Léonard GILLE, alias Marie, né le 29 avril 1904 à Caen, Calvados, France, mort le 23 janvier 1971 à Caen, Calvados, France.
Léonard Gille exerce la profession d’avocat à Caen. Avant-guerre, il est engagé dans la vie politique locale au sein du Parti radical. Les Archives du Calvados conservent un fonds Léonard et Janine Gille, coté 66J/1-66J/13, couvrant la période 1940-2002.
Engagement dans la Résistance
En juillet 1941, Léonard Gille intègre l’Armée des Volontaires, qui rejoint ensuite l’Organisation civile et militaire. Il devient l’adjoint d’Eugène Meslin, chef d’état-major de Marcel Girard, alias Moreau, responsable de l’organisation pour la Normandie, puis de Pierre Bouchard lors de la fusion avec Ceux de la Résistance.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Armée des Volontaires, Organisation civile et militaire, Ceux de la Résistance, réseau Marie-Odile, Comité départemental de Libération du Calvados, Forces françaises de l’Intérieur.
Les Archives du Calvados indiquent également que Léonard Gille et Louise Boitard s’occupent du réseau Marie-Odile, spécialisé dans l’aide aux aviateurs alliés.
Missions et actions
Léonard Gille participe à la structuration de la Résistance dans le Calvados.
Avec Louise Boitard, dite Janine, il prend part au réseau Marie-Odile et entretient des liaisons avec Léa Vion, directrice de la Maison maternelle départementale du Calvados.
En septembre 1943, il représente le Parti radical au Comité départemental de Libération clandestin, dont il est élu président. Après une vague d’arrestations fin 1943, il entre dans une clandestinité complète et quitte le Calvados.
Après le Débarquement, il revient dans le Calvados et reçoit provisoirement la mission d’assurer le commandement de la subdivision M1 des FFI, couvrant Calvados, Manche et Eure.
Il met en place la compagnie Scamaroni, dirigée par Georges Poinlane, et combat aux côtés des Alliés lors de la libération de Caen.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne mentionnent pas d’arrestation ni de déportation. Elles indiquent qu’il échappe à la répression en entrant dans la clandestinité après les arrestations de la fin 1943.
Camarades de combat
Eugène Meslin, Marcel Girard, Pierre Bouchard, Louise Boitard dite Janine Gille, Léa Vion, René Duchez, Léon Dumis, André Masseron et Georges Poinlane sont mentionnés dans le fonds des Archives du Calvados.
Retour à la vie civile
Après la libération complète de Caen le 20 juillet 1944, Léonard Gille réunit officiellement le Comité de Libération du Calvados, qu’il préside jusqu’à sa dissolution à la fin de 1945.
Il participe également à la parution du journal Liberté de Normandie, dont le premier numéro date du 13 juillet 1944. Après la guerre, il poursuit une carrière politique : vice-président du Parti radical-socialiste, il est élu conseiller général du canton de Bourguébus en septembre 1945 et demeure vice-président de l’Assemblée départementale jusqu’à sa mort le 23 janvier 1971.
Décorations
- Médaille de la résistance Française avec rosette par décret du 25 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source Ordre de la libération
- Côte du dossier : 1O26846
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Le fonds 66J des Archives du Calvados constitue un lieu documentaire majeur de mémoire. Des ressources publiques du Calvados et de sites mémoriels consacrent des portraits à Léonard Gille. Wikipédia signale également sa sépulture, mais cette information n’a pas été utilisée comme source principale.
Références bibliographiques
Le Calvados dans la guerre 1939-1945 Jean Quellien, OREP Éditions, Bayeux, 2017. Ouvrage cité par les Archives du Calvados dans le fonds 66J ; il constitue une référence régionale importante pour la Résistance et la guerre dans le Calvados.
La Résistance en Normandie Ouvrages et travaux régionaux de Jean Quellien et des Archives du Calvados, utiles pour replacer Léonard Gille dans l’organisation résistante départementale.
