources nominatives permettent surtout d’établir avec certitude son rôle d’encadrement, tandis que l’attribution personnelle de chaque sabotage doit rester prudente.
Appartenance à un réseau ou mouvement
André Dole est rattaché à l’Armée secrète (AS) dans la région de Champagnole. La notice d’Omer Jeannin le désigne explicitement comme « André Dole (Grandole), chef d’un maquis AS de la région de Champagnole ».
Le groupe constitué autour de lui est désigné dans certaines sources sous le nom de « groupe Grandole ». Charles Daloz est ainsi indiqué comme ayant rejoint le « groupe Grandole (André Dole) de la région de Champagnole ». Le pseudonyme de son chef devient également associé au maquis de La Platière, près des Nans, parfois désigné comme « maquis Grandole ».
À l’été 1944, les hommes de ce secteur sont intégrés aux structures des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Le maquis de La Platière apparaît notamment dans le cadre du groupement FFI « Frontière », secteur Nord-Jura. Les parcours individuels montrent ensuite certains de ses membres combattant au sein du groupe Ain-Seyne et d’autres formations rattachées à ce dispositif.
Missions et actions
L’activité d’André Dole comprend principalement le recrutement de résistants et de réfractaires au Service du travail obligatoire, l’organisation de groupes clandestins et la constitution de maquis dans le secteur de Champagnole. Les parcours de ses compagnons attestent également des activités de sabotage, de récupération et de dissimulation d’armes, de transport de réfractaires et de diffusion de la presse clandestine, sans qu’il soit possible d’attribuer personnellement à André Dole chacune de ces opérations.
En mai 1943, il recrute Omer Jeannin. Après la période d’arrestation de Dole, Jeannin participe à la création de plusieurs maquis, notamment au moulin des Nans puis à La Platière. Le lien d’André Dole avec La Platière est confirmé par son frère René Dole, qui participe en juillet 1944, sous l’autorité de son frère André « Grandole », à la création du maquis.
Le 15 août 1944, plusieurs résistants liés au groupe Grandole rejoignent La Platière. Charles Daloz et Attilo Secondo figurent notamment parmi les combattants dont les parcours sont documentés. Le groupe est ensuite intégré au dispositif FFI « Frontière » et participe aux combats pour la libération de Mouthe (Doubs) et de Pontarlier (Doubs).
Selon le témoignage autobiographique d’André Dole, son groupe prend part à l’attaque de Mouthe et à la libération de Pontarlier. Après les combats régionaux, Dole poursuit la guerre comme combattant volontaire avec l’armée française. Il participe à la campagne des Vosges puis à celle d’Alsace et entre finalement en Allemagne, où il se trouve au moment de la capitulation du 8 mai 1945.
Il poursuit ensuite son engagement militaire et part en Extrême-Orient, où il sert jusqu’en 1947. Ces éléments sont notamment relatés dans son ouvrage autobiographique Mémoires du Grand Dole, publié en 2013 avec Constance Rameaux.
Arrestation / évasion / déportation
André Dole est arrêté en juin 1943. Cette arrestation est corroborée par la notice d’Omer Jeannin, qui précise que celui-ci devient son adjoint lorsque Dole est arrêté.
Le récit autobiographique d’André Dole, présenté lors de la publication de ses mémoires, apporte des précisions supplémentaires : il aurait été condamné en 1943 à douze mois d’emprisonnement, puis serait parvenu à s’évader au cours d’un transfert alors qu’il était menotté. Cette évasion explique sa réapparition ultérieure dans l’organisation clandestine et son rôle attesté en 1944, notamment lors de la constitution du maquis de La Platière.
Les sources consultées n’ont pas permis d’identifier un dossier judiciaire ou pénitentiaire permettant de préciser la date exacte et le lieu de son arrestation, la juridiction ayant prononcé sa condamnation, le lieu de détention ou la date de son évasion. Ces éléments provenant principalement de son témoignage autobiographique doivent donc être conservés avec cette réserve documentaire.
Aucune déportation d’André Dole n’est établie.
Camarades de combat
Omer JEANNIN, alias « Prosper », né en 1922, réfractaire au Service du travail obligatoire, est recruté en mai 1943 par André Dole. Il participe à des sabotages et à la diffusion de la presse clandestine et devient l’adjoint de Dole lorsque celui-ci est arrêté en juin 1943. Il participe ensuite à la constitution des maquis du moulin des Nans et de La Platière.
