Michel Marie Pierre François de CAMARET, né le 18 janvier 1915 à Vienne (Isère), mort le 24 juin 1987 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), français. Officier de cavalerie, parachutiste des Forces aériennes françaises libres, officier SAS du 1er BIA, du 4e BIA puis du 2e RCP, combattant de Bretagne, du Nivernais et des Pays-Bas, capitaine pendant la guerre d’Indochine, diplomate, ambassadeur et député européen, Compagnon de la Libération. Le répertoire SHD confirme l’identité complète Michel Marie Pierre François DE CAMARET, la naissance le 18 janvier 1915 à Vienne et la cote GR 16 P 162943, avec homologation FFL.
Jeunesse et formation
Après l’obtention du baccalauréat, Michel de CAMARET milite dans les milieux de l’Action française. Avec son ami Pierre de BÉNOUVILLE, il participe à la guerre d’Espagne dans les rangs carlistes. Cette période antérieure à la Seconde Guerre mondiale constitue un élément important de son parcours politique et militaire.
Il est incorporé en septembre 1938 au 17e Dragons de Reims. En 1940, il suit les cours de l’École de cavalerie de Saumur comme élève officier de réserve et en sort aspirant en avril. Il est ensuite nommé sous-lieutenant et affecté au 12e groupement provisoire de cavalerie motorisée.
Durant la campagne de France, il commande un peloton de chars sur les fronts de l’Aisne et de la Marne. Le 8 juin 1940, il est blessé à Montmort et hospitalisé.
Engagement dans la Résistance
Démobilisé à la fin de juillet 1940, Michel de CAMARET décide très rapidement de reprendre le combat.
En septembre, avec Pierre de BÉNOUVILLE, il se rend à Vichy et rencontre le colonel Georges GROUSSARD, alors inspecteur général des services de la Sûreté nationale. Celui-ci utilise ses fonctions officielles pour fédérer des groupes destinés à lutter contre l’occupant. C’est dans cet environnement que CAMARET rencontre notamment Roger de LA GRANDIÈRE.
En décembre 1940, après l’arrestation de Pierre LAVAL et de plusieurs de ses collaborateurs par des hommes liés aux groupes de protection de GROUSSARD, ces derniers sont recherchés par la police. CAMARET se cache quelque temps à Paris, puis gagne avec BÉNOUVILLE la zone libre, Nice et enfin Marseille.
Le 9 février 1941, il passe clandestinement en Algérie, dissimulé dans la cheminée d’un navire.
Appartenance à un réseau ou mouvement
L’engagement de Michel de CAMARET relève successivement des groupes de protection constitués autour du colonel GROUSSARD puis de la France libre et des Forces aériennes françaises libres — FAFL.
Ses principales unités sont :
1er Bataillon d’infanterie de l’Air — 1er BIA
4e Bataillon d’infanterie de l’Air — 4e BIA
2e Régiment de chasseurs parachutistes — 2e RCP / SAS
L’Ordre de la Libération rattache explicitement Michel de CAMARET à ces trois formations.
Le dossier GR 16 P 162943 porte une homologation correspondant aux Forces françaises libres.
Missions et actions
Après son arrivée en Algérie, CAMARET cherche à gagner Gibraltar mais est arrêté le 15 mars 1941 à Oran par la police de Vichy. Mis en résidence surveillée avec plusieurs camarades, dont Roger de LA GRANDIÈRE, il s’évade et gagne le Maroc. Le groupe est toutefois repris et successivement incarcéré à Rabat, Casablanca, puis, à partir de septembre 1941, à la prison d’Alger.
Condamné à un an de prison, il réussit une nouvelle évasion en mai 1942. Après avoir rejoint le Maroc, il gagne Tanger puis embarque sur un petit bâtiment portugais qui le conduit à Gibraltar le 8 juillet 1942. Il rejoint ensuite Londres, où il s’engage en août 1942 dans les FAFL.
Promu sous-lieutenant en septembre 1942, il est affecté à l’infanterie de l’air à Camberley. Il suit l’entraînement parachutiste et obtient son brevet en janvier 1943. En juillet, son unité prend le nom de 1er BIA, puis devient en novembre le 4e BIA, commandé par Pierre-Louis BOURGOIN.
Dans la nuit du 7 au 8 juin 1944, Michel de CAMARET est parachuté en Bretagne, dans le secteur de Redon. Chef de mission, il conduit avec quatre hommes une opération particulièrement audacieuse contre la voie ferrée Rennes-Redon : un train de DCA allemand est déraillé dans le tunnel de Corbinière, près de Langon, pourtant gardé par les Allemands.
