Marcel DÉAT, né le 7 mars 1894 à Guérigny, Nièvre, France, mort le 5 janvier 1955 à San Vito, Italie.
Fils de fonctionnaire, il effectue de brillantes études au lycée de Nevers avant d’intégrer l’École normale supérieure en 1914. Sa formation est interrompue par la Première Guerre mondiale où il s’illustre par son courage. Après le conflit, il termine ses études de philosophie et s’engage en politique au sein de la Section française de l’Internationale ouvrière.
Les sources concordantes confirment que l’intéressé a emprunté la voie de la Collaboration dès l’été 1940. Il fonde et dirige le Rassemblement national populaire, un parti collaborationniste de premier plan, à partir de février 1941.
Ses actions sont tournées vers le soutien à l’Occupant et la promotion d’un État totalitaire. Il prône une alliance militaire avec l’Allemagne et participe à la création de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme.
En mars 1944, il devient ministre du Travail et de la Solidarité nationale au sein du gouvernement de Vichy.
En août 1944, devant l’avance alliée, il s’enfuit en Allemagne, à Sigmaringen, puis s’exile en Italie sous une fausse identité pour échapper à la justice française.
Condamné à mort par contumace en juin 1945 par la Haute Cour de justice, il ne rentre jamais en France. Il vit caché dans un couvent près de Turin sous le nom de Francesco Giardini jusqu’à sa mort.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur Décret du 30 septembre 1920 JO du 2 octobre 1920
- Croix de guerre 1914-1918 mentionnée dans les dossiers militaires (sources Wikipédia, décrets originaux non consultés lors de cette séance)
Références bibliographiques
Marcel Déat : du socialisme au national-socialisme. Cet ouvrage de l’historien Reinhold Brender analyse la trajectoire politique de l’intéressé, de ses débuts à la SFIO jusqu’à sa dérive collaborationniste radicale.
Le Rassemblement National Populaire. Ce livre de Philippe Burrin explore le mouvement fondé par Déat et son positionnement idéologique au sein de la Collaboration parisienne pendant l’Occupation.
Références internet
Le Maitron. Notice biographique complète détaillant son parcours syndical, politique et sa condamnation à la Libération. https://maitron.fr/spip.php?article21696
Wikipédia. Article encyclopédique détaillé sur sa vie, ses fonctions ministérielles sous Vichy et son exil en Italie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Déat
Dossier consulté
Un dossier de condamnation est présent dans les archives de la Haute Cour de justice.
Sources consultées le 23 mars 2026
Mémoire Vive de la Résistance (mvr.asso.fr) : recherche infructueuse. Service historique de la Défense (base des militaires) : confirmation de ses services durant la Grande Guerre. Base Léonore : confirmation de sa nomination dans l’ordre de la Légion d’honneur à titre militaire en 1920.