Roger PERNET, alias « Brezon », réfractaire au Service du travail obligatoire, prend contact avec André Dole, identifié comme « Grandole », chef de maquis de la région de Champagnole. Il entre ensuite au bataillon Valmy du groupement Nord-Jura et rejoint le maquis de La Platière.
Charles DALOZ, alias « Charly », ancien prisonnier de guerre libéré pour raison sanitaire en janvier 1943, rejoint le groupe « Grandole » (André Dole) dans la région de Champagnole. Le 15 août 1944, il gagne le maquis de La Platière puis participe aux combats de Mouthe et de Pontarlier.
René DOLE, alias « Miellot », frère d’André Dole, est lui-même résistant. En juillet 1944, il participe sous l’autorité de son frère André « Grandole » à la création du maquis de La Platière. Son groupe est ensuite rattaché au groupement FFI « Frontière » et participe aux combats de Mouthe et de Pontarlier.
Attilo SECONDO, né en 1926, est contacté par André Dole et rejoint le bataillon Valmy, dans le secteur de Champagnole. Le 15 août 1944, il gagne le maquis de La Platière et participe également aux combats de Mouthe et de Pontarlier.
Retour à la vie civile
Après son engagement militaire en Extrême-Orient, qui se poursuit jusqu’en 1947 selon son témoignage publié, André Dole revient dans le Jura.
En 1948, il est embauché comme garde-chasse auxiliaire. La même année, il épouse Jeannine Mattot et s’installe à Supt. Il devient ensuite garde-chasse pour les cantons de Nozeroy, Les Planches, Champagnole, Arbois et Salins-les-Bains.
Parallèlement, il développe un élevage de moutons. Après le décès accidentel de son épouse Jeannine en 1963, il se remarie cinq ans plus tard avec Marie-Claude Lambert. Il développe ensuite avec certains de ses fils une entreprise de travaux forestiers.
En 1972, André Dole fonde le Syndicat des producteurs de viande ovine du Jura, dont il devient président. Il poursuit ainsi une importante activité professionnelle et syndicale dans le monde rural jurassien.
Il reste également engagé dans la mémoire combattante. Le décret du 17 avril 2003 le présente comme administrateur départemental de l’Association nationale des combattants volontaires de la Résistance, avec soixante-trois années d’activités professionnelles, associatives et de services militaires.
À un âge avancé, André Dole entreprend avec la journaliste Constance Rameaux la rédaction de ses souvenirs. Leur ouvrage Mémoires du Grand Dole paraît en 2013 aux éditions Aéropage et constitue un témoignage autobiographique important sur sa jeunesse, son engagement clandestin et son parcours militaire.
André Dole meurt le 11 avril 2019 à Lons-le-Saunier (Jura), à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. Ses obsèques sont célébrées à Montrond le 15 avril 2019.
Décorations
Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur — Décret du 17 avril 2003 portant promotion et nomination — André Joseph Eugène Dole est nommé au titre des anciens combattants en qualité d’« administrateur départemental de l’Association nationale des combattants volontaires de la Résistance ; 63 ans d’activités professionnelles, associatives et de services militaires ». Source : Journal officiel de la République française, Légifrance.
Chevalier de l’ordre du Mérite agricole — attribution signalée en 1975 par la notice nécrologique publiée par Le Progrès. La source journalistique indique que cette distinction lui est remise par Jacques Chirac. Le décret ou la publication officielle correspondante n’a pas été retrouvé lors des présentes recherches.
Aucune autre décoration personnelle n’a pu être confirmée par une source institutionnelle suffisamment précise lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Le parcours d’André Dole est principalement associé à Champagnole (Jura) et à sa région, où il constitue et encadre son groupe de résistants.
Le moulin des Nans et surtout le maquis de La Platière, près des Nans (Jura), sont directement associés aux hommes de son groupe. La Platière est également désignée dans la documentation comme « maquis Grandole ».
Mouthe (Doubs) et Pontarlier (Doubs) constituent deux autres lieux importants de son parcours combattant, en raison de la participation du groupe aux opérations de Libération dans ces secteurs.
Aucun monument nominativement consacré à André Dole n’a été identifié avec suffisamment de certitude dans les sources consultées.
