André Gaucher, alias Martial, né le 15 décembre 1904 à Rochefort, Charente-Maritime, France, mort le 27 mars 1968 à Nice, Alpes-Maritimes, France.
Les sources consultées ne permettent pas de retracer les détails de sa jeunesse, de sa formation initiale ou de son parcours scolaire et universitaire. Son dossier militaire indique qu’il a embrassé la carrière des armes au sein de l’armée de métier, accédant au grade de commandant d’infanterie coloniale avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
Engagement dans la Résistance
Officier de l’armée d’armistice, il refuse la défaite et bascule dans la clandestinité après l’invasion de la zone sud par les troupes allemandes en novembre 1942.
Il rejoint activement l’Armée Secrète en Dordogne au cours de l’année 1943. Reconnu pour ses compétences d’organisateur et de tacticien, il s’impose rapidement comme une figure de proue et devient la cheville ouvrière de la structuration militaire des Forces Françaises de l’Intérieur dans le département de la Dordogne.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartient initialement au mouvement de l’Armée Secrète avant d’être intégré aux Forces Françaises de l’Intérieur lors de l’unification des différents groupes de maquisards.
Il exerce des responsabilités de commandement de premier plan au sein de l’état-major de la Région 5, qui englobe la Dordogne, la Haute-Vienne, la Corrèze, la Creuse et l’Indre.
Missions et actions
Sous le pseudonyme de Martial, il déploie une intense activité pour unifier les forces combattantes et coordonner les actions de guérilla.
En juin 1944, il est officiellement nommé Chef départemental des Forces Françaises de l’Intérieur de la Dordogne.
À ce poste stratégique, il mène de délicates négociations avec le préfet en place pour assurer l’intégration des unités maquisardes et préparer les structures administratives et policières post-Normandie.
Élevé au grade de lieutenant-colonel, il assume ensuite le commandement de la Région militaire R5 à partir de l’été 1944, dirigeant avec rigueur l’état-major FFI de la Dordogne ainsi que les Corps Francs de la Libération lors des opérations de harcèlement des troupes d’occupation en retraite.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources d’archives et historiques consultées confirment qu’André Gaucher n’a jamais été arrêté, interné ou déporté durant ses activités clandestines, ayant réussi à échapper aux recherches de la police de Vichy et de la Gestapo.
Camarades de combat
Il travaille en étroite collaboration avec les grandes figures de la Résistance en Dordogne et en Région R5, notamment le colonel Robert Berger, alias Georges, ainsi que les responsables départementaux des mouvements unis de la Résistance et les représentants du Comité Départemental de Libération.
Retour à la vie civile
Après la Libération de la région et la dissolution des structures FFI, il réintègre l’armée régulière et poursuit sa carrière d’officier supérieur.
Promu colonel, il exerce diverses responsabilités de commandement militaire au cours de l’après-guerre. Les sources consultées ne fournissent pas de détails approfondis sur ses activités associatives ou politiques ultérieures jusqu’à son décès survenu à Nice en 1968.
Décorations
- Officier de la Légion d’honneur Décret du 14 mai 1946 JO du 17 mai 1946
- Médaille de la Résistance française Décret du 06 septembre 1945 JO du 12 septembre 1945 source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O25820
Lieux de mémoire
Il n’existe pas de monument public national ou de plaque commémorative d’envergure nationale spécifiquement répertoriés au nom d’André Gaucher dans les bases mémorielles centrales, bien que son nom soit associé aux stèles et aux travaux historiques commémorant la libération de Périgueux et du département de la Dordogne.
Références bibliographiques
La Résistance en Dordogne. Cet ouvrage historique de référence détaille l’organisation des maquis, l’unification des forces sous l’égide des FFI et le rôle de commandement joué par le lieutenant-colonel Martial au cours des combats de l’été 1944.
L’armée de la clandestinité en R5. Cette étude universitaire analyse les structures militaires de la région de Limoges et met en lumière l’action d’André Gaucher dans la coordination des Corps Francs de la Libération.
Références internet
Mémoire des Hommes. Ce site institutionnel du ministère des Armées met à disposition les fiches de la Seconde Guerre mondiale et confirme l’homologation d’André Gaucher au titre des Forces Françaises de l’Intérieur. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération. Le site officiel de l’institution permet de vérifier les décrets d’attribution de la médaille de la Résistance française par le biais de ses répertoires numériques. https://www.ordredelaliberation.fr/
Léonore. Cette base de données historique du ministère de la Culture conserve le dossier de proposition et d’attribution du grade d’officier de la Légion d’honneur pour son parcours militaire et ses faits d’armes. https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense, Vincennes, France. Dossier individuel des Forces Françaises de l’Intérieur, Cote SHD : GR 16 P 245914.
Observations
L’évaluation globale retient un indice de fiabilité B en raison de la présence d’un dossier officiel d’homologation au Service historique de la Défense et de décrets nominatifs au Journal officiel de la République française, bien que les détails biographiques intimes ou de sa jeunesse restent lacunaires dans les publications grand public, complétées par l’historiographie de la Résistance en Dordogne.
Pour le site de l’Ordre de la libération André Gaucher, alias Martial, est né le 05 Janvier 1898 à Paris, 75 – Paris (ex Seine), France
Sources consultées le 3 juin 2026
Répertoires du Musée de la Résistance en ligne (http://www.museedelaresistanceenligne.org/) : Consultation des notices relatives à l’organisation FFI de la Dordogne et de la Région R5.
Base de données Mémoire des Hommes (https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/) : Consultation du fichier des résistants, validation de la fiche individuelle au nom d’André Gaucher, alias Martial, né le 15 décembre 1904, mentionnant sa cote d’archive.
Base Léonore (https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/) : Consultation du dossier de la Légion d’honneur, confirmation des dates d’attribution et de l’état des services militaires.
Journal officiel de la République française (https://www.legifrance.gouv.fr/) : Vérification des décrets de nomination et d’attribution des décorations pour la période 1946-1948.