Dictionnaire historique de la Résistance François Marcot dir., Robert Laffont, Paris, 2006. Ouvrage général utile pour le contexte national des mouvements et réseaux mentionnés.
Références internet
Archives du Calvados Fonds 66J Léonard et Janine Gille ; source principale, avec biographie, cotes, fonds d’archives, réseaux, responsabilités et parcours après-guerre. https://archives.calvados.fr/ark:/52329/c0482brqw95s
Préfecture du Calvados Portrait Léonard Gille ; notice mémorielle récente publiée dans le cadre du 80e anniversaire du Débarquement et de la Libération de la Normandie. https://www.calvados.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/80e-anniversaire-du-Debarquement-et-de-la-liberation-de-la-Normandie/Ressources-historiques-et-sites-memoriels/Portraits/Resistants-veterans-acteurs-et-temoins-du-Debarquement-et-de-la-bataille-de-Normandie/Leonard-GILLE
SGM Caen Notice Léonard Gille ; source locale détaillée sur son engagement politique et résistant dans le Calvados. https://sgmcaen.free.fr/resistance/leonard-gille.htm
SGM Caen Page consacrée au réseau Marie-Odile dans le Calvados ; confirme son rôle local dans le réseau d’évasion. https://sgmcaen.free.fr/resistance/reseau-marie-odile.htm
Le Monde Archive du 13 septembre 1962 mentionnant Léonard Gille comme ancien chef du service de renseignements de la Résistance en Normandie. https://www.lemonde.fr/archives/article/1962/09/13/m-et-mme-leonard-gille-heros-de-la-resistance-dans-le-calvados-sont-recus-au-congres-et-a-la-maison-blanche_2372680_1819218.html
Dossier d’homologation consulté
Les Archives du Calvados signalent des dossiers individuels d’homologation dans les documents en relation, notamment 6J/41, Archives de Jean Mirey, responsable départemental des FFI. Le dossier individuel de Léonard Gille n’a pas été consulté directement dans les présentes recherches.
Observations Fiabilité A. Cette notice repose sur plusieurs sources concordantes, dont le fonds Léonard Gille conservé aux Archives départementales du Calvados. Son identité, son engagement dans la Résistance, son rôle dans l’OCM, le réseau Marie-Odile, les FFI et le Comité départemental de Libération sont confirmés par plusieurs sources indépendantes. Les divergences relevées sont mineures et n’affectent pas les éléments essentiels de son parcours.
Sources consultées le 2 juin 2026
Archives du Calvados : fonds 66J Léonard et Janine Gille ; source principale pour le parcours résistant, les responsabilités, les cotes et le retour à la vie publique. https://archives.calvados.fr/ark:/52329/c0482brqw95s
Préfecture du Calvados : portrait Léonard Gille ; confirme l’importance mémorielle de la figure. https://www.calvados.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/80e-anniversaire-du-Debarquement-et-de-la-liberation-de-la-Normandie/Ressources-historiques-et-sites-memoriels/Portraits/Resistants-veterans-acteurs-et-temoins-du-Debarquement-et-de-la-bataille-de-Normandie/Leonard-GILLE
SGM Caen : notice Léonard Gille ; confirme le rôle local dans la Résistance. https://sgmcaen.free.fr/resistance/leonard-gille.htm
SGM Caen : réseau Marie-Odile dans le Calvados ; confirme le rattachement au réseau. https://sgmcaen.free.fr/resistance/reseau-marie-odile.htm
Le Monde : archive de 1962 ; mentionne Léonard Gille comme ancien chef du service de renseignements de la Résistance en Normandie. https://www.lemonde.fr/archives/article/1962/09/13/m-et-mme-leonard-gille-heros-de-la-resistance-dans-le-calvados-sont-recus-au-congres-et-a-la-maison-blanche_2372680_1819218.html
Maitron Résistance : aucune notice individuelle probante retrouvée.
Ordre de la Libération : aucune notice individuelle retrouvée.
Base Léonore : aucune notice confirmée retrouvée.
Mémoire des Hommes / SHD : dossier non consulté directement.