Georges Louis Adolphe Antoine GALY-GASPARROU, né le 7 décembre 1896 à Massat, Ariège, France, mort le 16 janvier 1979 à Massat, Ariège, France.
Georges Galy-Gasparrou est issu d’une famille ariégeoise de notables et d’élus.
La base Sycomore de l’Assemblée nationale indique qu’il est le fils de Léon Galy-Gasparrou, qu’il soutient un doctorat en droit à la faculté de Toulouse, puis devient avocat et magistrat. Les sources secondaires recoupées confirment son engagement volontaire pendant la Première Guerre mondiale.
Les sources consultées confirment qu’il refuse de prêter serment au maréchal Pétain et qu’il est révoqué.
La notice encyclopédique détaillée et plusieurs sources historiques locales le présentent ensuite comme engagé très tôt dans la Résistance ariégeoise, d’abord dans un réseau d’évasion, puis dans l’organisation du maquis d’Èzes.
L’Assemblée nationale confirme plus prudemment qu’il rejoint pendant la guerre le Mouvement de Libération nationale et participe à l’action du Comité départemental de libération.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Le point le mieux assuré par une source institutionnelle est son rattachement au Mouvement de Libération nationale et au Comité départemental de libération de l’Ariège.
Le répertoire du SHD diffusé par le Musée de la Résistance en ligne atteste par ailleurs l’existence d’un dossier administratif de résistant homologué à son nom, sous la cote GR 16 P 241078. Les sources secondaires détaillées lui attribuent aussi un rôle dans un réseau d’évasion mis en place dès 1940 et dans le maquis d’Èzes.
Missions et actions
Selon les sources secondaires recoupées, Georges Galy-Gasparrou constitue dès août 1940 un réseau d’évasion à l’initiative d’anciens officiers de réserve républicains.
Des sources mémorielles locales et des aperçus Maitron le présentent ensuite comme responsable militaire du maquis d’Èzes, dans le Couserans. Ces éléments sont cohérents avec la trajectoire résistante globale attestée par son homologation SHD, mais ils reposent, pour le détail des fonctions opérationnelles, sur des sources moins fortes que pour son état civil et sa carrière politique.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources secondaires détaillées indiquent qu’il est arrêté par la Gestapo le 14 septembre 1943, interné, condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Toulouse, puis finalement libéré de la prison Saint-Michel le 19 août 1944.
Ces éléments ne sont pas confirmés ici par une source institutionnelle de même niveau que Sycomore ou le SHD ; ils doivent donc être tenus pour fortement plausibles mais non entièrement recoupés dans cette recherche.
Camarades de combat
Les sources mémorielles locales associent son nom à Joseph Tarbouriech dans l’organisation du maquis d’Èzes. Un aperçu Maitron le place aussi dans le même environnement résistant que Marie Loubet et d’autres acteurs du maquis du Couserans. Les sources consultées ne permettent toutefois pas d’établir une liste plus complète et sûre de ses compagnons de lutte.
Retour à la vie civile
La documentation est ici abondante. Réintégré dans la magistrature après la Libération, Georges Galy-Gasparrou devient conseiller à la cour d’appel de Bordeaux, puis procureur général près la Haute Cour de justice selon les sources secondaires détaillées.
L’Assemblée nationale documente ensuite de façon sûre sa carrière politique nationale : député de l’Ariège de 1945 à 1958, secrétaire d’État à l’Information en 1955, puis secrétaire d’État à la Présidence du Conseil chargé des relations avec les Assemblées en 1957. Il reste parallèlement une figure politique locale majeure à Massat.
Décorations
- Officier de la Légion d’honneur. Décoration mentionnée par des sources secondaires et par un article de presse de référence ; le décret et la date de publication au Journal officiel n’ont pas été retrouvés dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance française avec rosette. par décret du 24 Avril 1946 JO du 17 Mai 1946 source Ordre de la Libération.
- Croix de guerre. Décoration mentionnée par Wikipédia comme décoration militaire issue de la Première Guerre mondiale ; le décret ou la citation précise n’ont pas été retrouvés dans cette recherche.
- Côte du dossier : 1O25275
Lieux de mémoire
Massat, Ariège, France, demeure le principal lieu de mémoire associé à Georges Galy-Gasparrou.
Les sources locales et parlementaires consultées rappellent son ancrage durable dans cette commune, dont il fut maire pendant plusieurs décennies. Les sources consultées ne m’ont pas permis d’identifier, dans cette recherche, une plaque ou une rue précisément documentée par une source officielle en ligne.