Il rejoint ensuite le maquis de Saint-Marcel, dans le Morbihan. Lorsque le camp est attaqué le 18 juin 1944, il combat jusqu’à être touché à deux reprises. Son bras est fracturé par balle, mais il refuse initialement de quitter le combat. Roger de LA GRANDIÈRE le récupère ensuite dans sa jeep au moment du décrochage de Saint-Marcel.
Après sa convalescence, CAMARET organise et commande un bataillon FFI du Morbihan, qu’il entraîne aux sabotages et au harcèlement des forces allemandes.
En septembre 1944, dans le Nivernais, il prend part aux opérations qui conduisent à la reddition de plusieurs milliers de soldats allemands.
Son unité, devenue 2e RCP, est ensuite engagée aux Pays-Bas. Parachuté en avril 1945 avec une vingtaine d’hommes, CAMARET mène pendant cinq jours des attaques contre les garnisons et convois ennemis. Des documents allemands retrouvés après les combats montrent que l’ennemi avait évalué son groupe à environ 800 hommes.
Le 13 avril 1945, il participe à l’attaque du bois de Borgen et de Stadskanaal. Le lendemain, lors d’une patrouille vers Noordbroek, il capture trois soldats allemands et recueille d’importants renseignements. Le commandement canadien lui adresse ses félicitations pour ces opérations.
Arrestation / évasion / déportation
Michel de CAMARET est arrêté une première fois à Oran le 15 mars 1941 par les autorités de Vichy.
Après une première évasion, il est repris au Maroc, emprisonné à Rabat et Casablanca, puis transféré en septembre 1941 à Alger.
En mai 1942, après plus d’un an de captivité et d’internement, il s’évade une seconde fois et réussit finalement à atteindre Gibraltar le 8 juillet.
Il n’a pas été déporté dans le système concentrationnaire allemand.
Camarades de combat
Son parcours est étroitement associé à Pierre de BÉNOUVILLE, compagnon de jeunesse, militant de l’Action française et combattant en Espagne, avec lequel il entre dans les premiers groupes clandestins après l’armistice.
Il est également lié à Roger de LA GRANDIÈRE, rencontré dans les groupes du colonel GROUSSARD, compagnon d’évasion en Afrique du Nord puis camarade au sein des parachutistes SAS. À Saint-Marcel, LA GRANDIÈRE recueille CAMARET, blessé, dans son véhicule lors de l’évacuation du maquis.
Au 4e BIA puis au 2e RCP, il sert sous les ordres du commandant Pierre-Louis BOURGOIN, chef emblématique des parachutistes français SAS.
Retour à la vie civile
Démobilisé en 1945, Michel de CAMARET entre dans la carrière diplomatique. Il est nommé deuxième secrétaire d’ambassade à Rio de Janeiro.
En 1947, il reprend toutefois du service militaire et rejoint le corps expéditionnaire français en Indochine. Affecté à la demi-brigade parachutiste SAS, il est promu capitaine et participe aux opérations jusqu’à la fin des années 1940.
En 1950, il devient conseiller diplomatique du Haut-commissaire à Madagascar.
En 1955, il sert comme secrétaire puis conseiller d’ambassade à la mission française auprès de l’Organisation des Nations unies.
En 1963, il est nommé consul général à Tanger ; en 1966, il devient conseiller politique auprès de l’OTAN.
De 1968 à 1972, il représente la France auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg, avec rang d’ambassadeur. Il est nommé ministre plénipotentiaire en 1971.
De 1972 à 1978, il exerce les fonctions de consul général de France à São Paulo, puis termine sa carrière diplomatique comme ambassadeur de France en Birmanie, à partir de 1979.
Le 17 juin 1984, il est élu au Parlement européen sur la liste du Front national conduite par Jean-Marie LE PEN et siège au sein du Groupe des droites européennes.
Michel de CAMARET meurt le 24 juin 1987 à Neuilly-sur-Seine. Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris.
Décorations
Commandeur de la Légion d’honneur — grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Le décret précis de promotion n’a pas été retrouvé directement lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
Compagnon de la Libération — la notice nominative officielle de l’Ordre donne le décret du 26 septembre 1945 — dossier 1 A 168. L’inventaire archivistique du même Ordre décrit toutefois dans le dossier un décret du 19 octobre 1945. Cette divergence institutionnelle est signalée ci-dessous et nécessite, pour être définitivement résolue, la consultation de la pièce originale.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 — sept citations.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs — attribution confirmée par l’Ordre de la Libération, liée à son engagement d’après-guerre en Indochine.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille des Évadés — attribution confirmée par l’Ordre de la Libération, en cohérence avec ses évasions d’Afrique du Nord en 1941-1942.
