La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DUSSARAT Léonce

Léonce DUSSARRAT est né le 26 juillet 1904 à Dax, fils de Léon Hippolyte Maurice DUSSARRAT, tailleur d’habits, et de Marie BLONDEL (née Blondel). Il devient négociant en fer et co-dirige une quincaillerie employant une dizaine de personnes. Lors de son service militaire, excellent tireur, il forme des élèves-officiers de Saint-Cyr, Polytechnique et Centrale. Chrétien proche des idées du Parti Social Français, il est veuf avec un enfant, puis se remarie avant-guerre.

Début 1940, il rejoint Dax et, avec Camille Bouvet, commence à tracer des croix de Lorraine et faire du renseignement. En 1940‑41, il devient chef du département landais de l’OCM (Organisation Civile et Militaire), succédant à Léon Baraille.

En 1943, il refuse de livrer les armes à André Grandclément après la trahison de ce dernier, renforçant ainsi sa légitimité.

Chef local de l’OCM, il est également responsable pour les Landes du réseau britannique SOE « Actor », nommé en avril 1944 par Roger Landes (« Aristide »). Il coordonne aussi avec les réseaux Alliance, Comète, Libération Nord, Corps franc, Résistance PTT et Fer, et le bataillon d’Armagnac.

Missions et actions

Il reçoit par parachutages armes et explosifs, installe des instructeurs BCRA/SOE pour former des groupes clandestins. Fin avril 1944, sous l’ordre du débarquement, il organise embuscades et sabotages (câbles, trains, installations militaires).

Le 11 juin, encerclé à Thétieu, il piège le stock et s’évade avec Michel Renaud par l’Adour. Il contribue à la libération de Dax (23 août), Mont‑de‑Marsan (21 août) et Bordeaux (28 août).

En août 1944, il est nommé chef départemental des FFI. Il regroupe les maquisardes en 34ᵉ régiment d’infanterie, auquel il sert de chef de corps (lieutenant-colonel) pour les combats fin avril 1945 à la Pointe de Grave, capturant le colonel Prahl.

Arrestation / évasion

Le 29 septembre 1943, après les obsèques de Léon Baraille, il échappe d’un saut par la fenêtre à des hommes de Grandclément et un gestapiste, entrée en clandestinité immédiate. Il n’a ni été arrêté ni déporté ni torturé.

Camarades de combat

Il collabore étroitement avec Léon Baraille (OCM), Camille Bouvet, Roger Landes (« Aristide »), Henri de Mesmay, Michel Renaud (dont l’évasion est conjointe), Charles Lamarque-Cando (« Carlos »).

Retour à la vie civile

Après la guerre, il reprend sa quincaillerie et l’étend à Pau et Bayonne. Il dirige diverses associations : sociétés de tir et chasse des Landes, Ligue d’Aquitaine, amicale du 34e RI. Il est membre du jury international de tir aux JO d’Helsinki en 1952.

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur (28 juin 1945), promu officier (16 mai 1957)
  • Croix de guerre 1939‑45 (2 palmes, 1 étoile)
  • Médaille de la Résistance avec rosette (3 janvier 1946)
  • Médaille du roi George VI (UK) pour actes de courage

Rues ou lieux de mémoire

  • Collège Léonce‑Dussarrat à Dax
  • Avenue Léon-des-Landes à Saint‑Paul‑lès‑Dax
  • Rue Léon-des-Landes à Mont‑de‑Marsan

Références bibliographiques

  • La Résistance dans les Landes, Pierre Chabot, CD‑ROM, AERI, 2008. Présente une synthèse riche d’archives et témoignages, dont ceux de Michel Renaud sur les actions de sabotage et la création du 34e RI.

Références internet

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