La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Robert Martin CRÉMEL, né le 25 avril 1919 à Blainville-sur-l’Eau (Meurthe-et-Moselle), mort pour la France le 23 septembre 1940 lors de l’opération de Dakar, au large de Rufisque (Sénégal), Français, engagé volontaire, élève officier d’artillerie puis de la Marine, officier des Forces navales françaises libres, enseigne de vaisseau de 2e classe, promu enseigne de vaisseau de 1re classe à titre posthume, Compagnon de la Libération à titre posthume.

Origines familiales et jeunesse

Robert Crémel naît le 25 avril 1919 à Blainville-sur-l’Eau, commune industrielle de Meurthe-et-Moselle située dans la vallée de la Meurthe, entre Nancy et Lunéville.

Il est le fils de Gabriel CRÉMEL, comptable, et de Marthe VIAN, son épouse.

Ces renseignements familiaux sont conservés par le Mémorial national des marins morts pour la France.

Robert Crémel grandit en Lorraine, région profondément marquée par les conséquences de la Première Guerre mondiale.

Les sources consultées ne permettent pas de préciser son environnement familial au-delà de l’identité et de la profession de son père.

Elles n’apportent pas davantage de renseignements sur ses éventuels frères et sœurs.

Il poursuit ses études secondaires à Nancy, au lycée Poincaré, aujourd’hui lycée Henri-Poincaré.

Il y obtient de bons résultats.

Ses aptitudes scolaires lui permettent d’envisager une carrière d’officier.

Il prépare le concours d’entrée à l’École navale.

Son admissibilité est confirmée par la biographie officielle de l’Ordre de la Libération.

La déclaration de guerre de septembre 1939 modifie cependant ses projets.

Plutôt que de poursuivre immédiatement ses études militaires, il choisit de s’engager pour participer à la guerre.

Engagement volontaire — 2 septembre 1939

Le 2 septembre 1939, Robert Crémel signe à Épinal un engagement volontaire pour la durée de la guerre.

Il est âgé de vingt ans.

Sa décision intervient la veille de la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne.

Elle témoigne d’une volonté personnelle de participer au conflit.

Il est orienté vers l’École d’artillerie de Fontainebleau.

Il y reçoit une formation d’élève officier.

Cette instruction doit lui permettre d’acquérir les connaissances nécessaires au commandement d’une unité d’artillerie.

Elle comprend notamment l’étude des matériels, des techniques de tir, des transmissions et des principes d’organisation militaire.

Son passage dans l’artillerie demeure cependant relativement bref.

Au début de l’année 1940, il rejoint la Marine nationale.

Passage dans la Marine — Janvier 1940

En janvier 1940, Robert Crémel est affecté à la Marine nationale.

Le Mémorial national des marins morts pour la France précise qu’il s’engage dans la Marine le 7 janvier 1940, sous le matricule 3289 T 40.

Cette donnée complète la biographie de l’Ordre de la Libération.

Il rejoint Brest, où il est affecté à l’école des apprentis marins.

Cette école assure notamment la formation des jeunes personnels destinés au service de la flotte.

Elle dispose du bâtiment-école Armorique.

Robert Crémel participe à l’encadrement et à l’instruction des élèves.

Il demeure à Brest pendant les premiers mois de 1940.

La situation militaire française se dégrade brutalement après le déclenchement de l’offensive allemande du 10 mai 1940.

La débâcle de juin 1940

En juin 1940, les armées allemandes progressent rapidement vers l’ouest de la France.

Les forces françaises et britanniques tentent d’évacuer les personnels et les matériels qui peuvent encore échapper à la capture.

Les ports atlantiques deviennent des centres majeurs d’évacuation.

À Brest, les autorités militaires organisent le départ de nombreux bâtiments.

Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce son intention de demander l’armistice.

Le lendemain, le général de Gaulle lance depuis Londres son appel à poursuivre la guerre.

