La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Jacques ERB, né à une date et en un lieu non retrouvés lors des présentes recherches, mort à une date et en un lieu non retrouvés, français.

L’état civil, la famille, la formation et la profession initiale de Jacques Erb n’ont pas été établis.

Il entra au corps des sapeurs-pompiers de Belfort en 1942. Cette appartenance professionnelle joua un rôle essentiel dans son activité clandestine, les pompiers bénéficiant de cartes de circulation nocturne, de véhicules et de possibilités de déplacement moins immédiatement suspectes.

Engagement dans la Résistance

Jacques Erb rejoignit le mouvement Lorraine et devint l’un de ses responsables dans le secteur de Belfort. Il fut en contact permanent avec René Fallas-Magnin, chef régional, ainsi qu’avec Henri Dugois et Henri Chaignot, responsables départementaux.

Son activité s’inscrivit dans une mobilisation collective d’une partie importante du corps des sapeurs-pompiers de Belfort, engagé dans la diffusion de la presse clandestine, les liaisons, le transport de responsables et l’aide aux réfractaires.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Jacques Erb appartenait au mouvement Lorraine et fut également intégré aux Forces françaises de l’intérieur. Une source consacrée à la Libération le désigne comme sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et membre de la brigade Alsace-Lorraine.

Le corps des sapeurs-pompiers de Belfort constitua pour Lorraine un réseau de circulation et d’appui particulièrement efficace, en relation avec les responsables locaux de la Résistance et l’état-major des Forces françaises de l’intérieur.

Missions et actions

Jacques Erb participa à la réception et à la diffusion des journaux clandestins Défense de la France et Lorraine. Les exemplaires, reçus de Paris, Montbéliard ou Nancy, étaient répartis dans les postes de pompiers puis déposés de nuit dans les boîtes aux lettres.

Les pompiers servirent d’agents de liaison entre les responsables du mouvement, puis entre les membres de l’état-major des Forces françaises de l’intérieur. Ils transportèrent également des responsables, des réfractaires au Service du travail obligatoire et des personnes recherchées. René Fallas lui-même bénéficia de ce dispositif lorsqu’il fut évacué vers la gare de Lure.

Après les arrestations massives d’octobre et novembre 1943, les pompiers chargés d’apporter avec la Croix-Rouge des repas aux détenus de la caserne Friedrich transmirent clandestinement des messages entre les prisonniers et leurs familles.

Les ambulances furent aussi utilisées pour transporter des responsables locaux, notamment l’abbé Dufay, commandant militaire du maquis du Territoire de Belfort. Le poste des Forges servit ponctuellement de lieu de réunion à l’état-major des Forces françaises de l’intérieur.

À la Libération, Jacques Erb, devenu sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et membre de la brigade Alsace-Lorraine, guida des combattants dans Belfort et participa à la prise des symboles de l’occupation allemande. Une source lui attribue notamment l’enlèvement du drapeau à croix gammée flottant sur un bâtiment de la ville.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, détention ou déportation de Jacques Erb n’a été retrouvée dans les sources consultées.

Son témoignage postérieur et sa participation aux événements de la Libération établissent qu’il survécut à la guerre.

Camarades de combat

Jacques Erb fut en relation avec René Fallas-Magnin, Henri Dugois et Henri Chaignot. Il travailla également avec les sapeurs-pompiers Jean Beurier, Vallet, Hoenner, Lemercier, Walter et les résistants utilisant les véhicules et postes du corps de Belfort.

Il côtoya aussi l’abbé Dufay, Guillaume et Folinais, membres ou responsables de l’état-major des Forces françaises de l’intérieur dans le Territoire de Belfort.

Retour à la vie civile

Le parcours professionnel et associatif de Jacques Erb après la Libération n’a pas été retrouvé.

Il laissa néanmoins un témoignage détaillé sur l’activité résistante des sapeurs-pompiers de Belfort, utilisé par les historiens et les institutions mémorielles pour reconstituer leurs missions clandestines.

Décorations

Aucune décoration individuelle retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Jacques Erb n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.

Le corps des sapeurs-pompiers de Belfort reçut collectivement la Médaille de la Résistance française. Son drapeau fut également autorisé, par décision du général de Lattre du 20 novembre 1948, à porter l’insigne « Rhin et Danube ». Ces distinctions collectives ne peuvent être présentées comme des décorations personnelles de Jacques Erb.

