Henri Julien Raymond Octave Félix FÉRÉOL, alias « Sauvage », né à Soissons (Aisne), date de naissance non établie avec certitude dans les résultats accessibles, mort le 30 novembre 1962 à Paris, français.
Henri Féréol commence sa carrière comme ouvrier typographe à l’imprimerie de La Démocratie, dirigée par Marc Sangnier. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé à Verdun en 1916 puis rejoint l’aviation comme pilote de chasse. Après la guerre, il retourne au monde de la presse.
Engagement dans la Résistance
Dès 1940, il entre dans la Résistance sous le pseudonyme de « Sauvage ». Son engagement s’inscrit dans le milieu démocrate-chrétien lié à Marc Sangnier et à la Jeune République.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Féréol rejoint l’équipe de Valmy, dont la Bibliothèque nationale de France confirme la participation à la publication clandestine. Après la désorganisation du premier groupe, il participe aux activités qui conduisent au mouvement Résistance.
Missions et actions
Il participe à la rédaction de Valmy et à différentes activités clandestines. Les sources secondaires détaillées lui attribuent l’organisation d’une manifestation patriotique place des Pyramides, une participation au groupe de la rue de Lille, l’aide aux réfractaires du Service du travail obligatoire et aux prisonniers de guerre grâce à de faux papiers et cartes de ravitaillement, ainsi que la transmission de renseignements militaires à Londres.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ou déportation certaine n’a été retrouvée dans les résultats consultés.
Camarades de combat
Raymond Burgard et Maurice Lacroix appartiennent à son environnement clandestin direct. Il est également lié à Marcel Renet dans le milieu qui donne naissance au mouvement Résistance.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Henri Féréol reprend son activité journalistique et devient notamment chroniqueur parlementaire. Il meurt à Paris le 30 novembre 1962.
Décorations
Les sources secondaires lui attribuent plusieurs distinctions liées à son service pendant les deux guerres, notamment la Croix de guerre et la Médaille militaire pour la Première Guerre mondiale.
Une distinction datée du 3 août 1946 est également signalée, mais son intitulé n’a pas pu être vérifié avec assez de précision dans les résultats institutionnels accessibles ; elle n’est donc pas attribuée ici de manière affirmative.
Lieux de mémoire
Sa mémoire est attachée aux archives de la presse clandestine Valmy et aux milieux issus de la Jeune République et de Marc Sangnier.
Références bibliographiques
Un seul ennemi, l’envahisseur, Paul Simon [Paulin Bertrand], Londres, 1943. Témoignage contemporain sur le milieu de Valmy auquel Féréol appartient.
L’Âme commune, Bulletin des Amitiés Marc Sangnier, décembre 1962. Publication mémorielle citée parmi les sources relatives à sa trajectoire et à son décès.
Références internet
Bibliothèque nationale de France. La notice bibliographique de Valmy cite explicitement Henri Féréol parmi les contributeurs au journal clandestin. BnF — Valmy
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P certaine n’a été retrouvée dans les résultats ouverts consultés.
Observations
L’état civil complet de Féréol apparaît dans des sources secondaires, mais la date exacte de naissance n’a pas pu être suffisamment vérifiée dans les résultats accessibles. Elle n’est donc pas restituée par déduction.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — Fiabilité bonne. Son identité, son activité professionnelle et son engagement dans Valmy sont établis par des sources concordantes, dont la Bibliothèque nationale de France ; plusieurs détails biographiques demanderaient toutefois une consultation directe du dossier Léonore ou de l’état civil.
Chronologie
| Date | Événement |
| 1916 | Blessé à Verdun ; passage ultérieur dans l’aviation |
| 1940 | Entrée en Résistance sous le pseudonyme « Sauvage » |
| 1941 | Participation à Valmy |
| 1942-1944 | Poursuite d’activités clandestines et aide aux réfractaires |
| après 1944 | Journaliste et chroniqueur parlementaire |
| 30 novembre 1962 | Décès à Paris |
Sources consultées
Bibliothèque nationale de France. La notice du journal clandestin Valmy a confirmé la participation d’Henri Féréol à la publication. Catalogue général BnF — Valmy
Documentation biographique secondaire sur Henri Féréol. Elle a permis de recouper son pseudonyme « Sauvage », son passé de typographe, son activité résistante, son retour au journalisme et son décès le 30 novembre 1962.