Robert Crémel se trouve alors à Brest, au sein des formations de la Marine.

La progression allemande impose l’évacuation de l’école des apprentis marins.

Évacuation de Brest — 18 juin 1940

Le 18 juin 1940, Robert Crémel quitte Brest à bord du cuirassé Paris.

Il accompagne les élèves de l’école des apprentis marins évacués devant l’avance allemande.

Le bâtiment gagne la Grande-Bretagne.

Ce départ constitue une étape décisive de son parcours.

À cette date, la guerre semble perdue pour la France métropolitaine.

Les autorités de Vichy n’ont pas encore été définitivement constituées, mais le gouvernement français prépare l’armistice.

Les militaires français présents en Grande-Bretagne doivent choisir entre un retour en France, une éventuelle démobilisation ou la poursuite du combat.

Robert Crémel décide de continuer la guerre.

Refus de l’armistice et engagement dans les Forces navales françaises libres

Après son arrivée en Grande-Bretagne, Robert Crémel rejoint les Forces navales françaises libres.

Ces formations navales sont constituées sous l’autorité du général de Gaulle.

Elles regroupent des marins et des bâtiments français qui ont choisi de poursuivre le combat aux côtés des Britanniques.

L’organisation des premières unités est difficile.

Les équipages doivent être reconstitués.

Les navires disponibles nécessitent parfois des travaux de remise en état.

Les relations entre les autorités britanniques et les marins français sont marquées par les conséquences politiques et militaires de l’armistice.

Malgré ces difficultés, les Forces navales françaises libres commencent rapidement à participer aux opérations alliées.

Robert Crémel s’engage dans cette nouvelle formation.

Il appartient ainsi aux premiers marins ayant décidé de poursuivre la guerre sous les ordres du général de Gaulle.

Nomination au grade d’aspirant — 1er juillet 1940

Le 1er juillet 1940, Robert Crémel est nommé aspirant.

Ce grade correspond à son niveau de formation et à sa vocation d’officier.

Il lui permet d’exercer des fonctions d’encadrement dans les unités navales.

La Marine française libre manque alors de personnels qualifiés, en particulier d’officiers.

Les jeunes militaires possédant une formation technique ou une expérience d’école d’officiers jouent donc un rôle important dans la reconstitution des équipages.

Robert Crémel poursuit son service en Grande-Bretagne pendant l’été 1940.

Il reçoit bientôt une affectation opérationnelle.

Affectation à l’aviso Commandant-Duboc

Robert Crémel est affecté à l’aviso-dragueur Commandant-Duboc.

Ce bâtiment appartient aux unités navales françaises qui ont rejoint la Grande-Bretagne après la défaite.

Selon le Mémorial national des marins morts pour la France, le Commandant-Duboc a gagné l’Angleterre le 18 juin 1940.

Après avoir été pris en charge par les autorités britanniques, il est mis à la disposition des Forces navales françaises libres.

Le bâtiment participe ensuite aux opérations organisées par les Alliés.

Un aviso-dragueur est un navire de dimensions relativement modestes.

Il peut assurer différentes missions, notamment la surveillance maritime, l’escorte et certaines opérations de guerre des mines.

Le Commandant-Duboc est intégré au dispositif naval préparant l’expédition contre Dakar.

Robert Crémel y reçoit un poste de combat correspondant à son grade d’aspirant.

Départ de Liverpool — 31 août 1940

Le 31 août 1940, Robert Crémel embarque à Liverpool à bord du Commandant-Duboc.

Le bâtiment doit participer à une opération militaire et politique destinée à obtenir le ralliement de l’Afrique-Occidentale française au général de Gaulle.

Cette opération est connue sous le nom d’opération Menace.

Elle est préparée conjointement par les autorités britanniques et les responsables de la France libre.

L’objectif est de prendre le contrôle de Dakar et de permettre le ralliement des autorités locales.

