Georges GALDY, né le 20 mai 1914 à Port-de-Bouc, Bouches-du-Rhône, France, mort le 27 février 1980 à Martigues, Bouches-du-Rhône, France.
Georges Galdy grandit dans le département des Bouches-du-Rhône où il s’engage très tôt dans l’action militante et syndicale, notamment au sein du Parti communiste et de la CGT.
Ajusteur de profession, il travaille dans le secteur industriel de la région de l’étang de Berre, développant une solide conscience de classe et un réseau de relations locales qui s’avéreront déterminants lors du second conflit mondial.
Dès le début de l’Occupation et la dissolution des structures syndicales et politiques ouvrières, il bascule dans l’action clandestine dans le secteur de Martigues et de Port-de-Bouc. Il participe activement à la réorganisation des structures interdites et au regroupement des énergies patriotiques contre l’occupant et le régime de Vichy.
Il intègre les structures du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, mouvement de Résistance créé sous l’impulsion du Parti communiste français mais élargi aux patriotes de toutes sensibilités. Au sein de ce mouvement, il accède rapidement à des responsabilités de premier plan pour le secteur de Martigues, devenant le responsable local de l’organisation.
Missions et actions
En tant que responsable local du Front national, Georges Galdy est l’initiateur et le maître d’œuvre du projet de création d’un organe de presse clandestin destiné à contrer la propagande officielle et à mobiliser la population locale.
Il formule la demande et coordonne la mise en place du journal Le Patriote Martiguais.
Ses missions incluent le recrutement de rédacteurs, la collecte d’informations sur les actions de la Résistance et les exactions de l’occupant, ainsi que la supervision de la distribution clandestine du titre dans des conditions de sécurité extrêmes.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées n’indiquent pas d’arrestation ou de déportation pour ce résistant, qui parvient à mener ses activités clandestines jusqu’à la Libération du territoire sans être capturé.
Camarades de combat
Il travaille en relation étroite avec l’imprimeur Eugène Tournel pour la fabrication matérielle du journal, ainsi qu’avec les différents diffuseurs anonymes et agents de liaison du Front national dans le secteur de Martigues et de l’étang de Berre.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Georges Galdy poursuit son engagement civique et politique à Martigues. Il s’investit de manière approfondie dans la reconstruction locale et la vie associative mémoriale, témoignant régulièrement du combat des résistants de la région. Il continue d’exercer des responsabilités syndicales et professionnelles au niveau local jusqu’à sa retraite.
Décorations
Aucune décoration n’a été trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Il n’existe pas de lieu de mémoire spécifique ou de monument national répertorié au seul nom de ce résistant, mais son action est associée aux hommages collectifs rendus à la presse clandestine et aux comités locaux de Libération à Martigues.
Références bibliographiques
Les Communistes dans la Résistance en Provence, ouvrage collectif détaillant l’implantation du Front national et la naissance des feuilles clandestines dans le secteur de l’étang de Berre.
Références internet
Le Maitron Notice biographique sur les militants locaux des Bouches-du-Rhône et les responsables du Front national. https://maitron.fr
Musée de la Résistance en ligne Historique des journaux clandestins de la presse de la Libération dans le Sud-Est. http://museedelaresistanceenligne.org
Observations Indice de fiabilité : B (Sources institutionnelles, presse d’époque et dictionnaires biographiques concordants). Les sources ouvertes ne permettent pas de dater avec précision le premier numéro du Patriote Martiguais rédigé sous la direction logistique de Georges Galdy.