Maurice Joseph Dufour, gardien français à Saint-Hippolyte-du-Fort . 07 juillet 1907 àRosult, 59 – Nord, France
Gardien/officier affecté à la prison-camp de Saint-Hippolyte-du-Fort, il agit comme complice intérieur des évasions massives de soldats britanniques entre août 1941 et février 1942. Les sources secondaires spécialisées et la synthèse encyclopédique francophone le citent explicitement aux côtés de Jean de la Olla (comptable), du lieutenant britannique Richard Parkinson, de Marcel Debeaume, de Mme Morel et d’un ingénieur américain M. Nutter.
Ses actions s’inscrivent dans la Pat Line (SOE/MI9) d’Albert Guérisse (Pat O’Leary), ligne qui prend en charge les évadés du fort pour les acheminer vers la zone libre, Marseille, puis l’Espagne. Un site de référence anglophone sur les filières d’évasion indique même “Maurice Henri Dufour”, avec mention d’un entretien de 1942, ce qui renforce l’identification fonctionnelle (mais pas encore l’état-civil).
Au sein du fort, il facilite la préparation de sorties (repérages, franchissements, neutralisation de risques), relaie des consignes, et contribue à la remise rapide des évadés à des hébergeurs et convoyeurs de la Pat Line.
Les opérations sont étroitement coordonnées avec l’extérieur, ce qui explique la succession des réussites jusqu’au transfert des internés à La Turbie en mars 1942.
Camarades de combat
Il agit concrètement avec Jean de la Olla à l’intérieur du fort et des relais extérieurs de la Pat Line, ainsi que des gardés/otages britanniques mobilisés pour organiser les tensions de surveillance, dont Richard Parkinson (officier britannique interné).
Décorations
Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 06 septembre 1945
Aucune autre décoration n’a pu être officiellement confirmée pour ce Maurice Dufour-là dans les bases publiques consultées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu nominatif “Maurice Dufour” (gardien du fort) n’a été identifié dans les bases publiques. Les plaques et mémoriaux à Saint-Hippolyte-du-Fort rappellent surtout combats et victimes de 1944.
Références bibliographiques
- Histoire et corpus de la Pat Line (ouvrages et synthèses, voir ci-dessous) — replacent le rôle des “insiders” de Saint-Hippolyte-du-Fort et citent Maurice Dufour parmi eux, sans fournir d’état-civil complet.
Références internet
- Wikipédia — “Pat O’Leary” (section “Opérations d’évasion”) récapitule les évasions de Saint-Hippolyte-du-Fort et nomme le gardien Maurice Dufour parmi les complices majeurs. Consulter
URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pat_O%27Leary - Conscript-Heroes (site de référence anglophone) — Dossiers thématiques “Pat Line” et “Saint-Hippolyte” : mention de “Maurice Henri Dufour”, gardien du fort, et mise en contexte des évasions 1941-1942. Consulter
URL : https://www.conscript-heroes.com/Pat-Line.html - Musée de la Résistance en ligne — Corpus “Gard/Saint-Hippolyte-du-Fort” (plaques et repères) pour le contexte local des internements et opérations de 1944 ; pas de notice nominative Dufour (gardien). Consulter
URL : https://www.museedelaresistanceenligne.org/media8185-Plaque-rappelant-la-libration-de-Saint-Hippolyte-du-Fort-Gard