Dakar constitue alors l’un des principaux ports militaires et commerciaux de l’Afrique occidentale.

Sa position géographique présente une importance stratégique considérable pour les communications maritimes dans l’Atlantique.

Le port abrite également des bâtiments de guerre français restés fidèles au gouvernement de Vichy.

L’opération doit initialement permettre d’obtenir le ralliement du territoire sans affrontement majeur entre Français.

L’expédition de Dakar — Septembre 1940

Pendant la traversée vers l’Afrique occidentale, les forces françaises libres poursuivent leur préparation.

Les responsables politiques et militaires espèrent que la présence du général de Gaulle et des unités alliées convaincra les autorités de Dakar de rejoindre la France libre.

Cette perspective repose notamment sur les succès enregistrés quelques semaines auparavant en Afrique équatoriale.

Le Tchad, le Cameroun, le Moyen-Congo et l’Oubangui-Chari ont rejoint le général de Gaulle à la fin du mois d’août.

Le ralliement de l’Afrique-Occidentale française constituerait un succès supplémentaire.

Il offrirait des ressources importantes à la France libre et renforcerait son autorité internationale.

Cependant, la situation politique de Dakar est différente.

Les autorités militaires et administratives demeurent fidèles au gouvernement de Vichy.

La présence d’unités navales puissantes accroît les risques d’affrontement.

Les responsables franco-britanniques doivent donc envisager la possibilité d’une résistance armée.

Promotion au grade d’enseigne de vaisseau de 2e classe — 20 septembre 1940

Le 20 septembre 1940, Robert Crémel est promu enseigne de vaisseau de 2e classe.

Cette promotion intervient trois jours avant le début des opérations de Dakar.

Elle confirme sa place dans le corps des officiers de la Marine française libre.

Il poursuit son service à bord du Commandant-Duboc.

Les fonctions précises qu’il exerce à bord ne sont pas détaillées dans la biographie de l’Ordre de la Libération.

Toutefois, sa présence à son poste de combat lors du bombardement du 23 septembre confirme son engagement direct dans les opérations.

L’opération Menace — 23 septembre 1940

Le 23 septembre 1940, les forces françaises libres et britanniques arrivent devant Dakar.

Le général de Gaulle souhaite obtenir le ralliement de l’Afrique-Occidentale française.

Les autorités locales refusent cependant de reconnaître son autorité.

Les représentants de la France libre cherchent à établir des contacts avec les responsables militaires de la place.

Le commandant Thierry d’Argenlieu et le capitaine Jean Bécourt-Foch sont chargés de participer aux démarches de négociation.

Ils tentent d’approcher la côte.

La mission se déroule dans un climat de tension croissante.

L’incident de la vedette des parlementaires

Au cours des premières démarches, une vedette transportant les représentants de la France libre est prise sous le feu de mitrailleuses provenant de la côte.

Thierry d’Argenlieu est blessé.

Cet incident contribue à aggraver la situation.

Il montre que les autorités de Vichy sont décidées à empêcher le débarquement des forces gaullistes.

L’espoir d’un ralliement rapide et sans effusion de sang s’éloigne.

Les tensions augmentent entre les formations navales alliées et les batteries côtières.

Les commandants doivent désormais se préparer à des affrontements directs.

Tentative de débarquement à Rufisque

Dans le cadre de l’opération Menace, les forces françaises libres tentent d’effectuer un débarquement dans le secteur de Rufisque, à l’est de Dakar.

Cette opération doit permettre d’établir un point d’appui et de favoriser le ralliement des autorités locales.

Le Commandant-Duboc participe au dispositif naval.

Les bâtiments se trouvent à portée des batteries côtières.

Les unités de Vichy ouvrent le feu.

Les obus atteignent plusieurs navires engagés dans l’opération.

Le Commandant-Duboc est directement pris à partie.

Mort au combat — 23 septembre 1940

Le 23 septembre 1940, alors que le Commandant-Duboc est soumis au tir des batteries côtières, Robert Crémel demeure à son poste de combat.

