Jean-Marie DUCASSE, né le 16 juillet 1902 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), mort le 27 juin 1944 à Castelmaurou (Haute-Garonne)
Jean-Marie Ducasse naît et grandit à Lannemezan, où il devient garagiste. Les notices prosopographiques de référence précisent son ancrage local et son milieu professionnel. Son état civil complet (naissance à Lannemezan le 16 juillet 1902) et sa profession sont établis par les notices du Maitron (corpus « Fusillés 40-44 ») et par les dossiers mémoriels consacrés aux fusillés du bois de la Reulle.
Engagement dans la Résistance / France libre
Dès 1941, Jean-Marie Ducasse s’engage dans l’action clandestine en pays toulousain et sur le piémont pyrénéen. Il participe à des filières de passages vers l’Espagne, à la dissimulation d’armes et à l’appui logistique de groupes d’action. Ces points sont convergents dans les sources locales (Mémorial François-Verdier – Forain, presse régionale) et la notice synthétique du Maitron.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son parcours croise successivement le mouvement Combat, les MUR puis l’Armée secrète (AS) en Haute-Garonne, avec rattachement aux groupes francs de Toulouse. Cette appartenance est explicitement indiquée dans le Maitron (« Combat ; MUR ; AS ») et reprise par les dossiers mémoriels du bois de la Reulle.
Missions et actions
Autour de Lannemezan et Toulouse, Jean-Marie Ducasse met son garage et ses compétences au service des missions d’action : stockage et camouflage d’armes, liaisons, aide au passage d’aviateurs alliés vers l’Espagne. La presse régionale a restitué ces éléments à l’occasion d’hommages locaux, en cohérence avec les notices du Maitron.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté à Toulouse avec son épouse Georgette et d’autres résistants lannemezanais le 30 mai 1944, il est interné à la prison Saint-Michel. Le 27 juin 1944, il est extrait de détention et fusillé sommairement au bois de la Reulle (Castelmaurou) par un détachement de la division SS « Das Reich ». Ces faits sont documentés par le Maitron (notice individuelle et page de synthèse « Castelmaurou, 27 juin 1944 »), par les travaux du groupe de recherches du Bois de la Reulle et par les comptes rendus de presse.
Camarades de combat
Son nom apparaît parmi les quinze exécutés du bois de la Reulle aux côtés de Claude Charvet, Charley de Hepcée, Marcel Mercié, Jean-Baptiste Giorgetti et d’autres résistants issus des groupes francs toulousains et des structures MUR/AS. Les listes nominatives croisées confirment ces voisinages militants.
Retour à la vie civile
Sans objet : exécuté le 27 juin 1944. Son épouse Georgette est déportée puis revient en 1945, élément rappelé par la presse régionale de l’époque et par des notices locales.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 28 Décembre 1953 JO 31 Décembre 1953
Côte du dossier : 1O20329
Aucune autre décoration personnelle n’est attestée par les bases officielles consultées en ligne (Base Léonore). Aucune mention de Légion d’honneur n’a été trouvée dans la base Léonore.
Lieux de mémoire
Son nom est inscrit sur les monuments et stèles de Castelmaurou (bois de la Reulle) et de Lannemezan, où une stèle « Jean-Marie et Georgette Ducasse » a été inaugurée en 2024 dans le nouvel espace mémoriel du Pont d’Espagne. Ces repères sont documentés par le site dédié aux fusillés du bois et par la presse quotidienne régionale.
Références bibliographiques
La mémoire en bandoulière. Les fusillés du bois de la Reulle (27 juin 1944), Groupe de recherches des fusillés du bois de la Reulle, auto-édition / Mairie de Castelmaurou, 2017. Ouvrage d’enquête locale très documenté (archives, témoignages, fouilles et exhumations) récapitulant l’identification progressive des victimes et reconstituant le contexte répressif de juin 1944 autour de Toulouse.
La répression de la Résistance par les autorités d’occupation et le régime de Vichy, Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne, Toulouse, 2011. Brochure de synthèse (CNRD) situant les arrestations toulousaines du printemps-été 1944 et les exécutions du bois de la Reulle dans la politique antiterroriste allemande.
Résistance et Libération en Haute-Garonne, dossiers et livrets pédagogiques (Ville de Tarbes / partenaires CNRD), 2021. Livret contextualisant les réseaux, les groupes francs et les exécutions de juin 1944, utile pour replacer l’itinéraire de Ducasse dans la dynamique locale.
Références internet
Le Maitron – « DUCASSE Jean-Marie » (Fusillés 1940-1944). Notice biographique : état civil, engagement, arrestation, exécution, réseaux. https://fusilles-40-44.maitron.fr/ducasse-jean-marie/ Fusillés 40-44
Groupe de recherches des fusillés du bois de la Reulle. Site mémoriel et historique : synthèses, listes nominatives, documents d’archives et comptes rendus des commémorations. https://www.les-fusilles-du-bois-de-la-reulle.fr/ Groupe de recherche du bois de la Reulle
La Dépêche du Midi – « Mémoire de l’été 44 ». Article restituant le contexte des arrestations et l’exécution de Jean-Marie Ducasse, avec mention de la déportation et du retour de son épouse. https://www.ladepeche.fr/article/2004/07/02/162997-memoire-de-l-ete-44.html ladepeche.fr
La Nouvelle République des Pyrénées – « Une stèle en mémoire de Jean-Marie et Georgette Ducasse ». Compte rendu de l’inauguration de la stèle (Lannemezan, 2 juillet 2024). https://www.nrpyrenees.fr/2024/07/02/une-stele-en-memoire-de-jean-marie-et-georgette-ducasse-12054761.php nrpyrenees.fr
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD non retrouvée en ligne (inventaires non publiés pour ce nom dans les bases ouvertes).
Observations orthographiques et remarques
L’orthographe « Jean-Marie Ducasse » est stable dans les bases. Les dates et lieux (16/07/1902 Lannemezan – 27/06/1944 Castelmaurou) sont concordants entre Maitron et site mémoriel. La base publique des médaillés de la Résistance de l’Ordre de la Libération ne renvoie pas d’entrée nominative pour « Ducasse Jean-Marie » ; information d’absence limitée par le caractère non exhaustif déclaré de la base. Aucune photo d’époque nominativement identifiée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées
Maitron Résistance (corpus « Fusillés 40-44 », notice Jean-Marie Ducasse) – consultée. Fusillés 40-44
Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne – consulté (dossiers contextuels régionaux). Musée de la Résistance en Ligne
Mémoire des Hommes (SGA) – site consulté ; aucune fiche nominative trouvée pour Ducasse dans les bases en ligne accessibles. Mémoire des Hommes
Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (MRN) – consulté via ressources en ligne (références pédagogiques Haute-Garonne). castelmaurou.fr
Ordre de la Libération – base des médaillés consultée : absence de résultat nominatif pour « Ducasse » (base annoncée non exhaustive). Musée de l’Ordre de la Libération
Base Léonore (Légion d’honneur) – consultée : aucune entrée identifiée pour « Ducasse Jean-Marie » correspondant à ce profil. leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr
Gallica BnF – recherche de décrets au JO : pas de résultat nominatif exploitable retrouvé en ligne.
SHD – inventaires en ligne consultés : cote d’homologation non localisée.
Sites d’associations mémorielles locales : Mémorial François-Verdier – Forain, Groupe de recherches du bois de la Reulle – consultés. Mémorial François Verdier Forain+1