Pierre Dominique DUNOYER DE SEGONZAC est né le 10 mars 1906 à Toulon (Var) et est décédé le 13 mars 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Fils de Charles DUNOYER DE SEGONZAC, officier de marine, et d’Adèle Desvaux, Pierre passe son enfance dans diverses bases navales, notamment à Toulon et Lorient.
Pendant la Première Guerre mondiale, il réside à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) avec sa mère.
Après une préparation à Sainte-Geneviève, il intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1924, puis l’École de cavalerie de Saumur. Il est affecté au régiment de hussards à Lure (Haute-Saône).
Engagement dans la Résistance
Capitaine de cavalerie, il combat en 1940 à la tête d’un escadron de chars du 4e régiment de cuirassiers.
Après l’armistice, il fonde l’École nationale des cadres d’Uriage (Isère) en septembre 1940, destinée à former les élites de la Révolution nationale.
Cependant, l’école devient rapidement un foyer de réflexion critique et un vivier pour la Résistance.
Fermée en décembre 1942 par le gouvernement de Vichy, Pierre entre dans la clandestinité.
En 1943, il organise les « équipes volantes » pour l’instruction civique dans les maquis.
En janvier 1944, il se rend à Alger, rencontre le général de Gaulle et choisit de soutenir la France libre.
Revenu en France, il prend le commandement des FFI de la zone A du Tarn sous le nom de guerre « Hugues ».
Il dirige notamment l’attaque du train Mazamet-Castres les 19 et 20 août 1944, contribuant à la libération de Castres.
Il forme ensuite le Corps franc Bayard, qui devient le 12e régiment de dragons, et participe à la campagne d’Alsace et à l’occupation en Allemagne.
Camarades de combat
Parmi ses proches collaborateurs figurent Guy Gervais de Rouville, Charles de Bancalis d’Aragon, et des anciens de l’école d’Uriage tels qu’Hubert Beuve-Méry, Jean-Marie Domenach et Gilbert Gadoffre.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il est affecté à l’état-major du général Juin à Rabat (Maroc).
En 1950, il commande un groupement blindé en Allemagne, puis devient directeur de cabinet du général Noiret à Baden-Baden.
En 1956, il prend le commandement de la subdivision militaire de Savoie.
En 1959, il est nommé général de brigade et commande l’arme blindée dans l’Oranais (Algérie).
En 1960, il dirige le Service de formation des jeunes en Algérie, puis, de retour en France en 1961, il prend en charge le service social des armées.
Décorations
- Commandeur de la Légion d’honneur (1956)
- Croix de guerre 1939-1945
- Médaille de la Résistance Française par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O20918
Rues ou lieux de mémoire
À ce jour, il n’existe pas de rue, jardin, lycée ou collège portant le nom de Pierre DUNOYER DE SEGONZAC.
Cependant, son rôle dans la libération de Castres et du Tarn est commémoré localement, notamment lors de cérémonies et dans des publications historiques.
Références bibliographiques
Le vieux chef : Mémoires et pages choisies, par Pierre DUNOYER DE SEGONZAC, Éditions du Seuil, Paris, 1971.Cet ouvrage autobiographique retrace le parcours de l’auteur, de sa jeunesse à son engagement dans la Résistance, en passant par la fondation de l’école d’Uriage et ses actions militaires pendant la Seconde Guerre mondiale.
Une utopie combattante : l’École des cadres d’Uriage 1940-1942, par Bernard Comte, Éditions Fayard, Paris, 1991.Ce livre analyse l’expérience de l’école d’Uriage, son évolution d’un projet vichyste à un foyer de la Résistance, et le rôle de ses membres, dont Pierre DUNOYER DE SEGONZAC.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne : Fiche biographique détaillée de Pierre DUNOYER DE SEGONZAC, avec des informations sur son engagement dans la Résistance et ses actions dans le Tarn. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=46021
Maquis de Vabre :Article consacré à Pierre DUNOYER DE SEGONZAC, détaillant son parcours militaire, son rôle dans la Résistance et ses actions dans le Tarn. https://maquisdevabre.fr/quelques-acteurs/pierre-dunoyer-de-segonzac/
Photographie
Une photographie de Pierre DUNOYER DE SEGONZAC figure en couverture de son ouvrage Le vieux chef : Mémoires et pages choisies, publié en 1971 aux Éditions du Seuil. Cette image, datant probablement de la période de la Seconde Guerre mondiale, présente un portrait de profil du général.
