Jean-Sébastien Dehays, alias Jean-Pierre, né le 27 janvier 1914 à Rouen, Seine-Maritime, France, mort le 15 juin 1944 à Lyon, Rhône, France.
Issu d’une famille de militaires, il suit une formation d’officier avant de s’engager dans l’armée de l’air. Sportif accompli et patriote, il refuse la signature de l’armistice et cherche dès 1940 à rejoindre les forces de la France Libre basées à Londres.
Il s’installe à Lyon après la défaite et entre très tôt en contact avec les premiers noyaux de résistance de la zone Sud. Il met ses compétences d’aviateur et de technicien au service de l’organisation des liaisons clandestines avec l’Angleterre.
Appartenance à un réseau ou mouvement Il rejoint le réseau Gallia, service de renseignement et d’action du Bureau Central de Renseignements et d’Action (BCRA) en zone Sud, où il prend des responsabilités importantes dans le secteur lyonnais.
Missions et actions Il assure la transmission de renseignements militaires cruciaux sur les mouvements de troupes allemandes après l’invasion de la zone Sud en novembre 1942. Il participe également à l’organisation de terrains d’atterrissage pour les avions Lysander venant de Londres.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté par la Gestapo le 12 mai 1944 place Bellecour à Lyon. Les archives judiciaires de l’épuration révèlent qu’il a été dénoncé par une proche parente par alliance, motivée par une haine idéologique et des promesses de récompense financière.
Torturé dans les locaux de l’école de santé militaire par les hommes de Klaus Barbie, il est exécuté sans jugement le 15 juin 1944.
Camarades de combat
Il travaille en liaison étroite avec les chefs du réseau Gallia et entretient des contacts avec les services de renseignements britanniques (SOE).
Fusillé par les Allemands quelques jours après le débarquement de Normandie . Son corps est retrouvé parmi les victimes du massacre de Saint-Genis-Laval.
Décorations
• Chevalier de la Légion d’honneur Décret du 15 décembre 1946 JO du 18 janvier 1947
• Médaille de la Résistance française Décret du 26 mars 1945 JO du 12 avril 1945 ( non retrouvé sur la base de l’ordre de la Libération).
• Croix de Guerre 1939-1945 avec palme (Source Wikipédia, décret non retrouvé)
Lieux de mémoire
Une plaque commémorative est apposée sur son ancien domicile à Lyon, Rhône, France. Son nom est inscrit sur le mémorial de la Résistance à Lyon.
Références bibliographiques
La délation sous l’Occupation André Halimi, Le Cherche-Midi, 2010. L’auteur analyse le dossier Dehays comme un cas d’école de la perversion des liens familiaux par l’appareil de répression nazi en zone Sud.
Lyon 1940-1944 Marcel Ruby, Éditions Horvath, 1985. Cet ouvrage historique détaille la chute du réseau Gallia à Lyon et mentionne les trahisons internes ayant conduit à l’exécution de ses membres.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Fiche biographique de Jean-Sébastien Dehays retraçant son rôle dans le réseau Gallia et les circonstances de sa mort. https://museedelaresistanceenligne.org/media2841-Jean-S%C3%A9bastien-Dehays
Mémorial de la Résistance lyonnaise Site dédié aux victimes de la Gestapo à Lyon mentionnant le parcours de l’officier Dehays. https://www.memorial-lyon.fr/biographies/dehays-jean
Dossier d’homologation consulté GR 16 P 167382 (Service Historique de la Défense, Vincennes).
Observations Le procès de la délatrice s’est tenu devant la Cour de Justice de Lyon en 1945. Elle a été condamnée à la peine capitale, commuée ensuite en travaux forcés à perpétuité.
Un André DEHAY a reçu la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 22 Mars 1960 JO 27 Mars 1960 mais il ne s’agit vraisemblablement pas de la même personne