Source : Ordre de la Libération.
Military Cross — Royaume-Uni — décoration britannique confirmée par la notice nominative de l’Ordre de la Libération. Le texte britannique d’attribution n’a pas été retrouvé directement dans The London Gazette lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre — Pays-Bas — décoration néerlandaise confirmée par l’Ordre de la Libération et cohérente avec les opérations du 2e RCP aux Pays-Bas en avril 1945. Le décret ou acte néerlandais nominatif n’a pas été directement retrouvé.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française — mentionnée par Wikipédia et plusieurs sources secondaires, mais non retrouvée dans la liste actuelle des décorations de la notice institutionnelle de l’Ordre ni dans la base nominative consultable au cours des présentes recherches.
Source : Wikipédia ; décret ou source primaire non retrouvé lors des présentes recherches.
Croix du combattant volontaire de la Résistance — mentionnée par une source secondaire développée mais non retrouvée dans la notice institutionnelle actuelle.
Source : Wikipédia ; décret ou source primaire non retrouvé lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Michel de CAMARET est inhumé au cimetière de Passy à Paris, à proximité de la sépulture de son ami et compagnon d’armes Pierre de BÉNOUVILLE.
Son dossier de Compagnon conserve également les documents relatifs à une stèle commémorative de Saint-Quirin, inaugurée le 23 juillet 1988, notamment l’allocution du maire et une photographie de la stèle.
Le 11 octobre 2024, la commune de Camaret-sur-Aygues a inauguré un square Michel-de-Camaret en présence de membres de sa famille.
Sa mémoire est également attachée aux lieux de combat des parachutistes SAS : Corbinière, Saint-Marcel, le Morbihan, le Nivernais et les Pays-Bas.
Références bibliographiques
Nous atterrissions de nuit… — ouvrage consacré aux opérations aériennes clandestines et parachutistes ; un extrait relatif à Michel de CAMARET est conservé dans le dossier 1 A 168 de l’Ordre de la Libération, édition de 1997 signalée par l’inventaire.
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; édition augmentée, 2023. Référence biographique générale.
Les parachutistes SAS de la France libre — travaux consacrés aux 3e et 4e BIA puis aux 2e et 3e RCP ; utile pour replacer CAMARET dans les opérations SAS de Bretagne et des Pays-Bas.
Références internet
Ordre de la Libération — Michel CAMARET (de) — notice institutionnelle principale : campagne de 1940, arrestations et évasions, FAFL, 1er et 4e BIA, Bretagne, Saint-Marcel, Nivernais, Pays-Bas, Indochine, carrière diplomatique et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/michel-camaret-de
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — dossier 1 A 168, mémoire de proposition, décret, état des services, correspondances et documents commémoratifs.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettre D — DE CAMARET Michel Marie Pierre François, né le 18 janvier 1915 à Vienne, dossier GR 16 P 162943, homologué FFL.
https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_D.pdf
Ordre de la Libération — Roger de LA GRANDIÈRE — source institutionnelle complémentaire pour les groupes du colonel GROUSSARD et pour les circonstances des combats de Saint-Marcel, où LA GRANDIÈRE prend en charge CAMARET blessé.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/roger-la-grandiere-de
Ville de Camaret-sur-Aygues — Inauguration du square Michel de CAMARET — hommage communal du 11 octobre 2024 et synthèse du parcours diplomatique.
https://www.camaret.org/fr/actualites/article/inauguration-du-square-michel-de-camaret-11-10-2024
Wikipédia — Michel de CAMARET — notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée avec prudence pour certaines distinctions non retrouvées dans les bases institutionnelles et pour le parcours politique d’après-guerre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_de_Camaret
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense — GR 16 P 162943, DE CAMARET Michel Marie Pierre François, né le 18 janvier 1915 à Vienne (Isère). Le répertoire porte une homologation dans la catégorie FFL. Cette cote est directement confirmée par l’instrument de recherche du SHD. Le dossier physique original n’a pas été dépouillé pièce par pièce.
Le contrôle d’homonymie est particulièrement important, car le même répertoire comporte deux autres membres de la famille :
GR 16 P 162941 — DE CAMARET Alain, né le 24 novembre 1913 à Valence, homologué ;
GR 16 P 162942 — DE CAMARET Jean Louis Marie, né le 16 novembre 1911 à Tarbes, homologué.
Seul le dossier GR 16 P 162943, portant les quatre prénoms Michel Marie Pierre François et la naissance à Vienne le 18 janvier 1915, concerne le Compagnon.