Plusieurs obus tombent sur le bâtiment.

L’un d’eux atteint mortellement le jeune officier.

Robert Crémel meurt pendant les opérations de Dakar.

Il est âgé de vingt et un ans.

Sa disparition intervient trois mois seulement après son départ de Brest pour la Grande-Bretagne.

Il appartient aux premiers officiers des Forces navales françaises libres morts au combat.

La biographie de l’Ordre de la Libération situe sa mort à Dakar, lors de la tentative de débarquement à Rufisque.

Le Mémorial national des marins morts pour la France confirme son décès le 23 septembre 1940 et son affectation au Commandant-Duboc.

Un combat entre Français

La mort de Robert Crémel présente une dimension historique particulièrement douloureuse.

Il ne tombe pas sous le feu de forces allemandes ou italiennes.

Il est mortellement atteint par les tirs de batteries françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Cette situation illustre les divisions provoquées par l’armistice de juin 1940.

Les militaires français doivent alors choisir entre des autorités politiques concurrentes.

Certains considèrent que la guerre doit être poursuivie aux côtés des Alliés.

D’autres demeurent fidèles au gouvernement établi en France.

À Dakar, cette division conduit à des affrontements armés entre Français.

La disparition de Robert Crémel appartient à cette tragédie.

Elle témoigne de la violence des premiers engagements militaires de la France libre.

Échec de l’expédition de Dakar

Les opérations de Dakar se poursuivent après le 23 septembre 1940.

Les forces franco-britanniques rencontrent une résistance importante.

Les batteries côtières et les bâtiments de guerre français empêchent la réalisation des objectifs initiaux.

Après plusieurs jours d’affrontements, les responsables alliés renoncent à poursuivre l’opération.

L’expédition s’achève le 25 septembre 1940.

Elle constitue un échec militaire et politique pour le général de Gaulle.

Le refus de ralliement de Dakar montre que l’adhésion des territoires coloniaux à la France libre ne peut être considérée comme acquise.

Il faudra attendre les événements de novembre 1942 pour que la situation de l’Afrique-Occidentale française évolue.

Robert Crémel n’assiste pas à cette évolution.

Il a trouvé la mort dès la première journée des combats.

Promotion à titre posthume — 1er janvier 1941

Le 1er janvier 1941, Robert Crémel est promu enseigne de vaisseau de 1re classe à titre posthume.

Cette promotion reconnaît ses services et sa mort au combat.

Elle intervient quelques mois après l’expédition de Dakar.

Elle confirme également sa place parmi les premiers officiers de la Marine française libre.

Les sources consultées ne précisent pas la référence administrative du texte portant cette promotion.

Il conviendrait de rechercher la décision correspondante dans les archives de la Marine.

Nomination comme Compagnon de la Libération — 1er février 1941

Par décret du 1er février 1941, Robert Crémel est nommé Compagnon de la Libération à titre posthume.

Il appartient ainsi aux premiers militaires ayant reçu cette distinction.

L’Ordre de la Libération a été institué par le général de Gaulle le 16 novembre 1940.

Il a pour objet de récompenser les personnes et les collectivités qui se sont distinguées dans la lutte pour la libération de la France.

L’attribution à Robert Crémel intervient moins de cinq mois après sa mort.

Elle reconnaît son engagement volontaire dans les Forces navales françaises libres et son sacrifice pendant l’opération Menace.

Le décret est confirmé par la notice officielle de l’Ordre de la Libération.

L’inventaire de son dossier personnel, conservé sous la cote 1 A 248, mentionne une ampliation établie le 10 mars 1942.

Cette dernière date correspond à la pièce conservée et ne doit pas être confondue avec la date du décret.

La référence précise de publication au Journal officiel reste à vérifier.

Reconnaissance de la mention Mort pour la France

Robert Crémel est reconnu mort pour la France.