Références bibliographiques
Mémoires du Grand Dole — André Dole et Constance Rameaux, Aéropage, Lons-le-Saunier, 2013, 512 p. Témoignage autobiographique directement consacré au parcours d’André Dole. L’ouvrage retrace sa jeunesse jurassienne, son engagement dans la Résistance, son arrestation, son évasion, la constitution de son groupe, les combats de la Libération puis la poursuite de la guerre dans l’armée française. Il constitue une source majeure pour sa biographie, mais, comme tout témoignage rédigé plusieurs décennies après les événements, ses informations doivent être confrontées aux sources contemporaines et aux travaux historiques.
La Résistance dans le Jura — François Marcot, avec la collaboration d’Angèle Baud, préface d’Henri Michel, Cêtre, Besançon, 1985, 332 p. Ouvrage scientifique de référence consacré à la Résistance jurassienne. Il permet de replacer le groupe d’André Dole dans la structuration de l’Armée secrète, des maquis et des Forces françaises de l’intérieur dans le département, ainsi que dans la chronologie des combats et de la répression.
Jura, 1940-1944 : territoires de Résistance — André Robert, préface de François Marcot, Éditions du Belvédère, Pontarlier, 2014, 375 p. Synthèse détaillée consacrée aux organisations clandestines, aux maquis, aux combats et à la répression dans le Jura. L’ouvrage fournit le contexte géographique et militaire indispensable pour comprendre le développement des groupes résistants autour de Champagnole et leur participation à la Libération.
La Résistance en Franche-Comté — Paul Dreyfus, Privat, 1984. Cette synthèse régionale permet de replacer l’action des résistants jurassiens dans le cadre plus vaste de la Résistance franc-comtoise, notamment la formation des maquis, la répression allemande, la structuration des Forces françaises de l’intérieur et les opérations de la Libération.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne — Omer Jeannin, alias « Prosper ». Cette notice constitue l’un des principaux recoupements du pseudonyme « Grandole ». Elle indique explicitement qu’Omer Jeannin est recruté en mai 1943 par « André Dole (Grandole), chef d’un maquis AS de la région de Champagnole ». Elle atteste également l’arrestation de Dole en juin 1943 et mentionne La Platière sous l’appellation « maquis Grandole ».
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=43535
Musée de la Résistance en ligne — Roger Pernet, alias « Brezon ». La notice indique que Roger Pernet, réfractaire au Service du travail obligatoire, prend contact avec André Dole « Grandole », présenté comme chef de maquis de la région de Champagnole. Elle confirme ainsi indépendamment l’identité du chef et son implantation géographique.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=43335
Musée de la Résistance en ligne — Charles Daloz, alias « Charly ». Cette notice indique explicitement que Charles Daloz entre au « groupe Grandole (André Dole) de la région de Champagnole ». Elle documente ensuite son arrivée au maquis de La Platière le 15 août 1944 et sa participation aux combats de Mouthe et Pontarlier.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=42081
Musée de la Résistance en ligne — René Dole, alias « Miellot ». La notice du frère d’André constitue un recoupement particulièrement important. Elle indique qu’en juillet 1944 René Dole participe, « sous l’autorité de son frère André (Grandole) », à la création du maquis de La Platière, avant son intégration au groupement FFI « Frontière ».
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=42838
Musée de la Résistance en ligne — Attilo Secondo. La notice indique qu’Attilo Secondo est contacté par André Dole avant d’entrer au bataillon Valmy dans la région de Champagnole. Elle confirme l’activité de recrutement de Dole et la participation de ces hommes au maquis de La Platière puis aux combats de Mouthe et Pontarlier.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=42922
Légifrance — Décret du 17 avril 2003 portant promotion et nomination. Source officielle permettant d’établir l’identité complète « André Joseph Eugène Dole » et sa nomination comme chevalier de la Légion d’honneur au titre des anciens combattants. Le décret le présente comme administrateur départemental de l’Association nationale des combattants volontaires de la Résistance.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000002495817
Bibliothèque nationale de France — Catalogue général / Data BnF. Le catalogue de la BnF identifie André Dole comme auteur né en 1920 et mort en 2019 et référence l’ouvrage Mémoires du Grand Dole, écrit avec Constance Rameaux et publié à Lons-le-Saunier par Aéropage en 2013. Cette source confirme l’existence bibliographique de son témoignage autobiographique.
https://data.bnf.fr/
Le Progrès — « Les mémoires du grand Dole ». Cet article consacré à la publication de son autobiographie fournit des renseignements détaillés sur sa mobilisation, son passage par les Chantiers de jeunesse, ses premiers actes clandestins, son arrestation et son évasion en 1943, ainsi que sa participation aux combats de Mouthe et Pontarlier. Il retrace également la poursuite de son engagement militaire dans les Vosges, en Alsace, en Allemagne puis en Extrême-Orient.
