Christiane Adrienne Jeanne FRAHIER, née le 3 octobre 1918 à Tours (Indre-et-Loire), morte le 12 décembre 1942 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines),Française.
Christiane Frahier, formée comme infirmière, s’installe en région parisienne avant-guerre.Cette donnée ressort d’un dossier associatif local et n’a pas été retrouvée telle quelle dans les instruments mis en ligne par les services d’archives.
À l’automne 1941, Christiane Frahier est choisie par Joël Le Tac pour assurer la fonction de secrétaire du groupe clandestin qui deviendra le réseau Overcloud, actif entre Paris, la Bretagne et Rennes.
Cette responsabilité de secrétariat – cœur logistique des rendez-vous, des contacts et de la sûreté – est explicitement mentionnée dans la notice de référence consacrée à Joël Le Tac.
Réseau Overcloud (BCRA/SOE, section RF) : l’appartenance de Christiane Frahier est corroborée par la notice « Joël Le Tac » du Musée de la Résistance en ligne et par l’inventaire des « Dossiers des réseaux, des agents et des missions » (sous-série GR 28 P 4) qui fait apparaître un « Dossier individuel de Christiane FRAHIER », avec renvoi à son dossier nominatif d’homologation en GR 16 P 232349.
Au service d’Overcloud, Christiane Frahier tient la fonction de secrétaire : gestion des consignes, appui aux liaisons, soutien aux opérateurs radio et au chef de mission. La notice muséale souligne la structuration rapide du groupe à Paris et en Bretagne, dans un contexte de forte pression policière et de risques croissants liés à la radiogoniométrie.
Arrestation / évasion / déportation
Le 27 janvier 1942, Christiane Frahier est arrêtée à Rennes, dans un café, par des policiers allemands alors qu’elle se trouve en compagnie d’un autre membre du réseau. Elle est incarcérée et interrogée ; un site associatif (croisé avec les sources muséales) évoque une détention à la prison de la Santé.
Elle décède le 12 décembre 1942 à Saint-Germain-en-Laye ; la mention de ce décès, ainsi que son statut de « Morte pour la France », sont signalées dans des répertoires qui renvoient aux bases officielles.
Camarades de combat
Son environnement immédiat comprend Joël Le Tac (chef d’Overcloud), ainsi que les agents engagés dans les premières liaisons et transmissions du réseau entre l’automne 1941 et l’hiver 1942.
Décorations
- Médaille de la Résistance française : attribution à titre posthume par décret du 19 août 1953 (Journal officiel du 25 août 1953).
La référence est donnée par un répertoire qui renvoie à l’Ordre de la Libération et au Journal officiel ; la vérification directe sur les tables de l’Ordre demeure à poursuivre du fait de l’outil de recherche nominative.
Lieux de mémoire
Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) : « place Christiane-Frahier » ; la dénomination communale confirme l’hommage public à la résistante.
Références bibliographiques
- Les services secrets du général de Gaulle. Le BCRA, 1940-1944, Sébastien Albertelli, Perrin, 2009. Analyse de la création et du fonctionnement du BCRA, de ses sections et de ses missions clandestines. L’ouvrage éclaire le contexte d’Overcloud, les liaisons avec le SOE et la place des secrétariats de réseau dans la sécurité opérationnelle et la transmission.
- SOE in France, 1940-1944, M. R. D. Foot, HMSO, rééd. multiples. Histoire officielle du SOE en France ; présente les premières infiltrations de la section RF, la logistique maritime et les contraintes techniques des émissions radio qui conditionnent la sûreté des groupes tels qu’Overcloud.
- Le Morbihan en guerre, 1939-1945, Roger Leroux, Floch ; rééd. Imprimerie de la Manutention, 1997. Synthèse locale précieuse pour suivre l’implantation des réseaux en Bretagne, les filières et les coups de filet de 1942 ; utile à la contextualisation des actions d’Overcloud côté armoricain.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne – « Joël Le Tac ». Notice de référence sur la mission/réseau Overcloud, ses effectifs et les arrestations de janvier-février 1942, avec mention explicite de Christiane Frahier. https://museedelaresistanceenligne.org/media10421-Jol-Le-Tac
- Service historique de la Défense (via MRN) – Inventaire GR 28 P 4. Inventaire des dossiers des réseaux, agents et missions ; entrée « Dossier individuel de Christiane FRAHIER », renvoi GR 16 P 232349. https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/196.pdf
- Ville de Saint-Germain-en-Laye – Toponymie. Dénomination d’une place au nom de Christiane Frahier, rappel biographique succinct. Lien : https://www.saintgermainenlaye.fr
- Wiki-Séné (association mémorielle locale). Fiche biographique synthétique (dates, arrestation, décès), à utiliser en complément des bases publiques. URL : https://www.wiki-sene.fr/
- Répertoire « Morts pour la France / Médaillés » (agrégateur généalogique). Renvoie aux bases Mémoire des Hommes et Ordre de la Libération ; mentionne la Médaille de la Résistance (décret 19/08/1953 ; JO 25/08/1953).https://www.geneafrance.org
- Dossier d’homologation GR 16 P 232349 (dossier nominatif signalé) ; mention repérée dans l’inventaire GR 28 P 4.