Cette qualité est confirmée par le Mémorial national des marins morts pour la France.

La base mémorielle précise que son décès est inscrit dans les registres de la commune de Chantraine, dans les Vosges.

Elle mentionne un acte de décès du 6 novembre 1946.

Cette date correspond à une pièce d’état civil établie après la guerre et ne doit pas être confondue avec celle de sa mort.

Ces renseignements présentent un intérêt particulier pour les recherches d’état civil.

Ils permettent d’orienter les recherches vers les registres de Chantraine, en complément des archives militaires.

Sépulture et mémoire

Les sources institutionnelles directement consultées ne permettent pas d’identifier avec certitude le lieu de sépulture de Robert Crémel.

Sa mort en mer ou à bord d’un bâtiment engagé au large de Rufisque soulève également la question des conditions dans lesquelles sa dépouille a été prise en charge.

Aucune information suffisamment fiable n’a été retrouvée concernant une éventuelle inhumation au Sénégal ou un transfert ultérieur en France.

Le nom de Robert Crémel figure cependant parmi ceux des marins morts pour la France.

Le Mémorial national des marins conserve sa mémoire.

Une inscription commémorative est également signalée à Chantraine, dans les Vosges.

Cette commune possède un lien documentaire avec son décès, puisque l’acte correspondant y est enregistré.

Les circonstances exactes de ce lien familial ou administratif restent à préciser.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur — Attribution à titre posthume. L’inventaire du dossier individuel de l’Ordre de la Libération conserve une copie d’un décret portant nomination dans l’ordre national de la Légion d’honneur, daté du 27 août 1945. Cette date est retenue comme référence du document conservé, sous réserve de consultation du décret original et de sa publication au Journal officiel. Source : Ordre de la Libération, dossier 1 A 248.

Compagnon de la Libération — Décret du 1er février 1941, attribution à titre posthume. Dossier individuel 1 A 248. Ampliation du décret datée du 10 mars 1942. Carte de Compagnon de la Libération du 25 août 1949. Date de publication au Journal officiel non établie. Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération et le Mémorial national des marins morts pour la France. La palme correspond à une citation à l’ordre de l’armée. Le texte original et la date de la citation n’ont pas été vérifiés.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été identifiée dans les sources officielles consultées. Cette décoration ne figure pas dans la liste des distinctions publiée par l’Ordre de la Libération.

Décorations étrangères — Aucune décoration étrangère individuelle n’a été retrouvée dans les sources institutionnelles consultées.

Lieux de mémoire

Blainville-sur-l’Eau — Meurthe-et-Moselle — Commune natale de Robert Crémel, le 25 avril 1919.

Nancy — Meurthe-et-Moselle — Ville de ses études secondaires au lycée Poincaré.

Épinal — Vosges — Lieu de son engagement volontaire du 2 septembre 1939.

Fontainebleau — Seine-et-Marne — École d’artillerie où il reçoit une formation militaire.

Brest — Finistère — Affectation à l’école des apprentis marins et départ vers l’Angleterre le 18 juin 1940.

Grande-Bretagne — Ralliement aux Forces navales françaises libres.

Liverpool — Royaume-Uni — Port d’embarquement sur le Commandant-Duboc le 31 août 1940.

Dakar — Sénégal — Théâtre de l’opération Menace de septembre 1940.

Rufisque — Sénégal — Secteur de la tentative de débarquement pendant laquelle Robert Crémel est mortellement atteint.

Chantraine — Vosges — Commune d’inscription du décès et lieu d’une commémoration de Robert Crémel.

Camarades de combat

Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre ; Robert Crémel rejoint les Forces navales françaises libres placées sous son autorité pendant l’été 1940.

Georges THIERRY D’ARGENLIEU — Officier de marine et représentant de la France libre ; participe aux démarches de négociation à Dakar le 23 septembre 1940 et est blessé par les tirs provenant de la côte.