Ordre de la Libération — 1 A 168. L’inventaire détaillé a été directement consulté. Il contient un mémoire de proposition de 1945, un décret portant attribution de la Croix de la Libération, le reçu du diplôme n° 672 du 17 mars 1966, un exposé des motifs, un bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons, 24 pièces de correspondance, une copie de l’état des services provenant du SHD, deux textes biographiques des années 1960, un extrait de Nous atterrissions de nuit…, trois courriers relatifs à sa sépulture et les pièces relatives à la stèle de Saint-Quirin.
Observations
L’identité complète est Michel Marie Pierre François de CAMARET. La forme complète est donnée par le répertoire SHD, tandis que la notice de l’Ordre utilise la forme usuelle Michel de CAMARET.
Le contrôle d’homonymie permet d’éviter une confusion importante avec Alain de CAMARET et Jean-Louis de CAMARET, tous deux titulaires de dossiers GR 16 P immédiatement voisins.
Une divergence institutionnelle subsiste sur la date du décret de la Croix de la Libération. La notice nominative officielle et les listes courantes de l’Ordre donnent le 26 septembre 1945, tandis que l’inventaire archivistique 1 A 168, dans ses versions 2023 et 2025, décrit un décret du 19 octobre 1945. La présente notice retient provisoirement 26 septembre 1945, date de la base officielle nominative, tout en maintenant cette divergence jusqu’à consultation de l’original du décret conservé dans le dossier.
La carrière d’après-guerre ne doit pas être confondue avec une carrière de marin : CAMARET devient diplomate, sert en Indochine comme capitaine parachutiste, puis exerce des fonctions diplomatiques à Madagascar, auprès de l’ONU, à Tanger, à l’OTAN, au Conseil de l’Europe, à São Paulo et en Birmanie.
Son grade militaire pendant la Seconde Guerre mondiale est celui de lieutenant dans les parachutistes SAS ; il est ensuite promu capitaine au cours de son service en Indochine à partir de 1947.
Enfin, l’appartenance politique de sa jeunesse à l’Action française puis, beaucoup plus tard, son élection au Parlement européen sur la liste du Front national en 1984 sont deux périodes distinctes de son parcours politique et ne doivent pas être confondues avec son engagement dans la France libre.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité complète, naissance, service au 17e Dragons, campagne de 1940, blessure de Montmort, groupes du colonel GROUSSARD, passage clandestin en Algérie, arrestation à Oran, détentions et évasions, arrivée à Gibraltar, engagement dans les FAFL, appartenance aux 1er BIA, 4e BIA et 2e RCP, sabotage de Corbinière, combats de Saint-Marcel, blessure du 18 juin 1944, actions du Nivernais et des Pays-Bas, carrière militaire en Indochine, carrière diplomatique, décès, cote GR 16 P 162943, homologation FFL et dossier 1 A 168 sont établis par des sources institutionnelles et archivistiques concordantes. La principale réserve concerne la divergence interne de l’Ordre sur la date juridique exacte de la Croix de la Libération, 26 septembre ou 19 octobre 1945, ainsi que l’absence de vérification primaire de certaines décorations étrangères et de la Médaille de la Résistance mentionnée seulement par des sources secondaires.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 18 janvier 1915 | Naissance à Vienne, Isère |
| Avant 1938 | Baccalauréat ; militant de l’Action française ; combat dans les rangs carlistes en Espagne |
| Septembre 1938 | Incorporé au 17e Dragons à Reims |
| Avril 1940 | Sort aspirant de l’École de cavalerie de Saumur |
| Juin 1940 | Sous-lieutenant au 12e groupement provisoire de cavalerie motorisée |
| 8 juin 1940 | Blessé à Montmort |
| Fin juillet 1940 | Démobilisé |
| Septembre 1940 | Rencontre le colonel GROUSSARD à Vichy |
| Décembre 1940 | Recherché après les événements liés à l’arrestation de Pierre LAVAL |
| Janvier 1941 | Nice puis Marseille |
| 9 février 1941 | Passe clandestinement en Algérie |
| 15 mars 1941 | Arrêté à Oran |
| 1941 | Première évasion, reprise au Maroc ; prisons de Rabat, Casablanca puis Alger |
| Mai 1942 | Nouvelle évasion |
| 8 juillet 1942 | Arrivée à Gibraltar |
| Août 1942 | Engagement dans les FAFL à Londres |
| Septembre 1942 | Promu sous-lieutenant |
| Janvier 1943 | Breveté parachutiste |