Lieux de mémoire

Le drapeau du corps des sapeurs-pompiers de Belfort, décoré de la Médaille de la Résistance et de l’insigne « Rhin et Danube », est conservé au musée du Château de Belfort.

Les témoignages de Jacques Erb sont reproduits dans plusieurs notices du Musée de la Résistance en ligne consacrées au corps de Belfort, à son drapeau et à ses insignes.

Références bibliographiques

Marie-Antoinette Vacelet, Le Territoire de Belfort dans la tourmente, 1939-1944, Archives départementales du Territoire de Belfort, 1993 ; réédition Cêtre. Cet ouvrage constitue une référence majeure pour l’histoire locale de la Résistance et permet de replacer l’activité de Jacques Erb dans celle des sapeurs-pompiers et du mouvement Lorraine.

François Marcot, La Franche-Comté sous l’Occupation, Besançon, Cêtre, 1985. Cette synthèse fournit le cadre régional nécessaire à la compréhension du mouvement Lorraine, des groupes de sabotage et des Forces françaises de l’intérieur dans le Territoire de Belfort.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne. La notice consacrée au drapeau du corps des sapeurs-pompiers de Belfort reproduit un long témoignage de Jacques Erb sur la diffusion des journaux, les liaisons, les transports clandestins et l’aide aux prisonniers.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2849-Dtail-du-drapeau-du-corps-des-sapeurs-pompiers-de-Belfort

Musée de la Résistance en ligne. La notice consacrée à l’insigne des sapeurs-pompiers de Belfort confirme l’entrée de Jacques Erb dans le corps en 1942 et son rôle parmi les responsables du mouvement Lorraine.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2828-Insigne-des-sapeurs-pompiers-de-Belfort

Musée de la Résistance en ligne. Le document consacré à la Libération du territoire identifie Jacques Erb comme sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et membre de la brigade Alsace-Lorraine.

Dossier d’homologation consulté

Aucune cote nominative de dossier d’homologation au Service historique de la Défense n’a été retrouvée avec certitude.

Observations

L’état civil de Jacques Erb demeure inconnu. L’existence de nombreux homonymes portant le même patronyme interdit de lui attribuer des dates ou lieux de naissance et de décès sans dossier nominatif.

Son grade de sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur est mentionné par une source muséale consacrée à la Libération, mais aucun dossier d’homologation n’a été consulté pour en vérifier la date et les conditions d’attribution.

Indice de fiabilité Niveau B — L’appartenance de Jacques Erb au mouvement Lorraine, son rôle de responsable à Belfort, son entrée chez les sapeurs-pompiers en 1942, ses activités de liaison et son grade de sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur sont établis par plusieurs sources institutionnelles. Son état civil et son parcours après-guerre demeurent inconnus.

Chronologie

DateÉvénement
1942Entrée au corps des sapeurs-pompiers de Belfort.
1942-1943Engagement dans le mouvement Lorraine et diffusion de la presse clandestine.
1943-1944Organisation de liaisons, transports clandestins et aide aux détenus.
Fin 1943-début 1944Participation aux liaisons de l’état-major des Forces françaises de l’intérieur.
1944Sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et membre de la brigade Alsace-Lorraine.
Novembre 1944Participation aux événements de la Libération de Belfort.

Sources consultées

Le Musée de la Résistance en ligne, notice « Détail du drapeau du corps des sapeurs-pompiers de Belfort », a fourni le témoignage détaillé de Jacques Erb sur la diffusion des journaux clandestins, les liaisons, les transports et l’aide apportée aux détenus et aux maquisards.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2849-Dtail-du-drapeau-du-corps-des-sapeurs-pompiers-de-Belfort

Le Musée de la Résistance en ligne, notice « Insigne des sapeurs-pompiers de Belfort », a confirmé son entrée dans le corps en 1942 et sa fonction de responsable du mouvement Lorraine.
https://museedelaresistanceenligne.org/media2828-Insigne-des-sapeurs-pompiers-de-Belfort

Le Musée de la Résistance en ligne, document « La libération du territoire et le retour à la République », a identifié Jacques Erb comme sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et membre de la brigade Alsace-Lorraine pendant la Libération de Belfort.

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