Jean BÉCOURT-FOCH — Officier français libre ; accompagne Thierry d’Argenlieu lors de la mission de négociation auprès des autorités de Dakar.

Philippe AUBOYNEAU — Officier des Forces navales françaises libres ; figure importante de la Marine française libre. Aucune relation personnelle directe avec Robert Crémel n’a été établie dans les documents consultés.

Émile MUSSELIER — Amiral, responsable des Forces navales françaises libres lors de leur constitution en 1940 ; exerce une autorité générale sur les formations navales auxquelles appartient Robert Crémel.

Unités militaires et organismes d’appartenance

Armée française — Engagement volontaire du 2 septembre 1939.

École d’artillerie de Fontainebleau — Formation militaire initiale après son engagement.

Marine nationale — Engagement du 7 janvier 1940, matricule 3289 T 40 selon le Mémorial national des marins.

École des apprentis marins de Brest — Affectation sur le bâtiment-école Armorique au début de 1940.

Cuirassé Paris — Bâtiment utilisé pour l’évacuation vers la Grande-Bretagne le 18 juin 1940.

Forces navales françaises libres — Engagement après l’arrivée en Grande-Bretagne ; nomination au grade d’aspirant le 1er juillet 1940.

Aviso Commandant-Duboc — Affectation opérationnelle à partir du 31 août 1940 ; mort au combat le 23 septembre 1940.

Références bibliographiques

Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage collectif de référence sur les Compagnons de la Libération.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude historique générale des parcours des Compagnons.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2010. Répertoire biographique consacré aux Compagnons de la Libération.

La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Étude fondamentale sur les débuts de la France libre et ses premières opérations militaires.

Histoire des Forces navales françaises libres, ouvrage collectif consacré à l’organisation des FNFL et aux opérations conduites pendant la Seconde Guerre mondiale ; référence bibliographique précise à établir avant publication.

Références internet

Ordre de la Libération — Robert Crémel — Biographie officielle établissant l’identité, les principales étapes du service militaire, l’engagement dans les FNFL, la participation à l’opération Menace et les circonstances de la mort — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/robert-cremel

Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels, lettre C, version du 24 septembre 2025 — Identification du dossier 1 A 248, de la copie du décret de la Légion d’honneur du 27 août 1945 et du dossier SHD GR 16 P 150036 —

Mémorial national des marins morts pour la France — Robert Martin Crémel — Fiche nominative précisant les noms des parents, le matricule militaire, les circonstances de la mort, les décorations et la commune d’inscription du décès — https://memorial-national-des-marins.fr/marin/7889-cremel-robert-martin.html

Service historique de la Défense, Musée de la Résistance en ligne — Répertoire nominatif GR 16 P, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 150036 —

Wikipédia — Robert Crémel — Notice biographique secondaire reprenant principalement le parcours publié par l’Ordre de la Libération — https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Cr%C3%A9mel

Dossier d’homologation consulté

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 248

L’inventaire officiel des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025, identifie le dossier de Robert Crémel sous la cote 1 A 248.

Il comprend un courrier du 31 décembre 1940 concernant l’attribution de la croix de la Libération.

Cette pièce est particulièrement intéressante puisqu’elle précède le décret de nomination du 1er février 1941.

Le dossier conserve également une ampliation datée du 10 mars 1942.

Une carte de Compagnon de la Libération datée du 25 août 1949 y figure.

Les renseignements administratifs comprennent une fiche d’annuaire établie par la chancellerie de l’Ordre.

Une pièce de correspondance datée de 1952 est également signalée.

Le dossier comporte une copie d’un extrait de naissance de 1919.

Cette pièce constitue une source primaire susceptible de confirmer l’identité complète de Robert Crémel et celle de ses parents.

Service historique de la Défense — GR 16 P 150036

Le dossier nominatif de Robert Crémel est identifié sous la cote GR 16 P 150036.