Références bibliographiques
Louis Claeys, Deux siècles de vie politique dans le département de l’Ariège 1789-1989. Cet ouvrage, cité dans les notices consultées, est utile pour replacer Georges Galy-Gasparrou dans la longue histoire politique ariégeoise et pour comprendre son implantation locale avant et après la guerre.
Liora Israël, Robes noires, années sombres. Avocats et magistrats en résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Ouvrage de référence cité par les travaux académiques consultés sur les magistrats résistants ; il permet d’éclairer le cas de Georges Galy-Gasparrou dans le cadre plus large des résistances judiciaires.
Alain Bancaud, “Histoire d’une conversion : les magistrats résistants après la Libération au service de la réaffirmation de la nouvelle raison d’État”. Cette étude de synthèse sur les magistrats résistants permet d’élargir la recherche au contexte collectif dans lequel s’inscrit le parcours de Georges Galy-Gasparrou, même si elle ne remplace pas, pour son cas précis, les sources nominatives.
Références internet
Assemblée nationale – Sycomore. Notice institutionnelle donnant l’état civil, la formation, les mandats et une synthèse biographique précieuse, notamment pour son rattachement au Mouvement de Libération nationale et au Comité départemental de libération. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/3233
Musée de la Résistance en ligne. Répertoire SHD de la sous-série GR 16 P confirmant l’existence d’un dossier administratif de résistant homologué à son nom, avec sa date et son lieu de naissance, sous la cote GR 16 P 241078. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_G.pdf
Le Monde. Présentation biographique publiée lors de son entrée au gouvernement, utile pour confirmer son état civil, sa carrière parlementaire et la mention de ses décorations résistantes. https://www.lemonde.fr/archives/article/1957/06/18/les-nouveaux-secretaires-d-etat_2316120_1819218.html
Mairie du Port. Source mémorielle locale donnant des éléments sur le maquis d’Èzes et le rôle attribué à Georges Galy-Gasparrou comme responsable militaire. Cette source est utile mais de valeur inférieure à une base institutionnelle nationale, ce qui impose prudence et recoupement. https://le-port-ariege.fr/index.php/vie-locale/histoire-du-port/
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense, sous-série GR 16 P, cote GR 16 P 241078, signalée par le répertoire du Musée de la Résistance en ligne. Le dossier lui-même n’a pas été consulté directement dans cette recherche.
Observations
Les sources concordent sur l’état civil, sur l’existence d’un dossier SHD homologué et sur son engagement résistant. En revanche, le détail de ses activités clandestines, de son arrestation et de sa condamnation à mort repose ici principalement sur des sources secondaires détaillées et sur des sources mémorielles locales, non sur un dossier d’archives directement consulté. Une divergence de formulation existe aussi avec le cas de Paul Didier : les sources institutionnelles sur Paul parlent du seul refus public du serment à Paris, tandis que les sources secondaires sur Georges évoquent un autre refus dans un autre cadre.
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, recherches nominatives sur « Paul DIDIER » et « Georges GALY-GASPARROU » : vérification préalable de l’absence de notice individuelle exacte dans les résultats consultés.
Ministère de la Justice, page « Cinq grandes figures des XIXe et XXe siècles » : synthèse institutionnelle sur Paul Didier, son refus du serment, son internement et son assignation à résidence.
École nationale de la magistrature, article de Jean-Paul Jean : étude détaillée sur Paul Didier, sa biographie, son acte du 2 septembre 1941, son internement et sa postérité mémorielle.
Cour d’appel de Paris, page d’hommage : confirmation du rôle mémoriel de Paul Didier dans l’histoire judiciaire française et de ses fonctions après la Libération.
Base Léonore : confirmation pour Paul Didier de la qualité de magistrat, de résistant et de ses décorations principales.
Assemblée nationale, base Sycomore : état civil, formation, carrière politique et rattachement au Mouvement de Libération nationale pour Georges Galy-Gasparrou.
Musée de la Résistance en ligne, répertoire SHD GR 16 P lettre G : signalement du dossier administratif homologué de Georges Galy-Gasparrou sous la cote GR 16 P 241078.
Le Monde, présentation gouvernementale de 1955 et 1957 : mentions des fonctions ministérielles et des décorations de Georges Galy-Gasparrou.
Sources mémorielles locales ariégeoises : éléments sur le maquis d’Èzes et le rôle attribué à Georges Galy-Gasparrou.
Wikipédia, notices Paul Didier et Georges Galy-Gasparrou : utilisées comme sources secondaires détaillées d’orientation et recoupées autant que possible.