| Juillet 1943 | 1er BIA |
| Novembre 1943 | 4e BIA sous les ordres de Pierre-Louis BOURGOIN |
| Nuit du 7 au 8 juin 1944 | Parachuté en Bretagne |
| Juin 1944 | Sabotage du tunnel de Corbinière |
| 18 juin 1944 | Combat de Saint-Marcel ; blessé à deux reprises |
| Été 1944 | Organise et commande un bataillon FFI du Morbihan |
| Septembre 1944 | Opérations dans le Nivernais |
| Avril 1945 | Opérations SAS aux Pays-Bas avec le 2e RCP |
| 13 avril 1945 | Attaque du bois de Borgen et de Stadskanaal |
| 14 avril 1945 | Patrouille de Noordbroek |
| 1945 | Deuxième secrétaire d’ambassade à Rio de Janeiro |
| 26 septembre 1945 | Date de nomination comme Compagnon donnée par la notice officielle |
| 1947 | Rejoint le corps expéditionnaire français en Indochine ; capitaine parachutiste |
| 1950 | Conseiller diplomatique à Madagascar |
| 1955 | Mission française auprès de l’ONU |
| 1963 | Consul général à Tanger |
| 1966 | Conseiller politique à l’OTAN |
| 1968-1972 | Représentant permanent de la France auprès du Conseil de l’Europe |
| 1971 | Ministre plénipotentiaire |
| 1972-1978 | Consul général à São Paulo |
| 1979 | Ambassadeur de France en Birmanie |
| 17 juin 1984 | Élu député européen |
| 24 juin 1987 | Décès à Neuilly-sur-Seine |
| 23 juillet 1988 | Inauguration d’une stèle à Saint-Quirin |
| 11 octobre 2024 | Inauguration du square Michel-de-Camaret à Camaret-sur-Aygues |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Prénoms | Ordre : Michel de CAMARET | SHD : Michel Marie Pierre François DE CAMARET | Michel Marie Pierre François de CAMARET |
| Cote SHD | Ancienne notice secondaire : dossier non retrouvé | Répertoire SHD : GR 16 P 162943 | GR 16 P 162943 confirmé |
| Décret Croix de la Libération | Notice officielle : 26 septembre 1945 | Inventaire 1 A 168 : 19 octobre 1945 | 26 septembre 1945 provisoirement retenu ; original à contrôler |
| Légion d’honneur | Ordre : commandeur | Source secondaire erronée : grand-croix | Commandeur |
| Carrière après-guerre | Ordre : diplomatie et Indochine | Source secondaire erronée : Marine nationale, vice-amiral d’escadre | Carrière diplomatique ; capitaine parachutiste en Indochine |
| Médaille de la Résistance | Wikipédia : attribution | Notice actuelle Ordre / base nominative non retrouvée | Mention secondaire avec réserve |
| Grade | Lieutenant SAS en 1944-1945 | Capitaine en Indochine à partir de 1947 | Les deux grades correspondent à des périodes différentes |
Sources consultées le 13 octobre 2026
Ordre de la Libération — Michel CAMARET (de). Source institutionnelle principale pour la campagne de 1940, le passage clandestin en Afrique du Nord, les arrestations et évasions, l’engagement FAFL, les parachutistes SAS, Corbinière, Saint-Marcel, le Nivernais, les Pays-Bas, la carrière diplomatique et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/michel-camaret-de
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C. Confirmation du dossier 1 A 168, du mémoire de proposition, du décret décrit comme daté du 19 octobre 1945, de l’état des services, du diplôme n° 672 et des documents commémoratifs de Saint-Quirin.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettre D. Confirmation de DE CAMARET Michel Marie Pierre François, né le 18 janvier 1915 à Vienne, cote GR 16 P 162943, homologué FFL ; contrôle des homonymes Alain et Jean-Louis de CAMARET.
https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_D.pdf
Ordre de la Libération — Roger de LA GRANDIÈRE. Source complémentaire pour les groupes du colonel GROUSSARD et les circonstances de la blessure et de l’évacuation de Michel de CAMARET lors des combats de Saint-Marcel.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/roger-la-grandiere-de
Ville de Camaret-sur-Aygues — Inauguration du square Michel de CAMARET. Source communale du 11 octobre 2024 confirmant l’hommage local et résumant sa carrière militaire et diplomatique.
https://www.camaret.org/fr/actualites/article/inauguration-du-square-michel-de-camaret-11-10-2024
Wikipédia — Michel de CAMARET. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée avec réserve pour la Médaille de la Résistance, la Croix du combattant volontaire de la Résistance et certains éléments politiques.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_de_Camaret