L’inventaire de l’Ordre de la Libération mentionne plusieurs documents provenant de ce dossier.

Parmi eux figurent une copie d’une fiche de pension de 1941, une copie d’une fiche de recrutement de 1942 et un courrier de 1943.

Il comporte également une copie du décret du 27 août 1945 portant nomination dans la Légion d’honneur.

Un état des services et une fiche de renseignements complètent cet ensemble.

La présence de ces pièces permet d’orienter les recherches vers les décisions administratives prises après la mort du jeune officier.

Elles pourraient notamment permettre de préciser les conditions de sa promotion posthume et de l’attribution de ses décorations.

Le dossier original n’a pas été consulté dans son intégralité.

Archives de la Marine nationale

Les archives des Forces navales françaises libres constituent une source importante pour reconstituer les dernières semaines de Robert Crémel.

Les journaux de bord du Commandant-Duboc et les rapports relatifs à l’opération Menace devraient permettre de préciser la position du navire, les heures d’ouverture du feu et les circonstances exactes de sa mort.

Aucune cote précise de ces documents n’a été identifiée avec une certitude suffisante.

État civil de Chantraine

Le Mémorial national des marins morts pour la France mentionne un acte de décès du 6 novembre 1946 inscrit à Chantraine, dans les Vosges.

Cette référence doit permettre de rechercher la transcription de l’acte dans les registres municipaux.

Elle pourrait également préciser les circonstances administratives de la reconnaissance de sa mort pour la France.

Dossier d’homologation

L’engagement de Robert Crémel dans les Forces navales françaises libres est confirmé par la biographie officielle de l’Ordre de la Libération et par le Mémorial national des marins.

Le dossier SHD GR 16 P 150036 est identifié.

Toutefois, les pièces originales relatives à l’homologation de ses services n’ont pas été directement consultées.

Il n’est donc pas possible de préciser les dates exactes des décisions administratives correspondantes.

Observations

Robert Crémel appartient aux premiers officiers français ayant choisi de poursuivre la guerre après l’armistice de juin 1940.

Son parcours est particulièrement bref.

Il s’engage volontairement dès le 2 septembre 1939, avant la déclaration de guerre française.

Après une formation à l’artillerie, il rejoint la Marine et sert à Brest.

L’évacuation du 18 juin 1940 le conduit en Grande-Bretagne.

Il refuse alors le retour en France et rejoint les Forces navales françaises libres.

En juillet 1940, il est nommé aspirant.

À la fin d’août, il embarque sur le Commandant-Duboc pour participer à l’expédition de Dakar.

Le 23 septembre, il est mortellement atteint à son poste de combat.

Sa disparition, à vingt et un ans, intervient pendant l’un des premiers engagements des Forces françaises libres.

Elle présente une dimension historique particulière, puisque les tirs qui provoquent sa mort proviennent de forces françaises demeurées fidèles à Vichy.

Robert Crémel illustre ainsi les choix tragiques imposés aux militaires français par la défaite et l’armistice de 1940.

La reconnaissance posthume de ses services, dès février 1941, témoigne de la place occupée par son sacrifice dans la mémoire des premiers combattants de la France libre.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, la formation militaire, l’évacuation de Brest, l’engagement dans les Forces navales françaises libres, les promotions de 1940 et 1941, l’affectation au Commandant-Duboc, la mort pendant l’opération de Dakar et la nomination posthume comme Compagnon de la Libération sont confirmés par des sources institutionnelles et mémorielles concordantes. Le dossier individuel 1 A 248 et le dossier SHD GR 16 P 150036 sont précisément identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de consultation intégrale des dossiers militaires, du manque de précisions sur le poste occupé à bord du Commandant-Duboc, de l’absence de vérification des journaux de bord et des recherches encore nécessaires concernant la sépulture.

