Contre l’oubli
Le 25 novembre 1945, l’association nationale des Francs Tireurs et Partisans Français inaugurait le monument de La Simone, le premier mémorial commémoratif de la Deuxième guerre mondiale à Pertuis, dédié à trente et un des leurs. L’année suivante, une plaque nommant trente-cinq victimes de la Guerre 1939-1945 et de la Résistance était apposée à l’Hôtel de ville, au-dessous de celle aux morts de 14-18. D’autres stèles, plaques et dénominations de rues ont continué à rendre hommage aux victimes de cette guerre meurtrière. La dernière en date, la plaque dévoilée le 18 juin 2007 à l’Hôtel de ville, est dédiée à dix-neuf déportés, dont trois étaient des enfants de réfugiés juifs, âgés de seize, huit et trois ans.
Au total, quatre-vingt une victimes de la Deuxième guerre mondiale ont été nommées sur l’ensemble de ces mémoriaux pertuisiens. Certains noms commencent déjà à s’effacer des pierres où ils ont été gravés et les derniers témoins de la guerre disparaissent. En explorant les archives communales et départementales et en recueillant des témoignages, j’ai essayé de préciser l’identité et les circonstances de la mort de chacune de ces victimes. Cet hommage collectif ne peut rendre l’épaisseur de chaque vie, mais il appelle à ne pas les oublier.