Éliane DEVERGNE née vers 1919–1921 (environ 21 ans en 1942), ouvrière mécanographe ou d’atelier à la Manufacture d’armes depuis 1939 .
En octobre 1940, rejoint l’Organisation spéciale (OS-FTP) à la Manu, motivée par le refus de la collaboration, la solidarité ouvrière, et le refus du STO
.Missions et actions
• Organisation et diffusion de tracts anti-recrutement et anti-collaboration.
• Sabotage de machines, ralentissement de la production de guerre.
• Hébergement de résistants, falsification de papiers, ravitaillement.
• Participation à la grève-manifestation du 26 novembre 1942 à la Manu, groupe chantant la Marseillaise devant les bureaux allemands
Arrestation / déportation
Arrestée et incarcérée début 1943, détenue à la prison de la Pierre-Levée, transférée à Romainville/Compiègne, puis déportée à Ravensbrück le 22 avril 1943. Matricule ~19359. Survécu jusqu’à sa libération le 1er mai 1945 par l’Armée rouge.
Camarades de combat
- Renée MOREAU
- Léone JAMAIN
- Jeanne VARENNE
Retour à la vie civile
Rapatriée le 1er mai 1945, peu d’informations sur sa vie ultérieure (comme beaucoup de survivantes), mais elle a participé aux hommages mémoriels collectifs .
Décorations
Probablement titulaire des médailles de la Déportation et de la Résistance.
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçue de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches
Rues ou lieux de mémoire
Elle figure sur le monument-hommage collective des cinq résistantes de la Manu (Renée, Léone, Éliane, Jeanne, Louise Muller) à Châtellerault