Chronologie du résistant

DateÉvénement
25 avril 1919Naissance à Blainville-sur-l’Eau, Meurthe-et-Moselle.
Avant 1939Études au lycée Poincaré de Nancy ; admissibilité à l’École navale.
2 septembre 1939Engagement volontaire pour la durée de la guerre à Épinal.
1939Formation à l’École d’artillerie de Fontainebleau.
7 janvier 1940Engagement dans la Marine selon le Mémorial national des marins.
Janvier 1940Affectation à l’école des apprentis marins sur l’Armorique, à Brest.
18 juin 1940Évacuation de Brest vers la Grande-Bretagne à bord du cuirassé Paris.
Juin 1940Ralliement aux Forces navales françaises libres.
1er juillet 1940Nomination au grade d’aspirant.
31 août 1940Embarquement à Liverpool sur l’aviso Commandant-Duboc.
Septembre 1940Participation à l’expédition de Dakar, opération Menace.
20 septembre 1940Promotion au grade d’enseigne de vaisseau de 2e classe.
23 septembre 1940Mort au combat lors de la tentative de débarquement à Rufisque.
25 septembre 1940Fin de l’opération Menace.
31 décembre 1940Courrier relatif à l’attribution de la croix de la Libération.
1er janvier 1941Promotion au grade d’enseigne de vaisseau de 1re classe à titre posthume.
1er février 1941Nomination comme Compagnon de la Libération à titre posthume.
10 mars 1942Ampliation du décret conservée au dossier 1 A 248.
27 août 1945Décret de nomination à titre posthume dans la Légion d’honneur.
6 novembre 1946Acte de décès inscrit à Chantraine, selon le Mémorial national des marins.
25 août 1949Carte de Compagnon de la Libération conservée dans son dossier.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSource 1Source 2Appréciation
Identité complèteOrdre de la Libération : Robert Crémel.Mémorial national des marins : Robert Martin Crémel.Le deuxième prénom Martin est retenu, sous réserve de vérification de l’acte de naissance.
Nom de naissanceLes sources institutionnelles utilisent CRÉMEL.Certains documents et inventaires présentent CREMEL sans accent.Variante orthographique sans conséquence sur l’identification.
Date de l’engagement militaireOrdre de la Libération : 2 septembre 1939.Mémorial national des marins : engagement dans la Marine le 7 janvier 1940.Les dates concernent deux étapes différentes de la carrière militaire.
Lieu de décèsOrdre de la Libération : Dakar.Wikipédia : Rufisque.Rufisque désigne le secteur de l’opération ; Dakar correspond au théâtre militaire général.
Grade au moment de la mortOrdre de la Libération : enseigne de vaisseau de 2e classe.Mémorial national des marins : enseigne de vaisseau de 1re classe.Le second grade est attribué à titre posthume le 1er janvier 1941.
Légion d’honneurOrdre de la Libération : chevalier à titre posthume.Inventaire 1 A 248 : décret du 27 août 1945.Attribution confirmée ; publication au Journal officiel à vérifier.
Date du décèsOrdre de la Libération : 23 septembre 1940.Mémorial national des marins : 23 septembre 1940.Concordance.
Date de l’acte de décèsMémorial national des marins : 6 novembre 1946.Ordre de la Libération : décès au combat le 23 septembre 1940.La date de l’acte correspond à une formalité d’état civil postérieure à la mort.
SépultureAucune localisation précise donnée par l’Ordre de la Libération.Le Mémorial national des marins mentionne Chantraine pour l’inscription du décès.Chantraine ne doit pas être assimilée automatiquement à un lieu d’inhumation.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Robert Crémel — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/robert-cremel

Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 —

Mémorial national des marins morts pour la France — Robert Martin Crémel — https://memorial-national-des-marins.fr/marin/7889-cremel-robert-martin.html

Service historique de la Défense — Répertoire nominatif des dossiers de résistants GR 16 P, lettre C —

Wikipédia — Robert Crémel — https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Cr%C3%A9mel

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