https://www.leprogres.fr/sortir/2013/12/28/les-memoires-du-grand-dole
Le Progrès — « Adieu à André Dole ». La notice nécrologique publiée en avril 2019 fournit de nombreux renseignements biographiques : naissance le 10 mars 1920 à Onglières, milieu familial, travail aux aciéries de Champagnole, carrière de garde-chasse, activités agricoles et forestières, création du Syndicat des producteurs de viande ovine du Jura et attribution du Mérite agricole. Elle confirme également son décès en avril 2019.
https://www.leprogres.fr/jura-39-edition-champagnole/2019/04/18/adieu-a-andre-dole
Mémoire Vive de la Résistance — André Dole, alias « Grandole ». La notice rassemble les principales données relatives à son rôle de chef de maquis dans la région de Champagnole et à ses liens avec Roger Pernet, Omer Jeannin, Charles Daloz et René Dole. Elle confirme notamment l’usage du pseudonyme « Grandole » et son rattachement au maquis de La Platière.
https://mvr.asso.fr/dole-2/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P ni aucun dossier d’homologation FFI, FFC, DIR ou CVR nominativement attribuable avec certitude à André Joseph Eugène Dole, alias « Grandole », n’a été identifié dans les ressources en ligne consultées au cours des présentes recherches. L’absence de cote retrouvée en ligne ne permet pas de conclure à l’inexistence d’un dossier conservé au Service historique de la Défense ou dans un fonds départemental.
Observations
L’identification de « Grandole » à André Dole est établie par plusieurs sources nominatives concordantes. Les notices d’Omer Jeannin, Roger Pernet, Charles Daloz et René Dole désignent explicitement André Dole sous ce pseudonyme et situent son activité dans la région de Champagnole (Jura).
La chronologie de l’arrestation de juin 1943 et de la reprise d’activité de Dole est désormais partiellement éclaircie par son témoignage autobiographique : condamné à douze mois d’emprisonnement, il aurait réussi à s’évader au cours d’un transfert. Aucun document judiciaire ou pénitentiaire n’a cependant été retrouvé lors des présentes recherches pour confirmer les circonstances exactes de cet épisode.
L’identité civile André Joseph Eugène Dole, né le 10 mars 1920 à Onglières (Jura) et mort le 11 avril 2019 à Lons-le-Saunier (Jura), est concordante avec le décret officiel de la Légion d’honneur, les données d’état civil et la presse régionale. Elle permet d’écarter plusieurs homonymes portant le nom André Dole.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’identité civile d’André Joseph Eugène Dole est confirmée par une source officielle, notamment le décret du 17 avril 2003 portant nomination dans la Légion d’honneur, et par les données d’état civil relatives à son décès. Son engagement résistant, son pseudonyme « Grandole », sa qualité de chef de maquis et son activité dans la région de Champagnole sont établis par plusieurs notices nominatives concordantes du Musée de la Résistance en ligne. Certaines séquences de son parcours, notamment les circonstances précises de son arrestation, de sa condamnation et de son évasion en 1943, reposent principalement sur son témoignage autobiographique et demeurent à confirmer par des archives primaires.
Chronologie
| Date | Événement |
| 10 mars 1920 | Naissance à Onglières (Jura). |
| Vers 1935 | Entre aux aciéries de Champagnole après avoir quitté l’école. |
| 1940 | Appelé sous les drapeaux ; connaît la débâcle puis passe par les Chantiers de jeunesse dans la région de Grenoble. |
| Début 1941 | Démobilisé, revient dans le Jura et reprend une activité de bûcheron. |
| 1941-1943 | Développement progressif de son activité clandestine dans la région de Champagnole. |
| Mai 1943 | Recrute Omer Jeannin, alias « Prosper ». |
| Juin 1943 | Arrestation d’André Dole. |
| 1943 | Selon son témoignage, condamné à douze mois d’emprisonnement puis évadé au cours d’un transfert. |
| Juillet 1944 | Son frère René participe sous son autorité à la création du maquis de La Platière. |
| 15 août 1944 | Plusieurs membres du groupe Grandole rejoignent le maquis de La Platière. |
| Août-septembre 1944 | Participation du groupe aux combats de Mouthe et de Pontarlier. |
| 1944-1945 | André Dole poursuit la guerre comme combattant volontaire ; campagnes des Vosges et d’Alsace puis entrée en Allemagne. |
| 8 mai 1945 | Se trouve en Allemagne au moment de la capitulation, selon son témoignage publié. |
| 1945-1947 | Service militaire en Extrême-Orient selon son récit autobiographique. |
| 1948 | Devient garde-chasse auxiliaire et épouse Jeannine Mattot. |
| 1963 | Décès accidentel de son épouse Jeannine. |
| 1968 | Remariage avec Marie-Claude Lambert. |
| 1972 | Fondation du Syndicat des producteurs de viande ovine du Jura, dont il devient président. |
| 1975 | Chevalier du Mérite agricole, selon Le Progrès. |
| 17 avril 2003 | Nommé chevalier de la Légion d’honneur. |
| 2013 | Publication de Mémoires du Grand Dole, avec Constance Rameaux. |
| 11 avril 2019 | Décès à Lons-le-Saunier (Jura), à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. |
| 15 avril 2019 | Obsèques à Montrond (Jura). |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne. La notice « Omer Jeannin » établit le recrutement de Jeannin en mai 1943 par André Dole « Grandole », chef d’un maquis de l’Armée secrète dans la région de Champagnole, l’arrestation de Dole en juin 1943 et l’association du nom « Grandole » au maquis de La Platière.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=43535
Musée de la Résistance en ligne. La notice « Roger Pernet » confirme qu’André Dole, dit « Grandole », est chef de maquis dans la région de Champagnole et qu’il est en relation avec les réfractaires qui rejoignent ensuite les formations du Nord-Jura.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=43335
Musée de la Résistance en ligne. La notice « Charles Daloz » identifie explicitement le « groupe Grandole » à André Dole dans la région de Champagnole et documente le passage de ses membres au maquis de La Platière puis leur participation aux combats de Mouthe et Pontarlier.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=42081
Musée de la Résistance en ligne. La notice « René Dole » confirme le lien familial entre René et André Dole et indique qu’en juillet 1944 René participe, sous l’autorité de son frère André « Grandole », à la création du maquis de La Platière.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=42838
Musée de la Résistance en ligne. La notice « Attilo Secondo » confirme qu’il est contacté par André Dole avant son entrée dans le bataillon Valmy et son passage au maquis de La Platière.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=42922
Légifrance. Le décret du 17 avril 2003 portant promotion et nomination confirme l’identité « André Joseph Eugène Dole » et sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur en qualité d’administrateur départemental de l’Association nationale des combattants volontaires de la Résistance.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000002495817
Bibliothèque nationale de France. Le catalogue général et Data BnF référencent André Dole (1920-2019) comme coauteur avec Constance Rameaux de Mémoires du Grand Dole, publié par Aéropage en 2013, et confirment ainsi l’existence bibliographique de son témoignage.
https://catalogue.bnf.fr/
Bibliothèque municipale de Dijon. La notice bibliographique de La Résistance dans le Jura confirme l’édition de l’ouvrage de François Marcot, avec la collaboration d’Angèle Baud, chez Cêtre à Besançon en 1985, ainsi que son caractère d’ouvrage de référence sur la Résistance jurassienne.
https://bm.dijon.fr/Default/doc/SYRACUSE/473031/la-resistance-dans-le-jura-francois-marcot
Le Progrès. L’article « Les mémoires du grand Dole », publié le 28 décembre 2013, apporte des renseignements issus du témoignage autobiographique d’André Dole concernant sa jeunesse, sa mobilisation, son arrestation, son évasion, les combats de Mouthe et Pontarlier et la poursuite de son engagement militaire jusqu’en Extrême-Orient.
https://www.leprogres.fr/sortir/2013/12/28/les-memoires-du-grand-dole
Le Progrès. La nécrologie « Adieu à André Dole », publiée le 18 avril 2019, fournit des éléments sur sa naissance, sa famille, sa jeunesse, sa carrière professionnelle et agricole, son activité syndicale, ses distinctions et sa vie familiale après-guerre.
https://www.leprogres.fr/jura-39-edition-champagnole/2019/04/18/adieu-a-andre-dole
Mémoire Vive de la Résistance. La notice « DOLE André Alias Grandole » rassemble les éléments concernant son rôle de chef de maquis, son pseudonyme et ses liens avec plusieurs résistants de la région de Champagnole. Elle a été confrontée aux nouvelles sources disponibles pour la présente notice.
https://mvr.asso.fr/dole-2/